‹ Un sanctuaire canadienChapitre 5 sur 29 · LAB · texte numérisé non relu

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la société, sensibilité e la peinture coup, et les frappaient poétiques q du lac Sai le coteau paroisse de de ce pays tiques vall Beaubassin l’Acadie, si poète Long Aïnsi q défunt étai je le vis pl communa il luttait a prééminen de la sem à la tête était seul en secon(

ressante,

temps la société, il ne manquait pas cependant de

ières ; sensibilité et de sentiment artistique : la musique stinoué t à la années Pétrus

ons de

la peinture et l'architecture l’intéressaient beau-

coup, et les beautés de la nature en général le

frappaient vivement. Il était charmé des aspects

poétiques que présentent la surface et les borde

du lac Saint-Paul, ainsi que la riche vallée et

ouvent le coteau ombragé qui le longent jusqu'à la

upé le paroisse de Bécancour. Souvent il me parlait

S autres de ce paysage qui le faisait songer aux poé-

bles et tiques vallées et aux verdoyantes prairies de

Beaubassin, de Beauséjour et de Grand-Pré de

de cette ablé des

>r sur sa

l’Acadie, si harmonieusement chantées rar le

poète Longfellow, dans son Zvcngéline.

Aïnsi que je lai dit plus haut, notre cher

; élevée, défunt était dans la classe de rhétorique lorsque

/ Q . . 1 , . énergie je le vis pour la première fois. Il passait dans la

le com:- communauté pour un élève de premier talent, et

il luttait avec son confrère et ami, I. G.., pour la

symbole prééminence dans Ja classe. Souvent, sur la liste

rant. Sa

de la semaine, on les trouvait tous deux ex Ͼquo

sérénité à la tête de leurs condisciples. Si toutefois l’un

était seul premier, l’autre venait immédiatement

s études, en second, et vice versa, La lutie était inté-

ressante, surtout dans l'enceinte de l'académie.

30 l'ABBÉ DÉSILETS, VICAIRE GÉNÉRAL

Quoique plus jeunes que les philosophes, ils étaient cependant considérés par ces derniers comme des compositeurs et des écrivains de premier mérite, et les passes d'armes se faisaient ordinairement entre eux-mêmes. L'un d'eux arrivait un jour à la séance avec un travail d’une vingtaine de pages de papier grand format. Il frappait vivement l'auditoire, soit par l'intérêt du sujet, soit par le mérite de la forme. A la séance suivante, son rival produisait une composition d’un intérêt non moins frappant à tous égards. Aussi les membres de la société étaient-ils impuissants à décerner la palme aux deux brillants champions,

À propos de cette académie du séminaire de Nicolet, je crois devoir intéresser le lecteur en lui faisant connaître qu’elle a pour fondateurs le célèbre abbé Ferland, l’un de nos grands historiens, et Gérin-Lajoie, l'auteur si populaire

de Jean Rivard, d'un Canadien errant et A

de la jolie tragédie du jeune Latour, deux compositions d’un écolier de vingt ans. On dirait que ces deux écrivains de renom ont légué aux enfants de leur société littéraire le talent qui les distinguait.

De cette académie sont sortis cette pléiade de

littérateur Philippe C Norbert P Jean Blar Alfred Dé Fabien Va que les ph

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littérateurs qui ont nom Raphaël Bellemare,

Philippe Gélinas, Auguste Angers, Alselme Trudel, Norbert Provencher, Évariste Gélinas (Cart Tom), Jean Blanchet, Arthur Buies, Louis Fréchette, Alfred Désilets, Gédéon Désilets, Robert Walsh, Fabien Vanasse, Frédéric Houde, pour ne signaler que les plus connus.

Revenant plus spécialem:nt à l'abbé Désilets, je dois à la vérité de dire qu'il a toujours continué dans la suite de cultiver avec soin ce talent naturel qu'il avait d'écrire. Il aimait particulièrement son art, et le besoin qu'il éprouvait de se dévouer et de faire du bien aux autres, faisait qu'il profitait de toutes les occasions favorables qui se présentaient d'exercer sa plume.

Tantôt c'était le compte rendu d’une fête religieuse ou profane ; tantôt c'était la biographie d'une personne défunte ; d’autres fois c'étaient des lettres plus ou moins importantes que lui faisait écrire son évêque, Mgr Cooke; le plus souvent, surtout dans la dernière partie de sa vie, c’étaient des études sur les grandes quest.ons sociales du Jour. Tous ces écrits étaient faits avec le plus grand som et d’une manière des plus intéressantes à

tous les points de vue.

La biographie, entre futres, de la sœur de l’Assomption, l’une des fondatrices de la communauté du même nom de Nicolet, fut remarquée des connaisseurs. Il y avait dans ce travail, outre l'éclat de la forme, des pensées et des sentiments sur la vie religieuse qui dénotaient une âme avancée déjà dans les voies de la spiritualité.

Son compte rendu aussi d’une fête de Noël dans la cathédrale des Trois-Rivières, attira l'attention du public, et fut cause d’une intéressante discussion dans les journaux. Il y a de cela une trentaine d'années, et en voici le sujet.

À la messe de minuit, un chantre de Québec, bien connu alors pour l'ampleur et ka beauté de sa voix, avait chanté pour la premiére fois le cantique d'Adam, commença: par le mot Minuil. Cette simple et magistrale mélodie, si bien interprétée par le chantre québecquois, avait vivement impressionné les fidèles trifluviens, et les connaisseurs en musique de l’époque étaient unanimes à dire que ce cantique, musique et paroles, était beau à ravir. Notre abbé, quoique non musicien de profession, était cependant sensible à la musique ainsi qu'aux beaux-arts en général, et, comme tout le monde, il avait subi le

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