‹ Un séjour dans l'ile de CeylanChapitre 19 sur 34 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

LE RUANWELI

Xorabre des dagobas. — Leur antiquité. — Leurs dimensions

— Les petites dagobas. — Disposition de ces monuments.

— Le Ruanweli. — Son aspect actuel et son aspect d'autrefois. — Son antiquité. — Gomment il fut construit. — Le Thuparania. -^Son ancienneté. — Au sommet d'une dagoba.

— Réflexions à propos d'un lac.

On compte sept dagobas dans l'enceinte d' Anurâdhapura , et d'autres encore dans les environs. A Texcepiion d'une seule d'entre elles, les vieilles chroniques mentionnent la date de leur construction. La plus ancienne, celle de Thuparama, fut érigée en l'an 307 avant Jésus- Christ. Lapins moderne, celle de Jetawanarama, date de l'an 302 de l'ère chrétienne. Elles rivalisaient autrefois en hauteur avec les pyramides d'Egypte, puisqu'on attribue cent vingt mètres d'élévation à celle à^ Abayagiria ; mais le travail de désagrégation les a réduites au point que la

plus haute^ qui est aussi la plus moderne, ne dépasse pas soixante-seize mètres (1). Même décapitée et émiettée comme elle l'est actuellement, c'esl encore une construction géante.

Suivant les calculs de sir James Emerson Tannent, elle contient vingt millions de pieds cubes de briques, et ses matériaux pourraient suffire pour la construction d'une ville de huit mille maisons ou d'un mur qui s'étendrait de Londres à Edimbourg.

Outre les sept dagobas de dimensions tilaniques affectées à la conservation des reliques sacrées, Anurâdhapura possédait une infinité de petites dagobas, sépultures des moines et des nonnes qui avaient voué leur vie au culte de Roiiddha : c'était une simple petite coupole abritant une chambre carrée où l'on déposait les cendres du défunt; aux quatre angles de la chambre, des pierres mentionnaient le nom du défunt, les belles actions de sa vie, et représentaient les emblèmes bouddhiques; sur la chambre

(1) Gordon Gumming, Two happy years in Ceylon,

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du mort on érigeait la coupole immédiatement après les funérailles, et aucun être vivant n'y pouvait plus entrer. La plupart de ces sépultures ont été violées et détruites à cause des trésors qu'elles contenaient. Ces petites dagobas semblent avoir servi de type aux sépultures qu'on rencontra dans d'autres parties du monde bouddhique, telles que le nord de la Chine, où les tombes ne sont que de simples tertres circulaires, en terre, érigés sur une plate-forme carrée également en terre et surmontés d'une aiguille : pour les pauvres, l'ouvrage est en miniature; pour les riches, il est de grandes dimensions; pour les empereurs, il est de proportions colossales. La combioaison de deux formes géométriques, le cercle et le carré, représente, aux yeux des Chinois, la dualité des principes de la nature : le carré symbolise la terre, principe féminin; le cercle symbolise le ciel, principe mâle. Ces mêmes symboles se retrouvent dans la construction des temples du Ciel et de la Terre à Pékin (1). On a

(i) Gordon Gumuing, Wanderings in China, t. II, p. 173 et sniv.

trouvé à Chi-Chen, dans l'Aaiérique centrale, des constructions qui rappellent exactement^ par leur forme de coupole, leurs dimensions, leur aiguille terminale, les dagobas de Ceylan. Il serait intéressant de savoir si on y retrouve la combinaison du cercle et du carré.

La forme carrée de la plate-forme extérieure de la dagoba se trouvait reproduite dans le pilier intérieur qui marquait le centre du monument et par lequel on en commençait la construction : c'était un monolithe, dont les quatre faces regardaient les points cardinaux. C'est d'après ce pilier central qu'on traçait ensuite la terrasse carrée et le cercle qui devaient former la base de l'édifice. Le pilier était exhaussé par une série d'autres monolithes superposés et cimentés les uns aux autres, jusqu'à ce qu'il atteignît une hauteur variant de soixante à cent vingt mètres; parvenue à cette altitude, la colonne était destinée à servir de support à la chambre secrète, voisine du sommet de l'édifice, où l'on déposait les reliques et les trésors. Cette chambre formait un carré parfait dont les côtés correspondaient

