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nnelles, au ù M. Mouite de pro-
1 jetait sur senti tout nt et je lui portée sur
ité de con-
‘‘sulter votre compte à votre numéro, et me confirma que votre dépot ‘n'était que de six mille quatre cents quatre-vingt-dix-huit francs qua- ‘rante centimes 498 frs 40/100), J'ai noté ce chiffre sur mon onrnet.
“Je vous ai itôt parlé de cet incident, sans vous cacher l'impor- ‘lance que ne manquerait pas d'avoir, et sur la mise en liberté provisoire ‘que vous escomptiezs, et sur toute votre affaire, une telle contradiction “entre vos déclarations et celle de cet établissement de crédit,
“Recevez, Monsieur Hébert, l'assurance de mes sentiments dévoués.
(Signé) ALBERT SALMON, avocat.
J'écrivis à Me Allain, pour l’informer que je gardais Me Salmon pour le reste de l'affaire.
Pendant ma détention, j'avais fait chercher toutes les lettres du couple Cesbron-Pesnel et tous les documents ayant trait à l’af- { faire qu’on put trouver, et les avais fait envoyer à Versailles. À A mon arrivée, je cherchai tout ce que je pus trouver moi-même de plus, ce qui était bien peu, et j'en envoyai le dernier paquet au Parquet de Versailles par l’entremise de mon conseil le 19 mars. Ces lettres et documents n'étaient qu’une confirmation d’autres témoignages documentaires qu’ils avaient déjà en leur possession.
Correspondance subséquente avec Me Allain.
A peu près un mois plus tard, je reçus de Me Allain une lettre ©: 4 laquelle il me demandait d’expliquer une rumeur fausse et ab- ‘de que j'avais affirmé, av Procureur de la République, que Me lain m'avait promis d’obtenir ma liberté en deux jours, en faisant
\ “rvenir en ma faveur l'Ambassade Britannique.
“Boulevard Haussmann, Paris, 16/4/0i.
“Nocteur P. Z. Hébert, Londres.
“Docteur,
“Vous m'avez écrit que vous gardiez Me Salmon eomme avocat. C'est “très bien, Il vous a plu de changer d'idée. Je n'ai pas voulu m'engager “par écrit à ne recevoir qu'un honoraire inférieur à celui que j'avais fixé, “Vous avez craint de n'avoir pas votre défense assurée au dernier mo- “ment, dites-vous, et puis vous :,ez vu que l'affaire, en somme ‘tournait “bien et que vous auriez, sans doute, le bénéfice d'une crdonnance de “non-lieu, et je comprends à merveille que, dans ces conditions, vous “n'ayez plus voulu changer d'avocat et verser de nouveaux honoraires.
“Jusqu'ici, rien que de parfaitement normal -— sauf que vous eussie» “peut-être pu me demander si j'avais eu des frais lors de mes divers “Voyages à Versailles — mais c'est un détail, et je m'empresse de vous site que je ne vous aurais rien réclamé pour mon dérangement et mes “frais
“Mais ce que je ne puis admettre sans protester et vous demander ‘des explications, s'est, je l'ai appris par hasard, qu'il y ait eu un “inci- “dent” à mon sujet — que Me Salmon vous aurait mené chez le Procu- ‘reur de la République, que vous y auriez fait certaines déclarations, me “concernant, (qui d'ailleurs n'auraient eu aucune suite) et enfin que vous
“auriez écrit une lettre au juge d'instruction pour lui dire qu'à l'avenir “le dossier ne devrait être communiqué qu'à Me Salmon.
insi donc, ce serait là le remerciement pour mes consultatio “voyages à Versailles, mon temps perdu!
‘Je vous demande des explications immédiates par retour du cour- “rier. Je veux savoir, (j'en ai le droit) ce que vous avez dit au Procu- “reur à mon sujet, et pourquoi vous avez écrit cette lettre qui me froisse “profondément. Croyez-vous done que j'aurais persisté a étudier votre “dossier, du moment que j'aurais su que vous renonciez aux services que vous m'aviez demandes? Pour qui done me prenez-vous? Vous devez com- “prendre que s'il m'est parfaitement égal d'avoir un elient de plus ou de “moins, je tiens, par contre, absolument à l'estime des magistrats devant “lesquels je plaide depuis 21 ans — estime que j'ai acquise et à laquelle “je ne permettrai à personne de porter alleinte,
“J'attends votre réponse avant de pousser plus loin mon enquête.
