‹ Un scandale français [microforme]Chapitre 31 sur 45 · UNE CORRECTION · texte numérisé non relu

UNE CORRECTION

“Un paragraphe parut dans nos colonnes du 28 novembre 1906, cité ‘‘du “Petit Temps" de Paris, dans lequel nous annoncions qu'en rapport ‘avec une accusation à Versailles contre une femme nommée Justine Pes- ‘nel, alias Guérin ou Ceshron, l'un des Plaignants, un Anglais, M. W..., ‘avait déclaré, dans une lettre au juge d'instruction que, étant entré en

iblications nt à l’hôi venaient > d’autres ÿ et du 17

payant la ntérêts, et

ai dernier, it annoncé mme nomait trouvé ation d'estionnel de

ien connue nne foi et ment con- 1 non-lieu.

solicitors" ir, à notre ébert, anuses pour

1906, intiassinat de bert etait on-Hébert, la justice, et annones profts,

ns contre les arcutre attenur Hébert, ublicité à n sommes JS EXCUSES r causés.”

1906, cité n rapport stine Pes- | entré en

‘relations avec Marie Guérin et le docteur Hébert, ‘“’ment de marjage avec une certaine jeur., fille an ‘posée et, ensuite, disparut, il dépensa de l'argen ‘et, finalement, s'adressa à la police “Nous avons été informés ‘en question, ‘traire aux fa ‘fait mention

en vue d'un arrangeglaise qui lui fut prot en bijoux pour elle,

i, et, par conséquent, le art dans la responsabilité de

gret d'avoir, sans Je Savoir, gations concernant Je docteur Hébert, qui en faits, et lui présenter nos excuses pour nous pourrions lui avoir causés."

“Certains paragraphes rent dans nos colonnes des 23, 24, 26, 27

“et 28 novemb: nt de notre correspondant, dans lesquels

une accusation, à Versailles, contre

(alias Guérin ou Cesbron), parmi

croquerie au mariage," que la Sû-

lettres de personnes qui avaient été

ji annoncé dans notre édition du 28

, Sur l'autorité du ‘Petit Temps," que le juge d'instruction

“commença par interroger Mme Cesbron ou Marie Guérin, concernant les

“plaintes déposées Par un Anglais nommé W.. +, et d'autres victimes, à ce

“que l'on prétend, de l'agence matri et que, dans une lettre au “juge d'instruction, qui fut lue à M. W...

, le docteur pour l'argent dé-

regret d'avoir donné publicité, rnant le docteur Hébert, qui ui présenter nos excuses pour ourrions lui avoir causés.”

“Un paragraphe parut dans nos colonnes le 28 novembre 1906, éma- “nant de notre correspondant, dans lequel nous annoncions, en rapport

136 UN SCANDALE ZRANÇAIS

“avec une accusation, à Versailles, contre une femme nommée Justine “Pesnel, (alias Guérin ou Cesbron), et, parmi d'autres affirmations au “sujet de fraudes matrimoniales pratiquées par ladite Pesnel, celle-ci: “Elle est la gérante de la fameuse agence matrimoniale qui agissait oomme “intermédiaire entre les jeunes filles anglaises riches et les jeunes gens “français éligibles qui croyaient que les mariages mixtes formaient la “meilleure sorte d'entente.” On dit que l'agence a une branche à Lon- ‘“dres et qu'à la tête de cette branche est supposé être le docteur Hébert, “de York Place, dont l'aventure tragique dans une maison solitaire près ‘de Fontainebleau a été la cause de la présente enquête.

“L'affirmation ci-dessus, comme nous en sommes informés mainte- “nant, est absolument contraire aux faits, pour ce qui concerne le docteur “Hébert. Nous sommes informés que le fer juin 1907, les autorités judi-

iaires de Versailles ont rejeté toutes les accusations portées contre lui, “et que, le 2 décembre suivant, il a été admis partie civile, et qu'on lui a “accordé des dommages et intérêts contre la femme Pesnel à la Cour “d'Appel de Paris.

“Notre attention ayant été appelée sur ce sujet par le docteur Hébert, “nous désirons exprimer notre grand regret d'avoir donné publication, “sans le savoir, à des affirmations le concernant, que nous apprenons “’maintenant n'avoir aucun fondement en faits, et lui présenter nos ex- ‘“‘cuses pour toute la peine ou tout le tort que nous pourrions lui avoir “causés.” Sy

Les principaux journaux qui firent des excuses sont les suivants :

“Le ‘“’Standard'‘ du 28 janvier 1908, le “Daily News'' du 27 janvier “1908, le “Daily Mirror” du 10 janvier 1908, le “Daily Mail du 29 janvier “1908, le ‘‘Evening News'' du 28 janvier 1908, le ‘Pall Mall Gazette’ du 28 “janvier 1908, le “Evening Standard and St, James’ Gazette" du 28 janvier “1908, le “Daily Express” du 28 janvier 1908, la “Westminster Gazette" “du 29 janvier 1908, le ‘Manchester Courier du 9 janvier 1908, le “Glasgow Evening Times" du 9 janvier 1908, le “Liverpool Echo‘ du 8 “’janvier 1908, le “Liverpool Daily Post and Mercury” du 9 janvier 1908, “le “Yorkshire Post’ du 27 janvier 1908, le “Yorkshire Evening Post" du #27 janvier 1908, le “Daily Graphic” du 29 août 1908, le “Daily News" “du 31 août 1908, le ‘“‘Pall Mall Gazette” du 18 septembre 1908, le “Morning Leader" des 23 et 25 mai 1908, le “Star” des 23 et 25 mai “1908, le “Weekly Dispatch," et d'autres."

Il y eut beaucoup de discussion pour s’entendre sur la forme d’excuse à publier. Plusieurs journaux s’opposaient à répéter les passages diffamatoires, À cause que ce serait, disaient-ils, renouveler les diffamations.

J’insistai à ce que les passages fussent répétés, suivis d’une affirmation qu’ils étaient faux et d’une excuse avec une expression de regret.

Qui est à blâmer, leur demandai-je, pour la publication de ces mensonges scandaleux ? Est-ce celui qui en est la victime ou ies diffamateurs eux-mêmes ?

Je ne pris aucune mesure pour obtenir justice des publications diffamatoires infimes qui remplirent les colonnes de la presse française à mon sujet à ce moment-là, car il n’y avait pas d’espoir d'obtenir la moindre satisfaction, en particulier pour un étranger.

Justine ions au celle-ci:

docteur és judintre lui, on lui a la Cour

Hébert, lication, pprenons nos exlui avoir

Ve

uivants :

| janvier ) janvier e'" du 28 8 janvier Gazette" 1908, le o" du 8 er 1908, Post du y News" 1908, le 25 mai

me d’exs passaeler les

1e affirn de re-

1 de ces les dif-

lications se franir d’ob-

Cependant, il semblerait que, dans un pays où un accusé est regardé comme coupable jusqu’à ce qu’il ait prouvé son innocence, toute diffamation ou fausse accusation devrait être punie avec la plus grande sévérité; mais c’est tout le contraire, en France, et le fait est

que la loi française à peu de respect pour la réputation, le bon renom, l'honnêteté de personne.

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