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aux points cardinaux. Le pilier traversait le pavement de la chambre, au-dessus duquel il s'élevait de plus d'un mètre, couvert d'or, et supportant ua plateau circulaire en or, avec le coffret contenant la précieuse relique, qui n'était souvent que le cil ou l'ongle d'un saint, mais qu'accompagnaient ordinairement des trésors qui expliquent l'ardeur des maraudeurs à piller ces sanctuaires. On peut juger de la richesse de ces trésors par la liste qu'a publiée M. Wickremasinghe des différents objets que contenait le reliquaire de la dagoba de Hanguranketa :

a Deux chaînes en or et deux médailles garnies de pierres précieuses; 160 images en argent; 199 images en bronze; 604 pierres précieuses; 2,000 pierres non taillées et une foule d'autres objets, entre autres deux plaques d'or et d'argent garnies de pierres précieuses, destinées à la reliure d'un livre; cinq livres du Vinaya Pitaka écrits sur des plaques d'argent ; sept livres de l'Abhidharma Litaka, également sur plaques d'argent ; un livre écrit sur neuf cents plaques de cuivre longues de six mains, et des extraits de

divers livres religieux écrits sur trente-sept plaques en or, pesant chacune cinq souverains anglais. »:

Une des plus célèbres dagobas était celle de Ruaiiweli (Poussière d'or), au pied de laquelle le gouvernement a érigé: le resthouse ou j'étais descendu: le: matin, à mon réveil, c'était le premier objet qui. s'offrait à mes regards. Haute encore de quarante-cinq; mètres, avec un diamètre de cent quinze: mètres > (1), elle a dû perdre à peu près la moitié de sa : hauteur. On peut reconnaître.enbore par places le .pavement des deux terrasses superposées dont; elle , occupait le centre, et Ton discerne même, çà et là, les vestiges des rangées d'éléphants: qui garnissaient la terrassé supérieure : informes fragments, dont quelques-uns seulement laissent encore deviner la forme de l'animal. Aujourd'hui la dago.ba n'est plus . qu'un énorme cône massif dont les matériaux s'émiettent sous l'influence de la végélatiou arborescente dont les racines pé-

(i) BuRRows, loc» cit., p. 34.

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nètrent profondément dans les crevasses el minent lentement, mais sûrement, le vieil édifice.

Comme elle devait être belle, cette dagoba, lorsqu'elle s'élevait à plus de quatre-vingts mètres de hauteur, surmontée de sa flèche élancée, et que ses parois, entièrement revêtues d'un stuc aussi blanc que la neige, aussi brillant que le marbre poli, reflétaient les feux éclatants du soleil! L'imagination se plaît à lui restituer son ancienne magnificence, à se la représenter surgissant du milieu des superpositions de terrasses carrées, pavées de granit, qui lui servaient de soubassement, et Ton songe à ce que la grandeur de l'édifice devait être rehaussée par les majestueuses rangées d'éléphants qui en gardaient les abords, armés, au témoignage des vieilleschroniques, de véritables défenses d'ivoire, et revêtus, eux aussi, d'une carapace de stuc blanc qui dissimulait les briques dont leur corps était fait.

Cette dagoba est vieille déplus de vingt siècles. Le Mahawanso dit qu'elle fut commencée par le roi Dutugemunu en l'an 161 avant Jésus-Christ,

afin d'accomplir une ancienne prophétie^ et aussi pour consacrer le souvenir d'une victoire remportée sur l'usurpateur tamil Elala. Elle ne fut achevée qu'au bout de dix-neuf ans par son successeur Saddha Tissa, en l'an 140. Parmi les statues grossièrement sculptées qui se trouvent au pied de l'édifice, il en est une qui passe pour être celle du fondateur; une autre représente, d'après la tradition, le roi Bhatigatissa, dont la piété était si grande que les prêtres lui révélèrent le passage souterrain qui menait à la chambre secrète du Ruanweli. Sir E. Tennent signale l'analogie qu'offre cette histoire avec la descente de Daniel et du roi Astyage dans le temple de Bel par le passage secret dont se servaient les prêtres pour consommer les sacrifices qu'ils offraient à l'idole. On suppose que l'entrée du passage menant à la chambre intérieure est marquée par un monceau de pierres, à cinquante mètres environ du miir d'enceinte.

Le Ruanweli est minutieusement décrit dans le Mahawanso. Pour préparer des fondations capables de supporter le poids du gigantesque

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édifice, on creusa le sol jusqu'à une profondeur de cent coudées (1), et l'abîme ainsi creusé fut comblé de pierres que tassèrent des éléphants chaussés de bottes de cuir. Sur les pierres mélangées d'argile on étendit d'abord une couche de ciment, puis une couche de grès, et par-dessus tout une grande plaque de fer et une autre plaque d'airain de huit pouces d'épaisseur (2). On lit, détail caractéristique des mœurs du temps, que le monarque, voulant donner une preuve exceptionnelle de piété, rétribua les ouvriers qui travaillaient à la construction de l'édifice ; et comme les guerres avaient appauvri le peuple au point qu'il ne pouvait apporter les millions de briques nécessaires, le ciel vint en aide au pieux roi, et, sur Tordre de Sakra, le dieu Wismakarma les fabriqua en une nuit. Le vaste édifice fut muni au sommet d'une aiguille de verre destinée à le protéger contre la foudre. On sait ainsi, parle Mahawanso, que les anciens Cingha-

(1) La coudée de Geylan est d'environ 67 centimètres. Fbr- GussoN* History oflndian and Eastem Architecture, p. 189.