“Recevez, Docteur ,mes salutations distinguées,
(Signé) FREDERIC ALLAIN, “Avocat à la Cour."
s, mes
Je répondis :
“York Place, Londres, W, 17/4/07.
“Cher Maitre,
certaines propositions que ‘ous “n'avez pas acceptées, et je n'ai p. « accepté les vôtres. C'est tout, Môme, ‘si après la dernière fois que je vs ai vu en compagnie de Me Salmon. “l'avais reçu une lettre de vous eptant mes conditions, j'étais prêt à ‘es confirmer; mais je ne voulais pas vous payer les honoraires que je “vous offrais, et n'être regardé que comme l'objet d'une charité, “Cependant, sur ce point, je suis d'accord avec vous que tout était parfaitement normal et que vous aviez plein droit de refuser mes propo- “‘silions et moi les vôtres, Maintenant, il se ut que j'aie le même uroit que vous réclamez, el ‘que je vous demande: “Qui vous a conté ces histoires? Mais je ne ferai s cela, parce que je suis trop sûr de ma position pour en éviter l'issue “C'est v qu'on m'a mené devant le Procureur de la République : “mais ce qui n'est pas vrai, est que j'aie dit la moindre chose vous con “cernant on quoi que ce soit
“Le Procureur de la République néanmoins m'a dit beaucoup de ‘“‘choses auxquelles je n'ai rien répondu. En effet, j'ai été si muet, en ‘cette oceasion, qu'il me répéta les mômes choses plusieurs fois, finale- ‘ment, me demandant si je comprenais. A cela, j'ai simplement répondu: “OUI. De sorte que quelqu'un vous affirme que j'ai dit quelque chose ‘‘de vous au Procureur de la République, ou bien quelque chose contre “vous à qui que ce soit, vous pouvez Ini dire de ma part que ce n'est “pas vrai.
“Je n'ai pas, non plus, écrit de lettre au juge d'instruction telle que “vous l'indiquez dans votre lettre, “Je suis étonné de constater l'acerbit: “qui règne en France entre individus. J'ai déjà été asrailli de plaintes sem “blables, telles que des entrevues avec des rédacteurs que je n'avais “jamais vus, des communications à Ja presse que je n'avais jamais faites, “ete., ete., et si je n'avais pas pour vous, le respect que je vous porte, je “n'aurais pas répondu à votre lettre,
“Un grand nombre de ces histoir. de ces contes, de ces inventions “qui sont parus dans la presse française à mon sujet, n'auraient jamais
u'à l'avenir ations, mes
r du courau Procume froisse udier votre ervices que devez complus ou de rats devant t à laquelle
enquête.
LAIN, à la Cour.”
épondre de d'idée. Je s que ‘ous out, Même, Me Salmon, tais prôt à ires que je FA
* tout étail nes propo-
éclamez, el je ne ferai iter l'issue tépublique ; vous con-
ucoup de i muet, en vis, finalet répondu:
Ique chos ose contre te ce n'est
n telle que r l'acerbit:
intes semje n'avais nais faites, s porte, je
inventions ent jamais
* publiés en Angleterre, Faut-il appeler cela de la libe rté, ou de Ja licence ?
‘“‘Agréez, cher Maitre, l'expression de mes sentiments distingués,
“(Signé P. Z. HEBERT."
Je reçus alors la lettre suivante :
“Boulevard Haussmann, Paris, 18/4/07.
“Mon cher Docteur,
‘Je vous remercie de votre lettre d'hier qui est très catégorique: Si ‘je vous ai écrit pour vous demander des explications, c'était parce que informé que vous iez été mené chez le Procureur, auquel US auriez fait à mon sujet certaines déclarations et, entre autres, celle- : Vous lui à Z dit que, lors de notre première entrevue, je vous irais “promis” votre liberté en deux jours en faisant intervenir, en “votre faveur, l'Ambassade Britannique, Outre que c'est absurde, Vous “savez, comme moi, que est faux, Je vous ai demandé si vous désiriez “que j'obtienne, en votre faveur, une lettre de L'Ambassade ou du Con- “sulat Britanniques, semblable à celle écrite par mon exellent ami Mon- “sieur Fabre, Commissaire Général du Canada à Paris, ee qui n'est pas “du tout la même chose,
“On m'a encore répété que vous aviez parlé d'un journaliste auglais, “qui vous aurait recommandé, dans un des couloirs du Palais, de vous ‘adresser à moi, Ceci n'a aucune importance en soi, mais seulement “comme invention mensongère,
“Vous me dites que le Procureur vous a posé une série de questions “auxquelles vous n'avez pas répondu. Mais, alors, je Suis amené à vous ‘demander quelles sont ces questions et qui à pu les suggérer an Procu- “reur? Je vous prie done de me répondre sur ce point, que je ne puis lais- “ser dans l'ombre, et j'attends de votre obligeance une lettre que je re- “cevrai lundi et dans laquelle vous me direz quelles questions me concer- “nant vous ont été posées par Le Procureur? Vous ne pouvez pas me re- “fuser ce renseignement.
