‹ Un spectacle dans un fauteuilChapitre 74 sur 82 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

N'épousez pas Irus; je serai bien heureux. Laissez-moi rester là, près de vous, en silence, La main dans votre main , — passer mon existence A sentir jour par jour mon cœur se consumer.

NINON

Taisez-vous , — j'ai promis de ne pas vous aimer.

180 A QUOI RÈVEJiT tES JEUNES FILLES.

SCÈKE SEPTIÈME.

Un salon.

Le duc LAERTE , assis sur une estrade; IRUS, à sa droite, en habit cramoisi et Uépce à la main; SILVIO, à sa gauche; SPADILLE , QUINOLA, debout.

LAERTE

Me voici sur mon trône assis comme un fjrantl juge. 1/innocence à mes pieds peut chercher un refuge. Irus est le bourreau, — Silvio le confesseur. Nous sommes justiciers de Thomieur des familles. Chambellan Quinola , faites venir mes filles.

{Ninon et Ninette entrent luibillccs en bergères.)

C'est en mon nom, grand duc, comme au nom de ma sœur, Oue je viens déclarer à voire seigneurie L'immuable dessein que nous avons formé»

LAERTE

Voilà l'habit claustral galamment transformé.

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