SCÈNE XIV
Les Mêmes , CAROLINE , LA MARQLISE, CÉLESTE ". FERDINAND , donnant des sièges.
Asseyez-vous, mesdames... Il y a ici un mystère... et comme je ne veux pas, dans ma maison, d'autres secrets que ceux dont j'ai la clef, nous ne sortirons d'ici qu'après avoir débrouillé à fond toute cette intrigue. LA MARQUISE , en s'asseyant.
Manière honnête de nous déclarer à nous autres femmes que nous sommes vos prisonnières...
FERDINAND
Pour cette fois, ma mère, passons sur la forme... (A Gabriel.) Monsieur, persistez-vous à soutenir que M"^ Céleste Nadau a été vue par vous dans le restaurant de la rue des Filles-St-Thoraas, pendant la nuit du mardigras?
G.tBRlEL.
J'y persiste d'autant plus que mademoiselle vient d'en convenir tout à l'heure avec moi.
FERDINAND, à Céleste.
Vous entendez, mademoiselle...
CÉLESTE
Oui, monsieur.
FERDINAND
Vous avouez maintenant ce que vous avez nié ce matin.
LA MARQUISE, vivement Ce que , moi , j'ai nié.
FERDINAND, mécontent.
C'est juste... Mais avec mademoiselle était une autre femme ; mademoiselle refuse-t-elle encore de faire connaître cette femme? CÉLESTE, à part.
Que faire?
CAROLINE, à part.
Je tremble !
FERDINAND, à part, observant sa fomme.
(laroline pâlit.
* Ferdinand, le Prince, Gabriel.
" ^ck'slo, Caroline , La Marquise, Ferdinand, le Prince, Gabriel.
l> SECRET DKTAT 23
GABRIEL . à part.
Inrortuné colooel !
FERDINAND . hors de lui.
Puisqu'on m'y force, je la nommerai cette femme... car je la connais . moi... (Regardant Caroline en face.) Cette femme, c'était... LA HARQDISE , se levant.
C'était moi !