‹ Un sanctuaire canadienChapitre 28 sur 29 · LCR USE RIM RAR · texte numérisé non relu

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marchaient prestement, l'expression technique ne

faisait pas défaut, et l'intérêt allait teujours

croissant.

L'abbé Moreau était donc, dans toute l'étendue

du mot, un érudit, un savant.

Quant à la mesure de son savoir en philosophie

intellectuelle, je ne saurais le dire, me reconnais sant tout à fait incompétent en pareille matiere. D'autres sans doute le feront un jour pour moi.

En théologie, je crois pouvoir affirmer qu'il était fort, Outre la Somme, qu'il scrutait sans cesse, 1l étudiait d'ordinaire Suarez, Pétau et quelques autres auteurs de cette valeur-ià. Dans les con férences ecclésiastiques, comme dans d'autre: discussions moins solennelles, il se faisait toujour: remarquer par une élévation de pensée, une ampleur de vue, une elarté et une profondeur d'argumentation qui faisaient bien voir qu'il avait étudié aux sources de la science divine,

Nous avons déjà vu qu'en lettres notre able avait fait sa marque, du moins comme érudit.

Mais était-il écrivain ? Sa plume était -elle vraiment Ce qu'on appelle une plume! Oui c non, du moins à mon humble opinion. Il avait |

talent naturel d'écrire, et ce talent, il l'avait

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