CHAPITRE X
L'affaire d'Escroquerie contre la femme Pesnel.
ire d’escroquerie contre la femme Pesnel fut appelée en audience les 11 et 13 juillet suivants:
Mon conseil, Me Salmon, fit une demande séance tenante, pour ma réception comme “partie civile”.
Me Crémieux, pour la défense, s'y opposa et, se tournant vers moi, il dit : “Le tribunal a été trop indulgent pour vous : au lieu d’être assis parmi les témoins et de demander votre admission comme partie civile, votre place devrait être à côté de ma cliente.”
Je ne répondis rien à cette bouillante diatribe; mais le Président du Tribunal lui dit qu’il n’avait aucun droit de dire cela. Me Crémieux fit des excuses, et ne recommença plus cette méthode d'attaque; mais ma demande fut refusée par le Tribunal, et mor conseil en appela de cette décision.
Je ne fus appelé, alors, que comme témoin. Lorsqu'on requit mon témoignage, Pesnel fit un autre effort pour m'intimider et me détourner de témoigner contre elle. Avant que l’on me posât une question au sujet de l'affaire d'escroquerie, l'accusée annonça qu'elle avait d'importantes révélations à faire. Le président lui demanda de faire ses déclarations.
Elle ne pouvait les faire en publie, dit-elle, car elles avaient tratt à la Sûreté de l’Etat.
Son conseil, alors, la pressa de dire tout ce qu'elle avait à dire, et d'en finir,
M. Dayras lui le sujet. mais, ajouta-t-il, il ne fallait pas d’ambiguité défini.
Elle pouvait produire des documents, dit-elle, qu’elle avait pl de droit, qui lui avait défendu de donner :
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