‹ Un spectacle dans un fauteuilChapitre 75 sur 82 · ACTE II , SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈNE VII

NIXETTE.

Nous vivrons loin du monde , au fond d'une prairie , A garder nos moutons sur le bord des ruisseaux. Nous filerons la laine ainsi que vos vassaux. Nous renonçons au monde, au bien de notre mère. Il nous suffit, seigneur, qu'une juste colère Vous ait donné le droit d'oublier vos enfans.

LAERTE

Vous viendrez, n'est-ce pas, dîner de temps en temps?

NINETTE

Nous vous demanderons un éternel silence. Si notre séducteur nous brave et vous offense , Notre avis, monseigneur, est d'en écrire au roi.

LAERTE

Le roi , si j'écrivais , me répondrait , je croi , Que nous sommes bien loin , et qu'il est en affaire. Tout ce que je puis donc, c'est d'en écrire au maire; Et c'est ce que j'ai fait, car il soupe avec nous.

(// entre un maire et un notaire.) {A Ninon.)

Allons, mon Angélique , embrassez votre époux. {Il la conduit à Silvio. ) Il ne s'en ira point, ne pleurez pas , Ninetle.

Embrassez votre frère , il est aussi le mien.

( // la conduit à Silvio. )

Et vous, mon cher Irus , ne baissez point la tête 5 Soyez heureux aussi ; — votre habit vous va bien.

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