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Je ne lui envoyai pas d’échantillon, com je lui proposai par lettre d’aller à P des capitalistes qui auraient li voulaient bien payer simplement acceptée.
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:il le demandait, mais aris et en produire en présence ntention de “financer” l'affaire, s'ils mes dépenses. Cette offre ne fut pas
Le Projet matrimonial.
Après ces préliminaires,
je reçus la lettre suivante, en date du 12 juin 1906.
mise en rapport avec un monsieur qui se ‘‘trouve dans des conditions tcutes particulières. Il mena d'
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une amie à moi, Miss Laurence if, de Londres, orpheline, et fort riche, au moins 20,000 livres “sterling. Si cela va bien, il fournira tous les fonds de “Peut-être son père vous é «
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Toute personne sans prévention verra par cette phrase que je ne savais pas que Pesnel conduisait une agence matrimoniale; car bien qu'elle eût fait la connaissance de Lalère par le moyen d'une annonce dans les journaux, comme Lalère le déclara lui-même, sous serment, elle prit toutes les précautions possibles pour me le cacher en me disant qu’elle avait été mise en rapport avec lui par un ami de | Versailles.
Elle continue: “11 mena d'abord une vie de prodigue, puis son père lui fit donner un conseil judiciaire dans le seul but de le marier. La 2 fiancée est une amie à moi, Miss Lawrence Northeliff, de Londres, orpheline, et riche d’au moins 20,000 livres sterling.”
On voit que M. Lalère va se marier ct, de cette manière, se soustraire au conseil de famille. Elle me dit que Miss Northcliff est une amie à elle, pour se garder contre tout soupçon que je pourrais avoir de son agence matrimoniale, Cette amie est une orpheline, ce qui ne veut pas dire qu’elle est fille naturelle, comme Pesnel l’a affirmé à l'instruction et comme on l’a tant de fois supposé.
Elle procède plus loin: “Si cela va bien, il fournira tous les fonds de notre société.”
Ici encore, le principal but, en autant que cela paraît me concerner. est d'organiser la société de lait. Je n’ai rien du tout à faire avec le mariage.
Ensuite, elle dit: ?Comme la jeune fille est orpheline, vous pouvez lui servir de tuteur et stipuler que ce Monsieur en qualité d’associé, mettra les fonds dans nos affaires de lait, Avec votre aide intelligente et loy:ie nous réussirons.”
Il est tout-à-fait év.üent par cette lettre que je ne connais pas Miss Northcliff ; bien que Pesnel ait affirmé à l'instruction que j'avais été son tuteur depuis 8 ans. Je ne suis pas son tuteur, puisque Pesnel me demande de l'être ou plutôt suggère que je pourrais l'être. Elle prend la peine de me dire que Miss Northeliff est son amie à elle qu'elle est orpheline, qu’elle demeure à Londres, qu’elle a une fortune de 20,000 livres sterling, ete., ete.
Si j'étais son tuteur ou son parent, je saurais tout cela et ce ne serait pas nécessaire de me le dire. Même si je la connaissais tant soit peu, il n’y aurait aucune nécessité de me dire qu’elle demeure à Londres.
Ensuite dans une lettre datée du 22 juin, Cesbron m’annonce l’arrivée à Londres de sa femme,” qui va, dit-il, s’occuper du mariage de ce M. Lalère avec la jeune Miss Northcliff”, M. Lalère ajoute-il,” est tout-à-fait disposé pour faire marcher notre affaire de lait.
Naturellement, je fus persuadé que le mariage de M. Lalère était
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le mon assistance pour célébrer son mariage et partir Pour une lune de miel, Je n'avais pas même l’idée | Vu qu'il avait assez à faire de s'occuper de son ma- | riage, et puisqu'il était tout-à-fait disposé à faire marcher il n’y avait plus aucun besoin de faire de stipu-
; puisque le seul but d’être tuteur, suggéré par la lettre de Pesnel d
estion fut qu’on me demandait de cone permettre à Jalère; mais je ne voulus Pas consentir à cela.
D'un autre côté, Lalère et Sudre affirmérent sous serment à l’instruction qu’ils avaient fait la connaissance de Pesnel par une annonce de mariage dans les journaux.
Quelques jours Plus tard, je vis entre moiselle en question, qu’elle me présen cliff. “Je ne Puis, comme vous le
3 C’est impossible. Si, en effet, cette personne possède la fortune que vous me dites, elle doit, selon les lois et les coutumes d'Angleterre, avoir un “trustee”, ou être placée sous la surveillance de la Cour de la Chancellerie, et vous n’a-
T en quoi que ce soit les arrangeet la sanction de ce “trustee”, ou de la Cour.”
Je ne connaissais Point alors la signification légale du mot français “tuteur”, que j'associais avec le mot anglais “tutor”, qui “instituteur, instructeur, conseiller”: né faire attribuer Je ti
Je regardais
Yenant d’une personne qui ne connaissait Pas les lois et les usages du pays, et qui l’abandonneraït, dès l'instant où on lui ferait comprendre qu’elle était impraticable.
Nous Conversions depuis une demi-heure ou une heure, lorsqu'on entendit sonner, C'était au moment où je lui €xposais l'impossibilité de m’improviser “tuteur”. Aussitôt “C’est, sans doute,
re avait beer son ma- à ième l’idée de son ma-
marcher e de stipuseul but ait de sti- Tout ce it de conne voulus
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