“Laissez-moi vous dire en terminant que Si j'ai refusé de vous écrire ‘une lettre acceptant les honoraires offerts par vous et m'engageant à “n'en pas demander plus, c'est Uniquement parce que les règles de l'Ordre ‘des Avocats de Paris ne me permettaient pas d'écrire semblable lettre,
‘Te compte sur votre prompte réponse et vous prie de croire à mes “senthents distingués.
igné) FREDERIC ALLAIN, “Avocat à la Cour."
Je répondis à cette lettre en le priant de s'adresser à M, le Procureur lui-même pour se renseigner sur ce qu'il n'avait dit. Je Ini donnai pour raison de mon silence que mon affaire était encore sub judice,
Naturellement, lorsque j'eus lu cette lettre, je compris qu'il y avait eu là-dessous, outre que d’avoir écrit à l'Ambassadeur et au Consul Britanniques, quelque chose que je ne voyais pas, à l’occasion de cette remontrance solennelle que je reçus du Procureur, et que, conséquemment, je n’avais pas compris toute la portée de la réprimande qui me fut adressée, parce qu'il n’y eut pas la moindre allusion de faite à ce moment-là.
Les accusations, en France, n’ont ordinairement pas besoin de fil à suivre ou de preuves, pour être formulées. Ce qu’on imagine comme possible ou comme probable, ou peut-être ce qu'on aurait fait soi-même dans les circonstances, on l'avance comme une accusation formelle, dont l'accusé est forcé de se défendre. Naturellement quand ces fonctionnaires futés instruisent une affaire, ils furettent dans tous les coins de leurs propres cerveaux, pour en râcler toute la folie qu’ils peuvent y trouver, afin de l’attribuer à leurs inculpés. Or, ce n’est pas étonnant qu’ils trouvent des fous parmi ces derniers.
Annonce de mon renvoi au Tribunal Correctionnel.
Un mois plus tard, se présentà encore une autre phase de l’affaire. Comme je passais à la porte d’un marchand de journaux de Londres, dans l'après-midi du 16 mai 1907, je vis, sur un grand placard d’un journal du soir, une annonce en grosses lettres : “Le Docleur Hébert Renvoyé au Tribunal Correctionnel.” J’entrai et achetai le journal, qui contenait le paragraphe suivant : “Affaire Fontainebleau”, “Le Docteur Hébert renvoyé au Tribunal Correctionnel de Versailles.” Une uffaire remarquable.
Paris, jeudi.—Les juges d'instruction ont trouvé qu’il y a prima facie raison de traduire le docteur Hébert en justice pour escroquerie.
Le docteur sera renvoyé au Tribunal Correctionnel à Versailles avec Mme Cesbron. (Exchange).
La même annonce ou une semblable parut dans plusieurs journaux du matin.
Je fus très surpris de lire cette annonce. Au moment de ma mise en liberté, le juge d'instruction m'avait dit qu’il n'aurait pas besoin de moi avant deux ou trois semaines, au moins, ce qui me donnerait le temps de me procurer le traitement dont j'avais besoin, et qu’il m’informerait par lettre, du moment où ma présence au Parquet serait requise.
Immédiatement à mon arrivée, je consultai plusieurs spécialistes sur ma condition. Je me fis extraire plusieurs fragments d’os brisés et détachés de la mâchoire, On découvrit aussi que l’os malaire de la joue droite avait été déplacé par le choc de la balle qui me fracassa les dents et la mâchoire. Tout cela maintenait une condition d’inflammation douloureuse qui menaçait de raviver l'infection à tout moment.
Je m'étais procuré le meilleur traitement possible, et ma condition s’était améliorée considérablement; mais je n’avais reçu aucun avis du juge d'instruction ni de personne autre, que ma présence était
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LA VERITE CONCERNANT L'AFFAIRE HEBERT 105 requise à Versailles, bien que j'eusse écrit moi-même plusieurs fois au juge d'instruction et à Me Salmon depuis mon retour à Londres.
