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CHAPITRE II

Bois-Le-Roi,

Tentative de Meurtre sur Ma Personne.

Le jour suivant, après cet incident, j'apprêtai mes malles et partis à rie!

Le pour Paris, Ils e Préparèrent aussi et me suivirent, abandonnant jo même leur creusage de puits et leurs recherches de maison. A Paris, Ÿ je me préparai à revenir à Londres. Elle fit alors un suprême effort M Mo Pour me déterininer à rencontrer Mary Smith. Elle m'assura que cet- : *

abs

te dernière était allée à Fontainebleau, et qu’elle viendrait nous icin- el dre à Bois-le-Roi, où nous étions allés déjà, et elle me pria d'y venir à iñi! avec eux. A ce moment, elle me demanda de lui fai

re un chèque pour M ‘on

une petite somme, 25 francs Par exemple, pour voir, disait-elle, si le Crédit Lyonnais le Paierait sans difficulté. Mais je crois, à présent, Di pas qu’elle désirait le prendre pour modèle, contrefaire ma signature, et L2 dit. Pouvoir retirer mes fonds après m'avoir assassiné. ser Naturellement, je ne Ji fis pas ce chèque, mais je lui dis que dar

je m'en retournais à Londres, car mes amis s’attendaient à mon retour avant ce temps-là, et ils pourraient penser que j'avais été enlevé par de m'a brigands, si je n’arrivais pas bientôt, Elle se mit dans une colère fu- Vil rieuse, et après une querelle violente, nous nous quittâmes pour la nuit k | en très mauvais termes, non Le matin suivant, dimanche, le 18 novembre, elle sembla s'être I apaisée, Elle fit Ja remarque que, après tout, c’était mieux d'avoir étai quitté Alençon. Elle me remit une lettre supposée venir de Mary que Smith, qui disait qu’elle se rendait à Bois-le-Roi, le même soir, Je st]

n'avais pas le moindre soupçon qu'ils avaient l'intention de m’assas-

einer; mais je m'aperçus de leur déception, Poser en questionnant Mary Smith et en la me décidai, done, d’y aller,

que j'étais anxieux d’exconfrontant avec eux. Je

a à : Ë : et Cesbron partit le Premier avec les malles. Pesnel et moi le sui- … virent. quelque temps après, par une route détournée, qui me parait, Var à présent, beaucoup plus absurde qu'à ce moment, Quand je ne con-

où nous primes des billets pour Melun, et de là, au lieu de continuer par le même train jusqu’à Bois-le-Roi, nous primes d’autres billets pour Chartrettes, qui se trouve à 1% ou 2 kilomètres de Villa Montcourt; tandis que la gare de Bois-le-Roi n'est qu'à trois minutes de { marche de Villa Montcourt, Là, Cesbron nous attendait pour nous ! montrer le chemin jusqu’à la Villa.

Durant ce voyage, elle s'efforça de ne pas attirer l'attention du sublic. A Charenton, où il fallut attendre quelque temps pour le

Li pes le chemin. Nous partimes en omnibus jusqu’à Charenton,

{ train, elle me suggéra d'entrer dans la chambre d'attente; “11 y a tant île monde qui nous regarde, ici,” dit-elle,

4 Nous marchâmes de Chartrettes à Bois-le-Roi, guidés par Ces- © bron, et bien qu'il faisait très noir, nous ne suivimes pas le grand | chemin pour arriver à Villa Moncourt; mais nous passâmes en ar- | j :

partis 4 rière des maisons sur la gauche, pour descendre au grand chemin à

nnnant M l'opposé de la Villa.

