‹ Un système d'organisation socialeChapitre 53 sur 75 · POLICE · texte numérisé non relu

POLICE

Attendu que, dans une Nation où chaque citoyen est membre du pouvoir souverain, et se trouve, par conséquent, intéressé au maintien du gouvernement qui émane de lui, et dont il est à la fois partie int^prwte, c'est-a-dire où chaque citoyen veut la conservation de son œuvre et sa propre conservation , il iie saurait s'ourdir de graves conspirations ;

Attendu que, dans une Nation où, par la sage organisation de la propriété, de Tinstruction et du commerce, chaque citoyen ayant Texistence, l'éducation et le travail garantis, iï n'y a plus de crimes, de délits, de pro^, de machinations gouvernementales, de hideuse expldtation de l'homme par l'homme, la police est en loéme temps honorable et facile ^ exercer;

Attendu que, s'il faut absolument, pour le gifiifftjfft de l'ordre et^la continuité exacte de la surveillance, qu'il y ait des fonctionnaires voués a ce genre de magistrature qui doit être environnée de considération , il est juste aussi que chacun prenne, à son tour» 99 part des charges pid)Uques :

ARTICLE PREIUBR.

Tous les citoyens, sous h direction d'un commissaire, font, a tour de rôle, la police de leurs conununes respectives. ^

La police est toujours faite ouvertement.

Le temps passé h l'exercice de la police estT)ayé à chaque citoyen par la caisse éternelle de sa commune, proportionnellement a ce qu'il gagne par mois, chose facile à constater par l'inspection du livret personnel et des registres du bazar.

Les citoyens peuvent se vouer pour toujours a l'exercice de la police. Ils sont rétribués pour ce genre de magistrature, ainsi que tous les autres fonctionnaires de l'Etat dont la profession n'a point de prix de maind'œuvre.

L'élève qui aura satisfait h l'examen subi h la fin des cours de l'Ecole Humanitaire de chef-lieu de département ou de premier degré, est apte k devenir commissaire de police.

Il y a un commissaire de police par commune, deux

par chef-lieu de canton, quatre par chef-lieu d'arrondissement, six par cheMieu de déparlement.

Les commissaires de police sont sous les ordres des officiers civils.

Je voudrais, en outre, qu'en attendant l'époque où I •Assemblée Représentative pourrait se livrer avec calme et sécurité à la fabrication des lois et règlements destinés k fonder et k maintenir Tordre, la paix, la richesse et le bonheur dans le corps social, il fût pris quelques mesures provisoires capables, sinon d'assurer, du moins de prolonger le triomphe populaire. On conçoit qu'il en est d'une telle nature qu il m'est impossible de les faire connaître par avance. Ce sera a la situation du Peuple, après sa victoire, c'est-à-dire a l'aspect offert par les Nations étrangères et par raristocratie intérieure % à en déterminer l'emploi. Je ne parle ici que des précautions qu'il est permis d'indiquer par esprit de prévoyance. Encore un coup, les autres dépendraient des nécessités du moment; et il est telles idées dont la propagande et ' l'adoption n'exigent pas beaucoup de temps aux heures terribles des révolutions. 11 est inutile de leur donner, un cours anticipé.

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