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devant l’Association Britannique pour l’avancement des sciences, et la même année, devant l'Académie des Sciences de Paris (‘). En outre, elles ont été développées dans notre essai sur les relations chimiques et géologiques de l'atmosphère (13), paru en 1880, où nous appelions l'attention sur la part prise par M. Lockyer au développement de cette idée par ses belles et ingénieuses études spectroscopiques qui ont été présentées à la Loyal Society, le 12 décembre
Nous avons fait remarquer ensuite que Lavoisier avait véritablement anticipé, dans les spéculations dont il a déjà été question, sur les conclusions que les chimistes ont formulées aujourd’hui: toutefois » l'hypothèse par laquelle nous cherchions, en 1874, l’origine des nébuleuses dans un milieu universel, n'était qu’une extension légitime de la théorie nébuleuse.
$ 19. Ainsi au mois de mai 1867, nous avons déjà dit que la loi dela dissociation chimique était universelle, ct que l’on pouvait s'attendre à rencontrer, dans les nébuleuses et dans les étoiles, la matière sous des formes plus simples que nous ne lui connaissons ici. En août 1874, en ratta-
(*} Comptes rendus, t. XXXVNIII, p. 452, 1878.
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chant cette idée aux spéculations de Dumas sur Ja nature composée des soi-disants éléments chimiques ainsi qu'à l’ordre d’apparition de ces éléments dans les astres, nous avons émis l’opinion que la matière dont nos éléments dérivent par stoichiogenèse, à la suite de condensations successives dues au refroidissement, pourrait être l’élément reconnu par l’analyse spectrale dans la chromosphère du soleil et bien défini par la raie n° 1474.
Ces idées ont trouvé aujourd’hui un accueil favorable parmi les chimistes ; cependant plusieurs d’entre eux paraissent en ignorer l’histoire, bien que leur auteur l’ait reproduite avec persévérance.
Mills accepte cette genèse des éléments lorsqu'il écrit, en 1886 (') : “ Le refroidissement de la matière primoraiale peut être regardé, au point de vue chimique, comme conduisant à une succession de polymères (1, 2, 3... #), x étant la densité primitive. Mais, le dégagement de chaleur qui accompagne la formation d'un polymère, s’opposera, comme conséquence physique, au refroidissement et par conséquent à la polymérisation. » Il est facile
(*) Numerics of the Elements, Part II L., E, and D. Philos. Mag., XXI, 157.
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de se représenter les phases successives de ces 4 ce] phénomènes, comme Mills l’a fait pour les da étoiles variables. : cot
$ 20. Dans l'allocution qu’il a tenue devant 4 tai l'Association britannique jour l'avancement des ln sai sciences, en septembre 1886, Crookes a vulgarisé : 0 l'hypothèse de la genèse des éléments par poly- ] mérisations successives dues au refroidissement 4 mé d'une matière primordiale. Il rattache cette idée M Hu à l'hypothèse de Prout sur les poids atomiques M l'es et il suppose qu'il peut se trouver, dans l’atmo- 4 thé sphère solaire, sinon la matière primordiale, au s'af moins une substance ayant un poids atomique ent
plus faible de moitié que celui de l'hydrogène. Déjà en 1874, nous avions exprimé l'opinion que cette substance devait être l'élément donnant la ligne verte 1474 de Kirchhoff, si remarquable dans la couronne solaire et au sujet de laquelle C. A. Voung (!) fait observer » qu’elle doit provenir d'une matière dont la densité est : de beaucoup inférieure à celle de l'hydrogène. » Cependant Crookes pense maintenant, en 1886, que cette matière primordiale pourrait être l'élément hypothétique nommé #e/iuim par Frankland, qui donne la raie jaune D,. Il existe
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(1) GC, A, Youxc. The Sun, 1881, p. 2
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cependant d'autres raies d’origine inconnue dans le spectre solaire ; elles peuvent très bien correspondre à des espèces soi-disant élémentaires formées par stoichiogenèse. Reste à savoir laquelle de celles-ci doit être regardée comme la plus élémentaire.
Il est à remarquer que l'idée du développement des éléments chimiques aux dépens d’une matière première, telle que nous venons de l’exposer, est purement hypothétique, et que la théorie chimique proposée dans ce volume s'appuie sur une toute autre base et en est entièrement indépendante.