‹ Un scandale français [microforme]Chapitre 40 sur 45 · VINCENT LAURENS · texte numérisé non relu

VINCENT LAURENS

Et, comme je compris, à l’époque de mon entrevue avec M. Dayras, au sujet de l’ordonnance de non-lieu en ma faveur, qu’elle m'était accordée à condition que je reconnusse tacitement que j'avais été imprudent; de même je compris, au moment de l'instruction, que si je niais ouvertement avoir eu aucune intention de me marier, lorsque je vins à Versailles; lors même que c'était la pure vérité, leur propre nature, leur caractère et leur conduite auraient été en contradiction absolue, et les aurait privés de l’exeuse qu'ils ont utilisée pour sortir de leur dilemme en me trouvant innocent. Ils auraient de plus discrédité tout le reste de mon témoignage.

Je vis alors le grand intérêt que j'avais à ne pas déranger leur état d'esprit sur ce point, et je ne leur contestai rien; d’autant plus

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que mon conseil m'avait dit que ce serait en ma faveur s'ils le croyaient ; et, de toutes les fausses accusations qu'on porta contre moi, je préférais qu’on me trouvât coupable d'être amoureux, que d’être un esplon où un escroc Gu un meurtrier.

Tout cela, cependant, ne rend pas vraie la fausse affirmation de M. Dayras que j'aurais converti en argent tous mes immeubles de Londres, après avoir répandu le bruit auprès de mes intimes que j'allais me marier en Amérique.

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