Paris, © Comme nous entrâmes la grille, quelqu'un sortit de chez M.

effort * Montcourt, qui demeure de l’autre côté du chemin, lorsque Pesnel

ne cet. + “écrin avec impatience : Pourquoi ces gens devaient-ils sortir juste au e

s icin. © Moment où nous entrons ? Mais l'obscurité intense les aura cervenir à iñinement empêché de nous voir, au moins, de voir combien d. pere ? pour sonnes nous étions; car Cesbron était déjà entré dans le jardin,

, Si le ésent.

re, et

Ares

Nous entrâmes dans la maison et Pesnel me recommanda de ne * pas allumer le feu dans ma chambre, ni d'y faire de lumière; car : dit-elle, M. Manicourt cui couche à la maison voisine, pourrait pr" set que nous consumons 107 de lumière électrique. A minuit cependant, Mary Smith n’était pas venue et nous nous couchâmes.

Le jour svivant, iundi. 19 novembre, Madame Montcourt, qui n'avait \u avec eux à ma première visite à Bois-le-Roi, entra à la Villa et, dans le cours de sa conversation avec Pesnel, lui demanda si , l Docteur anglais était revenu avec eux. Pesnel lui répondit que E non !

Pesnel me remit encore une lettre, supposée de Mary Smith, qui était censée être à l'hôtel “Aigle Noir” À Fontainebleau, et dans laquelle elle faisait des excuses pour n'être pas venue le soir précédent et promettait de venir le soir même, sans faute.

Dans le cours de la journée, ils firent venir le sujet de comparer nos forces, Elle affirma qu’elle pouvait l'emporter sur un homme avec sa force musculaire, et nous en vinmes à essayer la force de nos bras st de nos poignets. Nous tirâmes aux poignets, c’est-à-dire, nous appuyâmes nos coudes sur une table et, prenant nos mains, l’une dans l'autre, nous tirâmes vers nous-mêmes, pour voir qui renverserait

s que etour ir de e funuit

l'autre. Pesnel essaya avec moi et je la reuversai facilement, je lui fis mettre ses deux mains contre moi une et je la renversai encore aisément. Alors, elle ret' . s ; mains en disant, que vous êtes fort ! vssaie donc, Cesbron, pour voir si tu peux le renverser. Cesbron ne voulut pas essayer.

Ceci, je suis convaincu, était une épreuve préparatoire pour s’assurer de ce qu’ils auraient à faire si leur première balle manquait son but, et s'ils avaient à me faire face en vie, après le premier coup de révolver. Je crois que l'impression que cet essai de ma force fit sur Cesbron, fut une des raisons qui le fit prendre la fuite, après avoir tiré sur moi quand je m’élançai sur lui, de peur que je ne l'empoignasse.

La journée se passa en toute tranquilité . Pesnel se fit très attentive envers moi et je lui fis la remarque que son déjeuner était préférable à celui de l'Hôtel.

La Sûreté découvrit subséquemment, comme on le verra plus tard, des préparatifs élaborés pour m’assassiner, qu’ils avaient faits, pendant mon séjour avec eux à Versailles, dans w:.: vielle maison, qu’ils proposaient d’acheter à Glatigny, dans les environs de Versailles et qu’ils m’induisirent à visiter; mais leur projet fut probablement déjoué par la perquisition policière mentionnée plus haut.

Leurs nouveaux efforts à Alençon n’avaient amené aucun résultat, ce qui était, en grande partie, dû à ce qu’ils n’avaient pas de maison à leur disposition ; car à l’hôtel, nous occupions des chambres séparées et sur différents étages ; mais, à Villa Montcourt, toutes ces difficultés n’existaient pas. Ils avaient fait envoyer une grande malle de Versailles à Bois-le-Roi, destinée, selon l'opinion de la police, à recevoir mon cadavre pour en disposer. Ils avaient loué la Villa pour un mois et, quand ils la quittèrent pour aller à Alençon, ils donnèrent des ordres de faire vider la fosse d’aisance pendant leur absence; probablement comme une alternative pour la disposition de mon cadavre.

La Villa était éloignée du grand chemin par l’espace du jardin, dont l'entrée était gardée par un mur et deux grilles en fer, On n’y aurait pas entendu un bruit léger. Une fois les grilles fermées à clef, personne n’aurait pu entrer dans la Villa. Après le diner, il n’y avait pas de serviteu:, et nous étions tous trois seuls, dans la maison ! C’é tait un lieu idéal pour y commettre un meurtre pendant la nuit. On aurait pu en effacer toutes les traces, laver les taches de eang et disposer du cadavre avant le jour.

