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«r Mais pocr suppléer ao défaut desstx ^mîlle] mousquetaires qu'on a pris des seize balaill ji^ de Ja secoade ligne j il est nécessaire d'avoir fait auparavant, dèi le e<»iDmeacemeiit de la campagne, une revue générale de toutes les personnes inutiles de Tannée, comme de goujats, ralels, marchands^ vivandiers et autres volontaires; il n'est pas possible qu'il ne s'en trouve plus de trois mille dans l'année, étant forte comme je la suppose; desquels trois mille c'est assez d'en prendre deux
mille, pour en faire des manches des mousquetaires et les joindre après aux deux mille piquiers qui sont restés sur la ligne; et de tous ensemble, il en faut faire ensuite seize bataillons à trois de hauteur, et, par cet ordr«, le front de chacun sera aussi grand, comme il étoit auparavant le détachement de six mille mousquetaires. Mais surtout on doit observer que les piquiers dans les haltes ne mettent jamais pique en terre pour les élever, d'autant qu'on ne connoit de loin la force des bataillons que par Tépaisseur des piques. C'est pourquoi ils doivent porter les piques à plate sur Tépaule ou de biais.
« Et afin de tromper encore plus aisément l'ennemi, tous les piquiers des bataillons de la première ligne doivent pratiquer le même ordre.
« Et comme les seize bataillons de la seconde ligne ne sont pas ordonnés pour combattre, à cause de la milice dont ils sont composés, laquelle n'est pas aguerrie, on doit par avance les avertir que les ailes de la cavalerie, qui sont à leur droite et à leur gauche, venant à marcher pour aller combattre les ennemis, qu'ils fassent dans ce temps-là halte; et cependant, le corps de réserve doit s'approcher d'eux, tant pour les favoriser, que pour prendre en flanc Tinfanterie ennemie, en cas qu'elle voulût attaquer les ailes de la cavalerie, les voyant découvertes à leurs flancs par le défaut de cette infanterie qui a eu ordre de s'arrêter au lieu de marcher conjointement avec les ailes, sur une même ligne, à cause de sa foiblesse.
« Ou bien si on ne veut pas se servir de toutes ces personnes inutiles de l'armée, il faut prendre quatre mille mousquetaires desdits seize bataillons, au lieu de six, pour en faire quarante pelotons de soixante hommes chacun, à trois de hauteur, et les placer derrière les escadrons des ailes de la première ligne et quarante autres de quarante hommes chacun, à deux de hauteur, pour les placer de même derrière les ailes de la seconde ligne.
« Et pour les deux mille piquiers et les deux mille mousquetaires qui restent, les mettant à trois de hauteur- dans chaque bataillon, le front de tous les seize sera aussi grand par cet ordre qu'il étoit avant le détachement (I).
(1) Les deux paragraphes précédents sont k la fin dans le ms. fr. 4269.
fl mt reste qm'm fûie lootÊs cea choses ï m oâi qse Vemmtmi k ca ponie ftTi>ir aactioe ,f «atjiîi qae les saaxciMnH toat à demi guéris d de là fl tcxait à eraladie qse leouit à déeooTfir vatre desftcm, fii*d n'ca fit «atasi qse to«s |i«ar ètie à desx de jea.
« Xali les cfanses se fjisuià sofAiBscm,ilest comstant qu'on doit mwùÎT m^¥é^ n très grand aTanU^e 9or loi^ car toates 1*^5 rmmms homaioes ^enlenl que deax coq>s étmat plas forts i|D cm fteol^ que oelaî-là soceombc sooâ la farc« des deux aotrei, ee qg on peut eaeort proaver par [^exemple d'Hercole^ qui n'osa jamais eombattre contre deux; et par ainsi ces quatre mille bomines d m'anlerie, joints à qaatre mille cheratix des deux aîle« de la première ligne, ils doÎTent de là, par toutes les raîsom de la guerre, battre et défaire la caTalerie des deux ailes dei enoemb se trouTant seule dans cette conjoncture sans tnlaoterie qui la soutienne ; et la caralerie défaite, TiufaQlerie Test par conséqueut.
