‹ Un système d'organisation socialeChapitre 69 sur 75 · I.a cause qui s'agite a besoin du sêcrel · texte numérisé non relu

I.a cause qui s'agite a besoin du sêcrel

JËBUB^ d PilaU.

La vérité, Seigneor, est donc bien redoutable. Qu'il faille, pour Voufr, un mystère semblable?

DR bSriult, au publie.

Dehors, peuple I.en ce lieu les cris sont défendus. On l'avait BvjTti.

ex ItTRI- HflUDLT.

Dekots!

LB PHCPLB, it retirant.

Vive JésDs i

i MÊMES, excepté le ptnpU,9ui mtprenipartà

h teint qut dit dehore.-

Accusé, vous av*2 le droit de vouH.Mendra; Hais le peuple a pèrdo celui de vans eMevdre. Veuillez continuer! Les débats sont fMveris.

Vous eb étiei aai maux par les colon» swilfèrl;.'

JÉSU9.

Maintenant» pénétrez dans l'eneeinte des villes ! Voyez les artisans dans leurs noirs domiciles ! Do ces infortunés, de ces forçats nouveaux.

Analysez la vie et les rudes iravaui î Avouez-le, Seigneurs! l'honnête prolétaire, A peine, en épuisant son diurne s&laire, Suffit-il aux nesoins le plus essentiels, A ces besoins premiers nommés matériels !

Obligé, pour pouvoir oser de .«on adresse.

D'emprunter à des mains que blanchit la paresse, ' Et dont tout le talent consiste à lui prêter Les grossiers éléments qu'il sait, seul, exploiter ; M'a-t-il pas la doulei r, quand de sa loge obscure Il rapporte un produit au comptoir de l'usure, De se voir retenir, à' titre d'intérêts.

De dommages fictifs, d'avances ou de prêts.

Quelque peine, d'ailleurs, qu'ait pu lui coûter l'œuvre, Le bénéfice entier qu'assure le chef-d'œuvre ? En vain a-t-il usé son corps et son esprit :

De ses sueurs un autre absorbe le profit.

Si, révolté, parfois, du honteux monopole Qu'on fait de ses efforts, il repousse i'obule. Et cessant, par dégoût, son rôle productif, Les bras croisés, il feint de rester inaclif ; Loin d'effrayer le grand dont il subit l'empire, A peine excite4-il son dédaigneux sourire.

Le prêteur est certain de domp:er l'emprunteur : La rapine a chez lui groupé cette valeur Qui, puissante, malgré son origine immonde, Représente à la fois tous les biens de ce nu>nde. Aussi, de dése.«poic cet acte sérieux Ne l'émeut-il pas plus qu'un éclair dans les cieux. Le financier le voit comme une bouderie.

Un simple jeu d'enfunt, une plai:>anteni*.

Qui peuvent, il est vrai, soutenus quelques jours. De ses profits bien nets interrompre le cours, Et suspendre, un instant, le trop plein de sa caisse ; Mais, que lui font à lui ces entr'actes de baisse? N'en doit-il pas, plus tard, être dédommagé ? Bientôt, la faim viendra soumettre l'insurgé ! £t, lûentôt, en effet, le mourant prolétaire. Contraint, de se courber sous le joug usuraire,^ En dépit de son cœur, par la faim maîtrisé, Reprend son OBuvre m prix qu*il avait. méprisé. De ce prix ne pouvant réserver un scrupule, • Pour faire à sa vieillesse un modeste pécule, Le malheureux languit, sans espoir d'avenir.

Sa misère, il le sait, ne doit jamais finir !

fiien plus, pour eonsenreriiii'présentqQi l'asMinme,

De ses jours présumés il abrège )a soimne.

Quel horrible destin ! Mais bêlas ! si, parfois,

En se plaignant, il ose élever trop la voix.

Voyez comme on le traite ! « Aux verges i aux galères !

» A la meule ! » dit-on... Et les hommes sont frères!

Et, du même principe étant tous descendus,

Us devraient se chérir, s*aider !

LE PEUPLE, du dehors.

Vive Jésus !

Gàïphb, se levant et i'adressanl à Pifate,

Le peuple a, du dehors, entendu sa parole :

Qu'on Fécarte, Seigneur!