J’écrivis à Me Salmon au sujet de cette annonce, lui demandant de prendre des informations pour s’assurer si c'était vrai, car, 8i ce ne l'était pas, je me proposais d’instituer des poursuites contre les journaux qui l'avaient publiée, pour diffamation, et j'avais déjà consultés un “solicitor” à cet effet. J’écrivis aussi à Mangin Bocquet, pour lui dire que je serais à Paris dans deux ou trois jours.
Jeudi soir, 23 mai, j'arrivai à Paris et me rendis immédiatement chez Me Salmon, qui conseilla de rendre ensemble visite à M. Mangin Bocquet le soir même. Nous partîmes sur le champ, ct, comme nous arrivions à sa porte, il arrivait aussi pour entrer chez lui.
Je sautai de ‘à voiture rapidement et courus lui tendre la main. Le petit nomme en tremblait dans ses habits. Son esprit souçonneux et imaginatif était probablement assiégé par une tout autre idée du but de ma visite, que le motif réel qui me faisait chercher une entrevue avec lui, car je n'étais jamais venu à son domicile privé auparavant, et mon apparition soudaine, et mon approche rapide vers lui, lui avaient probablement donné l'impression de quelque calamité imminente.
Ses premières paroles furent plutôt incohérentes, mais je le ramenai bientôt au sujet. Je lui fis voir le paragraphe en question qui avait été publié dans la presse anglaise, et il me dit que ce n’était pas vrai, et qu'aucune décision n’avait encore été prise. Je lui dis que j'espérais qu’il me donnerait un non-lieu, car j'étais certain que lui, plus que tout autre, devait savoir à ce moment que j'étais innocent,
Il me répondit qu’il examinerait la question, mais il ajouta d’un ton interrogatif : Vous aurez toujours ces deux mois de détention sur le coeur.
Je lui répondis que c’était une chose passée, e je ne me proposais pas de la rappeler. Ce que je désirais, se: de me réhabiliter
aux yeux de mes compatriotes, et je ferais tous mes efforts pour
recouvrer leur estime d’autrefois.
Eh bien ! dit-il, je vous verrai à mon cabinet, à Versailles, lundi,
N à deux heures, et nous verrons ce qu’il y a à faire; mais il ajouta, d'un ton de félicitation persuasive : Le:
S cheses paraissaient bien noires pour vous à un certain moment.
Je n’ajoutai aucun commentaire à cette remarque, mais je pensai que si les choses lui paraissaient noires Pour moi, à un moment quelconque à travers ses lunettes, ça ne pouvait être que l'effet des mensonges qu’il avait crus, ou de son incompétence et de son n'anque le jugement, ou de son désir aveugle de me voir en noir, et il s’éver-
tuait maintenant à me persuader que toutes ces insuffisances de sa part étaient de ma faute à moi, et qu’il méritait beaucoup de crédit pour cette sagacité de sa part à s'apercevoir de ses erreurs et que je devrais accepter ses félicitations et lui être reconnaissant pour la dispersion, enfin, de la noirceur de ses lunettes.
En somme, lorsque nous nous quittâmes, je restai sous l’impression qu'il s'attendait à ce que je lui donnasse crédit pour tout ce qui me serait favorable et que je prisse pour moi tout ce qui m'arriverait de fâcheux, sans me donner le moindre avis, ni le moindre espoir que je bénéficierais d’un non-lieu.
Le matin suivant, vendredi, 24 mai 1907, son père, M. Mangin, (curieux, n'est-ce pas que son nom soit devenu Mangin-Bocquet) qui était conducteur en chef à l'Opéra de Paris, succomba subitement à une attaque d’apoplexie,
Je me demande quelle relation son esprit superstitieux pourrait avoir attribué à ces deux évènements,
Les funérailles eurent lieu le dimanche 26 mai. Je me présentai chez lui et signai la liste de condoléances,
M. Mangin Bocquet, cependant, ne fut pas présent au rendezvous du lundi, et n’est jamais revenu comme juge d'instruction par la suite au Parquet de Versailles, où il fut remplacé. Or, ce fut M. Dayras, substitut du Procureur de la République, que je vis à sa place.