« £l de là, cet ordre de bataille ne peut être qae très avantageux, en le pratiquant de la manière qu'il est marqué cideyaat,
41 Deuxième stratagème {fig, XIV),
H Pour le deuxième stratagème du second ordre de bataille, il faut s'en servir de cette sorte^ en faisant au-devant des deux ailes de la cavalerie de la première ligue, âlreote ou quarante pas proche délie, plusieurs foucades 3^3 sur deux lignes, proche Tune d*3 l'autre de dix à douze pieds de distance, comme il est marqué ici par les leltres a^b et c, d; lesquelles foucades se font en creusant en terre des trous profonds chacuu de deux pieds ou deux pieds et demi, et larges d*autantj au fond desquels il faut mettre un sac de poudre de cinq ou six livres, plus ou moin?, et les achever de remplir après de pierres, de cailloux, de la terre et de la brique^ si on en trouve commodément sur le lieu; mais auparavant, il faut avoir fait une taillade qui aille depuis chaque foucade jusques assez proche de la tête des escadrons 4, large d'un demi pied et profonde d'autant, pour y faire au dedans une traînée de poudre, laqueile ou couvrira après de branches et de gazon ou d'autres choses solides.
Deuxième stratagème de guerre,
Fig. XIV.
D*aprë8 un dessin da Liyre de Guerre. (Ms. de la BibL du génie, feaille n* 44.)
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Les escadrons des ennemis venant ensuite à passer dessus les dites foucades, et mettant dans ce temps là le feu aux ti aï* nées, elles feront après soudainement leur effet, qui sera assurément très grand puisqu'il n'est point d'escadron^ en quelque lieu qu'il se trouve passant sur les deux lignes, qu'il ne se rencontre trois foucades sous lui; et de là qu'on juge de l'avantage que notre cavalerie auroit sur celle de l'ennemi, la prenant dans ce grand désordre où les foucades rauroieot mise par leur grands effets.
Cet ordre est bon à pratiquer, quand on est persuadé que l'ennemi vous attaquera infailliblement et sans faute (i).
« Troisième stratagème (fig. XV).
« Je joindrai encore un troisième stralagèrae dont on peut se servir quand on est plus fort en cavalerie que Tetinemi.
« Pour pratiquer ce troisième stratagème, je suppose que Tarmée soit plus forte en cavalerie que celle de rennemî, et cela étant, il faut prendre tous les escadrons qui se trouveront de plus, et en doubler après les premiers escadrons des ailes, de la manière qu'il est marqué ici par les chiffres 1,2, 3 et 4.
« Les ennemis venant ensuite pour combattre, ces escadrons, à quatre-vingts ou cent pas proches d'eux, se détacheront et iront après, par un caracol à droite et à gauchej prendre eu flanc et par derrière les ailes des ennemis.
« Et cette attaque faite brusquement et auparavant que les ennemis soient aux mains, elle ne peut assurément être que très avantageuse. Et j'ai remarqué que la plupart des batailles se sont toujours gagnées quand on a pu attaquer les ennemis parles flancs; nous en avons plusieurs exemples, môme de notre temps : les deux batailles de Leipsic et de Lutzen, comme j'ai montré ci-devant, ont été gagnées par ce moyen, et celles
(1) Note marginale: « Les foucades seront i\ 20 pas du front de liatidière, soit que vous soyez attaqué en corps armé, soit que yous pratiquiez la même chose dans un camp retranché oh renùemi tous doit attaquer. »
Trohièmù stratagème de guerre.
Flf. XV, O'aprâA Bb dwiîii du Livra de Ghcth. (Mi> de ii BibL dm géiiê, fouilla a* 45,)
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