LE PEUPLE, du dehors.

A bas le monopole !

PILàTE, à Caiphe.

Notre droit jusque là ne saurait point aller, Gatphe ; et vous devez laisser Jésus parler.

Nous savons ce qu'il faut ou permettre ou défendre.

{A Jésus), Allez ! le tribunal. Jusqu'au bout, veut entendre.

jfiMIS.

Sur tous ces parias abaissant le rideau.

De leurs douleurs cachons le déchirant tableau ! Et, passant, à la fin, au scandaleux contraste, Contemplons leurs tyrans, au milieu de leur faste ! Observons, à leur leur, ces groupes fa>oris, Qui du sort n'ont jamais connu que les souris, JDont l'unique embarras, dans leur course mortelle^ Est celui de la rendre et plus longue et plus belle! Voyez-les paradant sous leurs brillant^ habits! Privilèges, honneurs, argent, titres^ crédits. Loisirs, séductions, emplois, paix, jouissance. Il n'est rien, en un mot, qui manque à leur puissance* De tout le genre hum.iin ils sont les créanciers. Syil que le sort les ait inscrits nos devanciers. Soit que les biens leur soient échus par héritage, Soit qu'en ayant reçu plus d'adresse en partage.

Ils aient sa reovahir avec habileté,

Le monde est leur ; et e'est , cottnné hospitalité,

C'est par calcul du mattre envers le loeÀ^re,

Qu'ils daignent y souffrir la race prolétaire !

Aussi . sont-ils contents des ehosés d'ici-bas ;

Aussi , qoand le progrès lés menace d'où pas,

Se croyait suspendus au-dessus d'un abttne,

Les entend-on crier à l'utopie, an crime.

Et de ces cris, vraiment, fauU-il être étonné ! ^

Le riche est de douceurs si bien environnée

Pour lui , point de travail ! Au sein de l'indolencr»

Consommer, s'enricliir, doubler son existence,

Voilà son seul étati Peut-il désirer mieux ?

Il n'est pas, il est vrai, lui-même industrieux;

Mais n'exploite-t-il pas les sueurs de ses frères?

N'a-t-il pas, pour talents, tous ceux des prolétaires?

A ses yeux, l'ouvrier a pris naissance, exprés, . -

Pour servir d'instrument à tous ses intéréyis*

La terre, d'après lui , n'est qu'una vaste usine,

Dont il est l'exploiteur, le peuple la machine.

Ah ! Seigneurs, pensez-vous que cet ordre fatal Soit un ordre éternel ?

LE PEUPLE, ^u dehors.

A bas le capital !

Pensez-vous qujs Tesélave, un jour, se faisant libre. Des droits pa viendra point réclamer l'équilibre ? Consultez la raison ! Ce spectacle^ odieux, Qu'après quatre mille ans le monde offre*à vos yeux, Ne doit-il pas finir ? Eh bien I estnl coupable Celui qui veut h&ler sa fin inévitable ?

On m'accuse d'oser, ddns mon dogme cruel , Dans mon système impie, attaquer jusqu'au ciel* Non ; ie ji'attaque point la puissance divine : Je l'élève,, plulét, par ma sage doctrine.

Admettant, en effet, un seul roi dans les deux, . -

Ne le fais-je donc pas plus grand que tous vos dieux ? (^^ J'attaaue, seulement^ ces prêtres iiypocrites, * ' I^Vk

Qui , faisant, sans rougir, un trafic de leurs rites, -^

Contre l'or, d*où qii'il vienne, échangent leur .encens,, Et, dès préceptes saints pervertissant le sens. Aux pauvres, menacés par des peines cruelles , Préparent, ici-baist, des chaînes éternelles. Hélas! peut-être, un jonr, ces prêtres imposteurs^ ' j De ma propre hiorafe infâmes détracteurs,' ; ; ~, ' . ** Se diront tries éjlùè ; et , dans l^ur foierfidie,

Produisant de ma loi Tabsurde parodie.

Au lieu de s'eq servir pour «au¥er r^oivors,

Peut-être en useront pour nûeuiL river ses fers !