(2) Mahawanso, chap. xxix, p. 169. Ghap. xxx, p. 179.

lais âvaieot déjà remarqué que le verre est mauvais conducteur du fluide électrique. L'aspect ruiné que présente actuellement la dagoba est dû au vandalisme de Maagha qui^en 1214, démolit toute la partie supérieure, dans le but d'atteindre les trésors renfermés dans la chambre des reliques.

De toutes les dagobas d'Anuràdhapura, il n'en est point de plus vénérée et de plus sainte que celle de Thuparama. Elle fut construite en Tan 307 avant Jésus-Christ, par le roi Devinipiatissa, pour servir de châsse à l'os du cou de Bouddha (1). On embarrasserait fort les prêtres bouddhiques en leur demandant comment tant d'ossements vénérés par les fidèles en différents lieux ont pu échapper à une incinération qui ne peut être mise en doute par les vrais croyants, puisqu'en d'autres lieux les cendres de Bouddha sont également exposées à leur vénération. On lit dans le Mahawamo que sept siècles après l'édification du monument, en l'an 400 après Jésus-

(1) Mahawitnso, chap. xvii, p. 108.

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Christ, Upatissa le fit recouvrir d'une « enveloppe de métal ornée d'or (1) » . C'est la seule dagoba qui ait été restaurée dans ces derniers temps par la piété des bouddhistes : il y a quelques années, un prêtre d'Anurâdhapura recueillit auprès des pèlerins la somme nécessaire pour dégager le monument de la végétation qui l'avait envahi, lui restituer son aspect primitif, et le couvrir d'un revêtement de stuc. Au sommet s'élance une aiguille, le ti, symbolisant les sept parasols sacrés qui couronnent aujourd'hui encore les temples de Birmanie. L'édifice se détache dans sa robe virginale sur le magnifique ciel bleu de Ceylan, et quoiqu'il soit douteux que la restitution soit absolument fidèle, on peut se faire du moins une idée de l'aspect merveilleux que devaient offrir les sept dagobas lorsqu'elles dominaient de leurs blanches masses la ville géante. La forme du monument rappelle celle d^une cloche posée sur une terrasse autour de laquelle sont disposées trois rangées circulaires

(1) Mahawamo, chap. xxxvii, p. 250.

de gracieux piliers monolithes de dix mètres de hauteur, que couronnent des chapiteaux finement ciselés.

La dagoba de Thuparama est de la plus haute antiquité; au témoignage de Fergusson, son âge dépasse celui de tous les monuments de l'Inde continentale (1). L'édifice a des dimensions modestes : sa hauteur, de la base au sommet, ne dépasse pas vingt mètres. C'est que, à l'origine, les rois de Ceylan ne songeaient pas encore à faire grand ; plus tard, ils eurent Fambition de surpasser leurs prédécesseurs par des constructions de plus en plus prodigieuses.

Ce n'est qu'en gravissant un de ces monuments qu'on peut bien se rendre compte de leurs extravagantes dimensions. M. Bell a bien voulu me conduire au sommet de la grande dagoba d'Abayagiria, dont la hauteur, quoique réduite de moitié, est encore de soixante-treize mètres. C'est par un soleil d'enfer que nous gravissons les marches croulantes taillées aux flancs de

(1) Fergusson, Handbook of architecture, vol. I, p. 41.

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J 'édifice. La chaleur est écrasante, et jamais ascension ne m'a paru plus pénible. Nous arrivons tout en nage au sommet^ comme si nous venions de gravir une cime des Alpes. Mais la vue admirable dont on jouit de la dagoba nous fit oublier nos peines.

