ACTE I , SCÈ^E II
Je suis presque tenté , pour cadrer à vos vues, D ôter mon habit vert , et de me mettre en noir.
Non, de par tous les saints; non, je vous remercie. La peste soit de vous ! — Oui diantre se soucie Si votre habit est vert, de s'en apercevoir.
IRUS
Puis-je savoir, du moins, le nom de ce jeime homme?
LAEUTE.
Ou'est-ce que ça vous fait ? C'est Silvio qu'il se nomme.
IRUS
Silvio ! cen'estpasmal. — Silvio ; — lenomestbien. — Irus , — Irus , — Silvio ; — mais j'aime mieux le mien.
Son père est mon ami , — celui de votre mère. Nous avons le projet , depuis plus de vingt ans , De mourir en famille, et d'unir nos enfans. Plût au ciel ; pour tous deux , que son fils eût un frère !
Vrai Dieu ! monsieur le duc, qu'entendez-vous par-là ? Ne dois-jc pas aussi devenir votre gendre ?
LAEHTE.
C'est bon , je le sais bien ; vous pouvez vous attendre A trouver votre tour ; — mais Silvio choisira.
{Exeunt.)