Il me dc franchement n'avoir aucune appréhension au sujet du résultat de l'instruction, et que, autant que cela le concernait, il avait formé sa décision, et que je devais m'attendre à un non-lieu; mais il devait attendre M. Mangin Bocquet, qui jouissait de la prérogative de signer le non-lieu; mais celui-ci était retenu à Paris par la mort Cependant, cela ne le retiendrait peut-être pas plus
de son père.
d'un jour ou deux.
Dans toutes mes entrevues avee M. Dayras, il ne cessa de forcer de me persuader combien j'avais été imprudent. Cela fais partie de son devoir, de plaider en faveur de l'Administration, 1l avait à montrer un motif suffisant pour m'avoir détenu, et son “systéme de défense” consista à faire tout ce qui était en son pouvoir pour montrer que j'en avais été la cause par r'on imprudence, cela afin de couvrir l'administration des bévues de ses jaquesaarts.
11 s’efforça d’accentuer l’imprudence qu'il m’imputa en me faisant remarquer que, s’il avait été à ma place, il aurait dit franchement à Lalère et à Sudre qu’il n’était pas le tuteur de ces demoiselles, et il n’y aurait eu aneun ennui à ce sujet. 2 lui r’pondis par la ques- Supposons que vous ayez dit ce que vous indiquez.
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tion suivante:
ces de sa de crédit s et que ; pour la
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1 rendezction par e fut M.
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Eu; mais érogative * la mort pas plus
, de s'efla faisait tion. Il n “aystèvoir pour à afin de
| me faiachement selles, et la quesindiquez.
et que ces hommes se soient présentés, et aient juré que vous ne l'aviez pas dit, qu’auriez-vous fait, alors ? Cette question le confondit, et il ne tenta nullement d'y répondre,
11 passa à d’autres sujets; il admettait, dit-il, que ç'aurait été parfaitement légitime à moi de stipuler cette clause dans le contrat de mariage, que Lalère pourvoierait au capital de l'affaire du lait; mais que, si je trouvais convenable de permettre à Lalère d'offrir des fleurs à Miss Northcliff chez moi, je devais avoir un idéal de convenance sociale différent du sien.
Je lui répondis que je ne voyais aucun manque de convenance à ce que Lalère donnât des fleurs à M Northeliff même chez moi, particulièrmeent après m'avoir dit qu'ils étaient financés, mais que je désapprouverais toute tentative de ma part de l'induire à fournir le ©, tal dans l'affaire du lait, que je n’en avais absolument jamais fait li moindre mention à Lalère, et que je n'avais jamais eu l'intention de le faire.
Ces remarques feront voir à quelle extrémité était poussé M. Dayras pour trouver quelque excuse qui justifit les bévues de Mangin Bocquet. La dernière recommandation qu'il me fit au moment où
je le quittai fut de me rappeler combien j'avais été imprudent, ce qui me donna l'impression qu’un non-lieu me serait accordé, mais à condition que je le reconnaisse,
Il espérait probablement que cela m'empêcherait de voir ou de mentionner leur propre imprudence, s’ii pouvait me faire entrer dans la tête que l’imprudence était de mon côté.
Mangin Bocquet, cependant, ne vint plus à Versailles “ai un soupir de soulagement quand j'appris qu'il ne devait plus revenir au Parquet. Finalement, après avoir attendu quelques jours, M. Hirsch, un autre juge d'instruction, aussi du Pararei de Versailles, Signa l'ordonnance de non-lieu le 1er juin, et je n’ai plus revu Mangin Bocquet depuis mon entrevue avec lui. le lundi soir, 23 mai 1907.
Je retirai ensuite le montant de ma caution au Trésor Public, Par conséquent, le tribunal n’accorda pas à Lalère ni à Sudre montant de leurs dommages à déduire de mon argent, mais les lais- “à poursuivre leurs réclamations contre la femme Pesnel moi, était la meilleure preuve que le Parquet ne crox J'avais été imprudent, L'annonce suivante parut dans le Daily Telegrajh du 4 juin
+ je pous-
Ceri pour ait plis que
“Les autorités judiciaires de Versailles viennent d'annoncer qu'il n'y “à rien à la charge du docteur Hébert, de sorte que sc; honneur est sans “tacle. IL m'avait toujours semblé qu'il P'r av Crète contre
“ui, et je trouve trés pénible qu'on l'ait détenu si longtemps, quand, de “plus, il souffrait cruellement des suites d'une tentative de meurtre sur “jui & Bois-le-Roi, et qu'il fut l'objet de tant de remarques et de critiques “peu flatteuses. Le procès de Mme Guérin est maintenant fixé au 11 juil- “jet, au tribunal correctionnel de Versailles, et le docteur Hébert, paraît-il,
“réclamera des dommages." Le Journal, de la même date, publia ce qui suit : L'AFFAIRE DE BOIS-LE-RO!
