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qui prennent leur rôle au sérieux, je vous l'affirme. En cette circonstance-là, les ecclésiastiques, voir même les directeurs du séminaire, sont confondus comme d’humbles mortels dans le jeune auditoire.
On récite le Veni Creator et VAve Mori, puis le président se lève avec majesté et commence à parler. Les yeux sont attentifs et les cœurs énmus, “ Messieurs, dit-il, depuis longtemps nos
cœurs et nos yeux soupiraient après l'aurore de
httéruire : la Patrie e. Comime | Baptiste plus belle, e l’année, . Le soleil vertes de lent dans une forût
e Calypso
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Elle est dent, un 'SONNALCS l'affirme.
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ce beau jour. Ce matin, dans le sanctuaire sacré, nos âmes ont fait monter vers le ciel une prière ardente pour la patrie; nous avons demandé à l'illustre saint Jean-Baptiste de continuer de bénir notre beau pays, de le protéver contre ses ennemis et de le faire avancer rapidement vers les destinées olorieuses que lui réserve la Providence...”
Après le président, viennent le vice-président, le secrétaire et bon nombre d’autres orateurs.
La poésie et l'éloquence se donnent carrière, et la patrie est chantée sous tous ses points de vue,
depuis l'autel du sanctuaire et le clocher du village,
jusqu'au vieil escalier de la maison paternelle et
au petit nid d'oiseau que nos yeux d'enfant ont aperçus pour la première fois.
Notre poète national, Louis Fréchette, en sait quelque chose. Les muses lui ont fait chanter là des hymnes qui ne dépareraient pas sa Légende l'un peuple. J'ai entendu, depuis ces jours déjà lointains, Ja voix puissante de Joseph Turcotte, l'éloquence magique de Thomas Loranger et de M. Chapleau. Eh bien (le dirai-je ?), ces grandes voix de nos tribuns canadiens ne m'ont pas fait oublier les impressions délicieuses produites par
les liscours de ces contemporains de collège, qui
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