Capitao das agitas , comme l’appelle Camoëns
Dans la traversée de Macao à Goa, le vaisseau qui portait le grand poète portugais, assailli par une tempête, fit naufrage devant les bouches du Mékong. Camoëns parvint à se sauver, tenant d’une main hors de l’eau son manuscrit des Lusiades , tandis que, de l’autre, il nageait vers le rivage. ,
en mer. Les navires peuvent entrer dans le Mékong au moyen de neuf bouehes ou cua , mais à marée haute seulement.
Nous remontons entre deux rives plates, bordées de palétuviers et de palmiers nains. Les berges sont plus relevées que celles du Donnai; le sol paraît moins marécageux. D’énormes arbres, bizarrement contournés, laissent retomber dans l’eau leurs racines aériennes; d’autres, morts de vieillesse, étendent au-dessus du fleuve leurs rameaux desséchés.
Plus haut, apparaissent les cocotiers, plus vigoureux qu’à Saigon, et mêlés aux sveltes aréquiers. De grands échassiers se prélassent sur la vase du rivage; on entend souvent le cri des perroquets, mais les caïmans et les singes continuent à rester invisibles.
A midi, on passe devant Mytho, sans s’y arrêter. Cette petite ville, chef-lieu de l’une de nos trois anciennes provinces, sera prochainement reliée par un chemin de fer à la capitale de la Cochinchine, avec laquelle elle communique déjà au moyen de l’arroyo de la Poste, canal naturel, navigable seulement pour les jonques et les batiments d’un faible tirant d’eau. La situation de Mytho, au point de contact entre les deux deltas du Mékong et du Donnai, est très avantageuse pour le commerce. Au bord de Peau, s’élèvent sur pilotis les cases des indigènes; çà et là, sous les grands arbres, on aperçoit de jolies maisons européennes.
Au-dessus de Mytho le paysage devient superbe. De vertes rizières s’étendent à perte de vue. Le fleuve, au courant rapide, charrie des îlots flottants, formés par des troncs d’arbres, des branchages et des détritus de plantes qui, pendant leur voyage aquatique, continuent à végéter et même à fleurir. Il s’élargit de plus en plus, car nous avons quitté le Cua-tieu et nous sommes maintenant dans le Song- Mytho, au-dessus du point d'où se détache un des pnnci-
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paux bras du Mékong. On rencontre une multitude de barques et de pirogues conduites par un ou deux hommes. La soirée est délicieuse; la lune, cette compagne aimée du voyageur, vient un peu lard au rendez-vous, mais, vers dix heures, elle illumine magnifiquement le paysage.
10 décembre. — Nous avons dépassé celte nuit la frontière du Cambodge. Le pays est différent d’aspect : plus de cocotiers ni d’aréquiers. Sous les manguiers et les bambous. on voit de nombreuses habitations, toutes construites sur pilotis. Du côté du nord, la berge est plus élevée que les plaines de l’intérieur. A quelque distance du rivage, le sol devient marécageux, parsemé de lacs et d’étangs; c’est là que se trouve la vaste « plaine des Joncs », occupant une étendue considérable de terrain, dont le pourtour seul est cultivable. Sur les rives, je remarque de belles plantations de bananiers, des champs de coton, de mûriers, de tabac et d’indigo; puis de grands roseaux et des joncs au panache blanc, peuplés d’une infinité d’oiseaux. Le lleuve, large de plus d’un kilomètre, roule à perle de vue ses eaux calmes et majestueuses; il s’appelle ici Tien-giang, « fleuve Antérieur » , par opposition à son autre bras, le Han-giang, « fleuve Postérieur ».
La nouvelle capitale du Cambodge, Pnom-penh, où nous arrivons dans la matinée, occupe une de ces situations privilégiées qui semblent désignées par la nature pour l’emplacement d’une ville. Elle se trouve au point d’intersection de quatre grands cours d’eau, ce qui lui a fait donner par les Français le nom de « Quatre liras ». Que l’on s’imagine un X dont la branche supérieure à droite serait le haut Mékong. Au point meme où se forment les deux bras inférieurs dont j’ai parlé plus haut, une autre branche remonte à gauche; elle a cela de particulier que, pendant la saison des crues, de juin à octobre, elle va se perdre dans un immense réservoir lacustre, modérateur naturel des inondations du
delta; pendant la période de sécheresse, au contraire, le niveau du Mékong s’abaissant, le courant change de direction et reflue vers la mer.
Le Cambodge était autrefois un royaume prépondérant dans rindo-Chinc, et jouissait d’une civilisation très développée, ainsi que l'attestent les magnifiques ruines éparses dans la vallée du Mékong. L’histoire de sa décadence est assez confuse. Ce qu’il y a de certain, c’est que, dès le commencement de ce siècle, les Siamois d’un côté, les Annamites de l’autre, avaient enlevé au Cambodge une grande partie de son territoire. Le reste était fatalement condamné à disparaître de la meme manière, si la France, qui venait de prendre pied dans la péninsule transgangétique, n’était intervenue à temps pour couvrir de sa protection le roi du Cambodge; nous avions tout intérêt à nous ménager un petit État ami sur nos frontières.