Mary Smith n’était pas venue, j'annonçai au couple mon intention de lui écrire que je viendrais à Fontainebleau le jour suivant à l'Hôtel “Aigle Noir” pour la voir.

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Naturellement, ils virent que j'allais dévicr ur suposture, car Mary Smith n’était pas à “l’Aigle Noir, I , savaient que j'asa s dans ma valise, deux carnets de chèques dans lesqr + ‘4 m’avaien: vu écri-

re des chèques, et ils s’aperçurent qu’en atter dit plue longi aps, ils perdraient leur occasion.

Avec ces deux carnets en leur possession, ils pourraient contrefaire ma signature en faux et s’ingénier à retirer mes fonds du Crédit Lyonnais”, et ils résolurent d’en faire l'essai,

Cesbron était ce sé avoir un froid et Pesnel lui prépara un grog chaud. Elle m’en oft. , aussi, mais je refusai. Sage prudence, peutêtre. A ce moment, ,e m’aperçus qu’elle devint très excitée; elle entrait et sortait de la chambre subitement et paraissait troublée. Elle feignit d’approuver que j’écrivisse à Mary Smith et me pressa d’écrire de suite. Nous entrâmes dans la salle à dîner. La lumière électrique était éteinte à ce moment, mais il y avait un petit bout de chandelle qui brûlait dans un chandelier sur la petite table près du calorifère, où je m'assis.

Ils prirent la peine de placer un damier devant moi, sur le côté opposé de la table, afin, dirent-ils, que les voisins ne voient pas la lumière à une heure si avancée, Ma tête était ainei placée dans un carré de lumière, le reste de la chambre étant comparativement dans l'obscurité, Même à ce moment, je n’eus aucun soupçon qu’ils avaient l’intention de m’assassiner.

Je commençai à écrire ma lettre et, après quelques minutes, ayant remarqué que Cesbron était dans la chambre avec moi, mais n’y voyant pas Pesnel, je regardai à ma montre. Il était minuit et vingt minutes du matin, le 20 novembre.

Presqu’auesitôt après avoir recommencé à écrire, je reçus une balle. Je sentis la poudre, que je pris d’abord pour la senteur de vuleanite brûlée, comme venant de mon stylographe qui m’échappa de la main; mes lunettes tombèrent à mes pieds. La balle m’avait frappé derrière l'oreille gauche, avait pénétré le pharynx, traversé la base de la langue et fracassé six dents de la mâchoire supérieure droite.

Je regardai aussitôt vers la porte du corrider, et y vis Cesbron, dans l'attitude du chasseur, un révolver fumant à la main, comme e’il eut voulu obeerver l'effet de son coup de feu. Je bondis aussitôt, et m’élancai sur lui, et, bien que je n’eusse aucune arme, le lâche se sauva dans le jardin avec snu révolver, et je courus après lui; arrivé à la grande porte, l'obscurité était telle, que, ne pouvant rien distinguer, je me dirigeai vers la petite grille. Trouvant celle-ci fermée à clef, je tentai d’escaleder le mur au-deseus de la grille; et, lorsque

ps ri

ma tête apparût au-dessus du mur, formant cible en noir sur le ciel, je reçus une autre balle sur le sommet de la tête.

Au moment où je reçus cette seconde balle, il me vint brusquement à l'esprit que Cesbron avait aperçu ma tête au-dessus du mur et que, si je tentais ‘de passer le corps, il aurait encore l’occasion de tirer sur moi. Je me laissai alors glisser à l’intérieur du jardin, mais de crainte qu’il ne visât en ligne verticale, du point où il n’avait vu retomber, et ne déchargeât son arme au pied du mur, à l'endroit où J'étais, je me traînai immédiatement jusqu’à l’autre extrémité de la grande grille, et me blottis derrière les buissons.