Le Docteur Hébert bénéficie d’une ordonnance de non-lieu
(“Le Journal", 4/6/07).
“Le Journal” annonçait récemment le premier que le docteur P. Z. “Hébert, mettant à profit l'ordonnance de mise en liberté provisoire que “M. Mangin Bocquet, l'habile juge d'instruction dont, à Versailles, on re- *’grette le départ, avait rendue en sa faveur, avait recueilli un dossier im- “portant à Londres et était revenu en France le communiquer au juge.
“Le docteur Hébert a retrouvé, en effet, quantité de lettres de Jus- “ine, qui sont à sa décharge personnelle, et établissent qu'il était de “bonne foi, d'une part, et que, d'autre part, il était la première victime des “deux adroits escrocs qui ont nom Justine Pesnel et Cesbron. Ces preuves “ont semblé suffisamment convaincantes au juge d'instruction, qui a “rendu, après en avoir référé au Procureur de la République, une ordon- “‘nance de non-lieu à l'égard du docteur.
“) Mer |, Monsieur le Juge, a dit très ému le docteur, je remercie en “vous la justice française à qui je tiens à rendre un dernier hommage. “Vous avez été toujours impartial, et vous avez adouci ma détention dans “la plus large mesure; merci encore."
Il paraîtrait presque incroyable que de telles inventions pussent trouver place dans la presse. Si je répète que je n’ai jamais revu Mangin Bocquet après mon entrevue avec lui, le jeudi 23 mai, on verra que la grande émotion avec laquelle on me suppose l'avoir rrmercié n’était que dans l'imagination de l'auteur de cette annonce fictive, que le dernier hommage que je tenais à lui rendre, que l’impartialité que je désirais lui reconnaître, que la justice française que j'étais anxieux de remercier en lui, n’étaient que le produit d’une imagination ardente, et inventé pour l’occasion. 11 n’est pas vrai non plus que j'aie apporté des lettres avec moi; les derniers documents envoyés de Londres ayant été expédiés par moi, le 19 mars, peu de jours après mon retour à Londres; et ceux-ci ne firent que confirmer d’autres lettres et documents que le juge d’instruction avait saisis dans mes malles en novembre 1906.
Si javais pu dire ce que je pensais de lui, ç’aurait pu être que je le considérais comme l’homme le plus inepte et le plus incompétent que je pusse imaginer pour un rte tel que celui qu’il occupait.
Je puis aussi affirmer comme un fait, avoir entendu plusieurs fonctionnaires du Parquet de Versailles exprimer leur contentement de con départ; mais je n’ai entendu personne dire qu’on Île regrettait.
quand, de urtre sur critiques u 11 juil- , paraît-il,
eur P. Z.
soire que ès, On re- >ssier imu juge.
s de Jus- | était de ctime des s preuves n, qui a ne ordon-
mercie en hommage.
tion dans
> pussent ais revu mai, on avoir rrannonce que l’imqaise que it d’une pas vrai cuments , peu de onfirmer it saisis
être que incompéoccupait.
plusieurs ntement >urettait.
La seule conclusion à iaquelle je puise en venir, c'est qu: cette annonce qui parut dans le Journal fut inspirée et dictée par Mangin Bocquet lui-même, pour recueillir le crédit de l'ordnunance de nonlieu, que jai obtenue, malgré tous ses efforts pour m'en empêcher. Il jouait sa dernière carte.
(Remarque). Cet exemple peut servir à montrer quelle foi on peut ajouter, aux soi-disant déclarations de personnes que l’on condamme ou que l’on exécute en France, publiées dans les journaux sur la foi des juges d'instruction, ou aux confessions de crimes d’accusés, supposées avoir été extorquées par d“habiles” juges d'instruction.
Un grand nombre de ces publications sont autant de ruses, pour faire avaler au public des histoirees d’habileté de ces juges d’instruction, et ne sont destinées qu’à en imposer au public, dans le but de se créer une réputation non méritée, et d'arriver à quelque avancement
qu’ils ne méritent pas, ou bien encore pour dissimuler leurs erreurs et leur incompétence.
ANDALE FRANÇAIS