Aujourd’hui le Cambodge, un peu plus étendu, mais un peu moins peuplé que nos possessions de la basse Cochinchine, forme, en réalité, une annexe de notre colonie. Le roi Norodom, qui nous doit sa couronne, est absolument dévoué à la France, et, par l’importante position stratégique des Quatre Bras, tout le cours navigable du Mékong est ouvert à nos canonnières.
Nous n’avons que trois heures à passer à terre : c’est peu, mais on nous promet, quand nous reviendrons, une journée entière à Pnom-penh.
Je vais voir le représentant du protectorat français, M. Fourès, qui occupe, en face du débarcadère, une jolie maison au milieu d’un beau jardin. Je lui exprime le désir que j’aurais de rendre visite à S. M. Norodom Ier. Il paraît que, pour le moment, la chose est impossible : c’est l'heure delà sieste ; .d'ailleurs, le temps manque, mais, à mon retour d’Angkor, on s’arrangera pour me ménager une audience royale.
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Comme je n’ai rien de mieux à faire, je vais simplement visiter la ville. Un cocher malabare m’offre sa voiture, mais je ne suis pas pressé; malgré la chaleur et le soleil de midi, je préfère aller à pied pour mieux voir.
Pnom-penh, nouvelle capitale du royaume, s’étend en longueur sur la rive droite du Mékong. On estime sa population à 35 000 habitants. Elle s’annonce de loin par un grand mausolée pyramidal, construit sur un monticule et flanqué de quatre autres pyramides plus petites. C’est du reste le seul monument intéressant de la ville qui, sauf le palais du roi et les résidences de quelques grands personnages, n’est qu'une agglomération de cases en planches et en bambou, la plupart élevées au-dessus du sol sur des poteaux autour desquels vivent pêle-mêle des porcs, des chiens et des poules. Une grande rue sinueuse, assez bien entretenue, traverse la cité d’un bout à l’autre; je l’ai parcourue dans toute sa longueur. Il y a aussi un quartier chinois, très animé, où se trouvent quelques belles boutiques. Enfin, le long du fleuve, sont amarrées une grande quantité de barques, véritable faubourg flottant, habité par une nombreuse population de femmes et d’enfants, dont la principale occupation est de pêcher à la ligne. Les poissons, très abondants dans les eaux cambodgiennes, sont séchés au soleil et donnent lieu à un important commerce avec la Chine.
A trois heures, je suis rentré à bord, fatigué, mais ayant vu beaucoup de choses nouvelles pour moi, et, en somme, très satisfait de ma promenade; car le Cambodge, bien que limitrophe de la Cochinchine française et de l’Annam, et offrant physiquement à peu près le même aspect, en diffère absolument sous le rapport des mœurs, du langage, du costume et du type de ses habitants.
Les Cambodgiens ou Kmers ressemblent assez à leurs voisins, les Siamois* mais on les distingue facilement des
Annamites. Ces derniers sont grêles, rachitiques, étiolés : le Cambodgien est grand, robuste, bien fait; il a le teint plus foncé. Les deux sexes ont l’habitude de porter les cheveux ras et taillés en brosse sur le sommet de la tête. Ils vont pieds nus et tête nue, et sont moins vêtus que les Annamites. L'habillement des hommes se compose d’une courte veste, étroite, à boutons de métal ou de verre, et d’un langouti (sorte de caleçon réduit à sa plus simple expression). Les gens riches y ajoutent une ceinture de soie fabriquée dans le pays et souvent d’une grande valeur. Les femmes portent également le langouti et aussi une robe longue, ouverte sur la poitrine ; souvent elles laissent leurs bras nus, et se contentent de se draper dans les plis d’une légère écharpe flottante; on les rencontre fréquemment nues jusqu’à la ceinture. Les enfants courent entièrement nus par les rues; ils portent au cou des amulettes, et 3nt la tête rasée, à l’exception d’uné petite mèche de cheveux sur le haut du crâne. J’ai vu des petites filles n’ayant pour tout vêtement qu’un ornement d’argent suspendu audessous du nombril. Par l’expression de leur physionomie, leur démarche et leurs allures, les Cambodgiens, hommes et femmes, me rappelaient plutôt les populations hindoues; les Annamites, au contraire, se rapprochent davantage du type de la race chinoise.
Au delà de Pnom-penh, la rivière offre à chaque instant de charmants points de vue. La végétation est splendide. On dépasse un village habité par des Malais; il est bien construit sur de hauts pilotis; on y remarque une belle pagode.