Il faisait si noir, qu’il était impossible d’apercevoir qui que ce fût, étendu à terre, et il est probable que, dans sa surexcitation, il pensa que j'avais franchi le mur. Je demeurai immobile dans cette position pendant quelques minutes. Tout était silence; je n’entendais plus ni piétinement, ni chuchotement, absolument rien. Jusqu’alors, je n’avais moi-même articulé aucune syllable, ni jeté aucune exclamation, craignant que, si je criais, mon assaillant se ravisât et me tirât trois ou quatre coups de révolyer de suite pour m’imposer silence. Je compris que, si je ne faisais aucun bruit, Cesbron serait désireux de n’en pas faire lui-même, et de me tirer le moins de coups de feu possible, pour ne pas mettre le voisinage en émoi. Je gardai donc le silence.

I y avait un moyen facile de m'échapper à travers le jardin, sur la voie ferrée derrière la villa. Je me levai alors et courus dans cette direction ; mais je songeai soudain que Cesbron y était peut-être déjà à m'’attendre, pour me tirer une autre balle au moment où je traverserais quelque endroit mieux éclairé du jardin, et. en même temps, je me souvins d’un mur bas à ma droite, en arrière de la remise, Me sentant sauvé, je criai: Lâche! { Lâche !! !, je franchis le petit mur d’un bond et me trouvai dans un terrain vague du côté de la gare, et de là, je gagnai facilement la grande route, en criant “Tâche !!! Au meurtre !!! Au meurtre ! ! !” et j'arrivai à la gare rapidement

Je demandai au chef de gare s’il pouvait m'indiquer la station de police la plus rapprochée ; il me répondit qu’il y avait bien un agent de police au village de Bois-le-Roi, mais qu’il serait probablement bien difficile de le trouver à cette heure de la nuit, tandis que je pourrais trouver un bureau de gendarmerie ouvert toute la nuit à Fontainebleau, où je résolus enfin d'aller.

Cependant, ne sachant pas le degré de gravité de mes blessures, et craignant de ne pouvoir. peut-être, arriver vivant À Fontainebleau, car je perdais du sang à profusion, j'écrivis immédiatement une courte

déclaration sur du papier que me procura le chef de gare. J'y indiquai mon nom, mon adresse, les noms que je connaissais des Cesbron, ieur adresse à Versailles, et j'y retraçai leur attentat sur moi. Je remis cette déclaration au chef de gare.

Il me témoigna beaucoup d’attention et de sympathie, me fit entrer dans son cabinet et asseoir près du feu. J'avais la tête nue, et mon sang coulait à flots de mes blessures, saturant mon pardessus autour du cou et sur les épaules. Alors Jj'empruntai, à l'un des employés de la gare, un essuie-mains en grosse toile, que je pressai sur mes blessures pour tâcher d’en arrêter l'hémorrhagie.

Quelques minutes après, un train de marchandises entra en gare, et on me permit d’y monter pour me rendre à Fontainebleau. Arrivé à la station, je ne pus trouver de voiture, à cette heure tardive, pour me conduire à la ville, qui se trouve à deux ou trois kilomètres de là, et je dus attendre près d’une heure avant de prendre l’omnibus du chemin de fer. Je me procurai, pendant ce temps, du papier dans un bureau de la gare, et j'écrivis ma déposition en attendant l’omnibus.

Enfin, je me rendis, en omnibus, à la gendarmerie, où je remis ma déposition toute prête. Après avoir répondu à quelques questions qu'on me posa, je retournai à la gare par le même omnibus; mais l'agent de police qui avait reçu ma déposition insista pour que le conducteur me conduisit à un hôtel où je puisse prendre quelques heures de repos. 11 donna ordre au cocher de se présenter à l”‘Hôtel Brunet”, près de la gare, et de demander au propriétaire, en son nom à titre de faveur personnelle, de me préparer un lit pour quelques heures ;naturellement, je dus le payer pour son dérangement. Le propriétaire répondit d’une fenêtre de l'étage supérieur, et lorsque le cocher lui eût expliqué les circonstances où je me trouvais, il s’excusa, disant qu’il n'avait pas de place. Il va sans dire que quelques-uns de ces hôteliers ne se soucient pas de se donner trop de peine. En conséquence, je me rendis à la gare pour m’embarquer pour Paris; mais, avant même que j'eusse le temps de prendre mon billet, les deux gendarmes que j'avais vus à la gendarmerie arrivèrent, et me prièrent de les accompagner à Bois-le-Roi. J’y consentis.