Des Césars et des graods» pes^s dans œa balance» rabaisse, Yous dit-on, la gliwre et la puissance* , .. ; Il n'est pas de héros que n'atteignent mes traits. Eh! doit- on mesurer la' graadeur au JL forfaits? \

La gloire est -elle donc Tœuvre du cimeterre ? . Les héros sont-ils ceui qui ravagent la terre? mortels insensés I 6 peuples ignorants! .

Quoi ! vous glorifiez ! quoi ! vous appelez grandst €es princes assassins, ces Césars monomaoes Qui , des dieux ne voulant servir que les die^ mii^ Par le fer et la flamme ont conquis leur jreeom ? Ah ! ce n'est pas ainsi qu'os eélâbre son oem I Celui oui se dévoue au bonheur de sa face Dans l histoire a, seul, droit d'occuper unte place* Mais, tout est conversé sur ce globe pervers : Le crime a des autels et la vertu des fers !

Envieux d'appliquer mon système sauvage, Jusqu'aux droits les plus saints j'ose porter l'outrage. Bfa fureur dlnnover ne respecte plus rien.

Du sang même, ditron, je dissous ie lien.

Ainsi , dès mon vivant, on fausse mes maximes ! L'égoïsme effrayé' les convertit en crimes.

Non, Seigneurs; non^ jamais, de ce cœur généreux Ne se sont échappés de si coupables vœux.

Loin d'éteindre 1 amour de l'enfant pour le père. Loin de ravir la fille à celui de sa mère, Je veux aux cœurs de tous voir son feu s'allumer, Je veux à tous donner la puissance d'aimer.

Oui, je veux, de ce monde expulsant la misère, De cet amour si doux étendre encor la sphère. Je venx que tout mortel, quel que soit son pays. Soit, partout, aussi bien qu'à son foyer admis. Que rastrequi, pour tous^ daii6:kB^^jBQament brille, Un jour, n'ait à chauffer qu'une seule famille.

Enfipy je veux^ dit-on. Scribes, Pharisiens^ Dans mon exc^s d'audace aUenterà vos biens j Et, certes, ce n'est pas le plus léger des crimes Dont me chargent tout bas vos esprits magnanimes. Eh bien ! oui, je le veux ; oui, selon moi, Seigneurs» A la propriété sont dus tous les nialheurs.

Et, pour les guérir lous^ je ne vois qu'un reiDède c Il faut (et ce sera) que l'Etat seul possède. Vous prétendrez en vain conjurer l'aveair ; Vous n'empécberû pas les faits de' s'accomplir. C'eut moi qui vous le dis : la race prolétaire Fondera, malgré voiis, l'Elat propfiélaîreé .;

Choisissez ! f 1 le faut. Dans ^os ealciils tmbis,

Vottlei-voas par la forée être un jour envahis^ Ou, prenant, à l'avance, un parti juste et sage , Vomex-voos, abrogeant votre loi. d'héritage, Et gardant, jusqu^au bout, votre bien respecté. Sans secousse, arriver à la Communauté ?

Méditez, croyez-moi, sur ce flagrant dilemme! Je l'ai voulu résoudre, en créant mon système. Et, c'est pour rapprocher ce terme solenneJL Où les hommes, formant un pacte universel.

Deviendront ici-bas de véritables frères, Que, zélé défenseur des classes ouvrières, Et protecteur des grands à qui j'indique un port. Pour elles et pour eux j^atlends ici la mort. Car, dans vos ytA, déjà, j'entrevois la sentence. Je sais quel prix, pour vous, doit avoir ma défense. On ne convertit pas le barbare intérêt.

Eh bien ! puissants Seigneurs, prononcez ^otr^ arrêt ! Qu'importe que je sois innocent ou c» upable! Proclamez que Jésus était un misérable !

Le monde, avant longtemps, sera désabusé.

riLATE.

Gardes, pour un instant, emmenez raccusé !

(4 Malchui.)

Capitaine, avec eux, soyez en sentinelle / Attendez qu'en ce lieu mon ordre vous rappelle.

Cki?BB, à Malchus. ÂUez!

gciîBrs xir.

LES MÊMES, excepté 3È^VS, MXLCHUS ET LES

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