La plaine d'Anurâdhapura se déploie à nos pieds, et l'œil erre à perte de vue sur la jungle, océan de verdure sous lequel dort, de l'éternel sommeil, la cité babylonienne. Du sein de la jungle surgissent les dagobas, détachant leurs nobles silhouettes sur un ciel d'un bleu aussi intense que le cieldeNapIes; à quelques lieues de distance se lève la montagne sainte de Mihintalé, et dans la direction opposée se profilent en lignes veloutées les montagnes du sud de l'île, dans une atmosphère très pure. Un des traits caractéristiques de ce paysage plein de grandeur, ce sont les lacs qui brillent dans toutes les directions, comme des débris de miroirs qu'un caprice aurait jetés çà et là dans la jungle. Ces lacs sont les vestiges des immenses réservoirs construits avec beaucoup d'art, qui fournissaient de

l'eau à des millions d'habitants et servaient principalement à l'irrigation des rizières. On choisissait un bassin d'une étendue convenable^ on y amenait l'eau des rizières voisines^ que l'on retenait au moyen de digues en maçonnerie, de manière à créer un lac artificiel, et des écluses servaient à régulariser la distribution de l'eau, qui était conduite aux rizières au moyen de canaux. Ces réservoirs, encore très nombreux, devaient être autrefois beaucoup plus grands, alors qu'on entretenait soigneusement les écluses et que le niveau des eaux atteignait son maximum de hauteur. L'existence d'un réservoir était l'indice certain de la prospérité d'un district; comme la vie des habitants en dépendait, ils ne laissaient point se perdre le surplus des eaux : au moyen de canaux ils unissaient une chaîne de réservoirs d'une légère différence de niveau, et l'eau qui débordait du lac supérieur était conduite par une suite de lacs jusqu'à ce que tous eussent le niveau normal.

L'île de Ceylan devait offrir alors à peu près l'aspect qu'offre actuellement l'île de Java, avec

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ses innombrables rizières soigneusement irriguées et sa population extraordinairement dense ; l'île^ cultivée dans presque toute son étendue, devait être habitée d'un bout à l'autre ; les provinces septentrionales, aujourd'hui abandonnées, étaient les plus fertiles et les plus peuplées, et des moissons dorées s'étendaient à perte de vue dans ces immenses plaines que recouvrent aujourd'hui les jungles, domaine du buffle et de l'éléphant.

En voyant scintiller, du haut de notre observatoire édifié il y a deux mille ans, la nappe du Basawak Kulam, le plus grand lac que renfermait l' enceinte d'Anuràdhapura, je songeais, avec la mélancolie qui s'attache aux choses mortes, à ces jours glorieux où palais, dagobas et temples se réfléchissaient dans le miroir de ces eaux qui assuraient l'existence et la fortune à la population de l'immense métropole. Aujourd'hui le lac n'est plus qu'un inutile et insalubre marécage. Sur ses eaux vogue le solitaire pélican ; sur ses rives le caïman chaufie sa carapace au soleil. Ce lac, qui autrefois donnait la vie aux habitants en fécon-

dant leurs champs de riz, aujourd'hui donne la mort à ceux qui s'approchent de ses bords pes- (ileotiels. Et ainsi s'explique le mystère qui plane sur le sort de la ville disparue. Si les annales de Geylan sont muettes sur la fin d'Anuràdhapura^ il n'est pas téméraire de supposer que ses habitants périrent par la famine, fléau qui aujourd'hui encore ravage périodiquement les plus belles provinces de l'Inde. Pour faire mourir d'inanition les millions d'hommes dont la subsistance dépendait de la récolte régulière du riz, il suffisait de leur couper les vivres en détournant le cours d'une rivière; si cette rivière alimentait le principal réservoir, tous les réservoirs situés en aval se vidaient tour à tour. Il est vraisemblable que les peuples avec lesquels les rois de Geylan étaient en guerre, tels que les Malabars et les Arabes, eurent recours à cette tactique (1).

Une autre réflexion se présente naturellement à l'esprit lorsque, du haut de la grande dagoba,

(i) Samuel Baker, Eight years in Ceyion, p. 71.

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on domine le site où s'élevait Anuradhapura.

Rien ne recommandait un pareil site pour y édifier une capitale, et les idées religieuses ont seules pu dicter un choix aussi peu rationnel. Située dans une plaine ouverte que ne protège aucun avantage naturel, cette ville devait fatalement tomber tôt ou tard entre les mains d'un conquérant. Peut-être un peuple d'instincts militaires eût- il pu s'y maintenir en dépit des inconvénient s de la position; mais les Cinghalais n'étaient nullement une nation guerrière ; ils étaient voués aux travaux de l'agriculture, non au métier des armes; ils bâtissaient des monuments, non des forteresses ; tout ce que le royaume comptait d'hommes valides était appelé non à la défense du pays, mais à l'édification de ces gigantesques dagobas qui sont, comme les pyramides, l'œuvre de tout un peuple. Ces grands bâtisseurs furent donc une proie facile pour les envahisseurs, et l'on a pu dire avec raison que ce qui fut la gloire d' Anuradhapura fut la cause de sa ruine (!)•

(1) BuRROWS, The buried cities of Ceylon^ p. 6.

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