De Bois-le-Roi, je télégraphiai au Crédit Lyonnais que mon carnet de chèques n’étant pas en ma possession, on ne devrait rien payer jusqu'à nouvel ordre, Je craignais que Cesbron ne s’en fût emparé, et ne se présentât à la banque, de bonne heure, le matin, avec un chèque contrefait, avant que j’aie eu le temps d’avertir.

Mais, lorsqu'on fit les recherches dans la villa, nous vimes que k couple avait pris la fuite en abandonnant tout derrière lui. Je retrouvai done mes malles et tout leur contenu, et les repris avec moi.

26 UN SCANDALE FR. iNÇAIS

Au bout de deux heures de repos à l'hôtel, où je couvris de sang le lit et les oreilles, le médecin légiste m’examina, et nota l'aspect et la nature de mes blessures. On me demanda d’attendre encore, pour donner le temps à un autre fonctionnaire de venir me questionner ; mais je me sentais à bout de forces, par suite de la grosse perte de sang que j'avais subie, et je leur répondis que je ne pouvais plus attendre, et qu’il fallait que je me rendisse à Paris, sans délai, pour entrer à l’hô- Pital avant que mes forces m’abandonnnt tout-à-fait, afin d’y rece- ! voir les soins dont j'avais besoin; je promis au commandant de la gendarmerie de lui eavoyer l’adresse de l'hôpital où je serais admis.

Je payai donc ma note d'hôtel, et pris le train pour Paris.

Arrivé à la gare de Lyon, ne sachant pas exactement à quel hô- Pital il fallait aller, ma première idée fut d’aller consulter un chirurgien que je connaissais, au moins de nom, puis d'aller à l'hôpital qu’il m'indiquerait. Je pris une voiture, et me fis conduire à Vhôtel, pour pouvoir changer de foulard, le mien étant imbibé, ne pouvait plus retenir le sang qui passait à travers, et me coulait dans le cou et sur mon pardessus,

Je m'adressai à plus de douze hôtels, vingt, peut-être; pas un n’accepta de me recevoir, Je faisais pitié, avec tout ce sang coagulé, | ou qui me coulait en rivière sur Ja figure, dans le cou, et que mon foulard et mes mouchoirs, ne suffisaient plus à étancher, |

Le cocher me conseilla d'aller du côté de la gare Saint-Lazare, | où j'aurais quelque chance d’être admis ans un hôtel anglais. Cette | idée me frappa comme un témoignage remarquable de la supériorité des sentiments humains du peuple anglais. Nous allâmes de ce côté. Quelques hôtels me refusèrent encore; mais quand nous arrivâmes au Britannia Hôtel, ce nom me fit tellement battre le coeur d’espoir. que, malgré toutes les rebuffades que j'avais subies, je ne fus nulle. ment surpris d'y être admis sans la moindre objection ni observation,

Je pris une chambre, me lavai la figure, enlevai autant de sang sec où humide que je pus de mon pardessus et de mes cheveux, pris chez un pharmacien du coton hydrophile, de l'emplâtre adhésif et j'avais déjà, dans ma malle, une poudre antiseptique dont je fis une lotion pour laver mes blessures,

Je m’achetai aussi un foulard neuf, et revins à mon hôtel. Je me fis encore un nouveau lavage, car le sang continuait toujours à couler; j'appliquai un pensement retenu par un emp'être adhésif sur chacune de mes plaies, que j’enveloppai enguite de mon nouveau foulard.

Aïnai fagotté, je me présentai deux fois, à court intervalle, chez

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