Deux heures plus tard, nous longeons de près la rive droite, devant l'interminable village de Compong-luong, port de ranciehne capitale Oudong, située à une dizaine de kilomètres dans l’intérieur. Les cases des indigènes s’élèvent à l’ombre , de massifs de bambous gigantesques et d’arbres
Vue de Pnom- penh, capitale du Cambod
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magnifiques, manguiers, palmiers à sucre et cotonniers sauvages. Une grande partie de la population vit sur l’eau, dans d’innombrables bateaux rangés le long du rivage.
A la chute du jour, nous franchissons plusieurs passes resserrées, entre des îles boisées. Ce point est voisin de l’embouchure du lac. Non loin de là se trouve, dans une expansion de la rivière, le village flottant de Gompong-chuang.
41 décembre. — A deux heures du matin, on est entré dans le Grand Lac ou Tonlé-sap « Fleuve d’eau douce », long de 110 kilomètres avec une largeur moyenne de 2o. Cet immense réservoir des eaux du Mékong est partout d’une profondeur à peu près uniforme, qui atteint, en septembre et octobre, de 12 à 14 mètres, puis s’abaisse graduellement jusqu’à 1 mètre et même au-dessous. A cette époque, qui se présente en février et mars, l’issue du lac devient un véritable vivier, où l’on prend aisément des quantités prodigieuses de poisson d’excellente qualité. Maintenant, en décembre, les eaux descendent avec rapidité, mais le lac est encore assez profond pour que les plus gros steamers puissent y naviguer.
A neuf heures, nous jetons l’ancre à l’angle nord-ouest du lac, près de la canonnière le Mousqueton , en station devant l’embouchure de la petite rivière de Siem-réap. Une mission française, commandée par M. Delaporte, étudie en ce moment les ruines d’Angkor, et ce petit bâtiment a été mis à la disposition du chef de l’expédition. En face, une ligne uniforme d’arbres indique une côte basse; derrière nous, rien que le lac semblable à la pleine mer. Nous sommes dans les eaux siamoises; car, lors de l’établissement de son protectorat sur le Cambodge, la France a commis la faute d’abandonner définitivement au roi de Siam, les deux belles provinces d’Angkor et .de Battambang, dont la possession était également revendiquée par les deux États.
Mes compagnons de voyage et moi passons sur le Mousqueton. Le Battambang continue sa route vers l’extrémité du lac; il remontera son affluent, le Samké, et ira jusqu’à la ville de Battambang, à 200 kilomètres plus loin, puis il reviendra nous chercher dans trois jours, à la place où nous l’avons quitté.
La chaleur est excessive; le temps nous paraît long à bord de cette petite canonnière, où l’on est fort mal; je plains vraiment de tout mon cœur les infortunés marins, qui, pendant des mois entiers, n’ont pas d’autre domicile, exposés toute la journée à un soleil de plomb, la nuit aux piqûres des moustiques. Enfin, vers deux heures, paraît un sampan, monté par M. Thil, géomètre de l’expédition, deux matelots français détachés à Angkor, et un mandarin siamois de classe inférieure, répondant au nom de Louk. Nous nous installons tous tant bien que mal, au milieu des nombreux colis destinés au ravitaillement de la mission, et nous voguons vers la rive.
Le spectacle qui nous y attendait était assurément des plus extraordinaires : nous avions devant nous une foret inondée, qu’il s’agissait de traverser. Partout où la vue peut s’étendre, ce ne sont que grands arbres dont le tronc disparaît sous plusieurs mètres d’eau; souvent l’extrémité des branches émerge seule à la surface; dans les clairières, notre bateau glisse au-dessus d’un fourré de broussailles et d’arbustes submergés, que nous apercevons distinctement sous nos pieds. On conçoit combien il est difficile, dans de pareilles conditions, de ne pas s’égarer, car rien n’indique la route.
Après une heure et demie de cette étrange navigation, nous traversons un marécage peuplé d’une infinité d’oiseaux. Çà et là, de grands buffles noirs, plongés dans l’eau jusqu’au cou, fixent sur nous leurs gros yeux étonnés, et reniflent bruyamment.
Cambodgiennes,
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A cinq heures, nous atteignons enfin la terre ferme. Quelques-uns d’entre nous en profitent pour suivre à pied le sentier longeant le petit cours d’eau que nous remontons. Je reste dans le bateau, absorbé par la contemplation du paysage qui est devenu fort beau, et des scènes de la vie primitive qui se déroulent sous mes yeux. On traverse plusieurs villages. Il fait nuit; chaque maison est éclairée par un feu de copeaux, allumé devant la porte; l’intérieur n’a de secrets pour personne : les cloisons, largement ouvertes, permettent de voir tout ce qui s’y passe.
L’eau est si peu profonde maintenant, que nos bateliers sautent à chaque instant dans la rivière pour pousser la barque. Bientôt ils arrivent à un endroit qu’il est impossible de dépasser. C’est là que notre mandarin Louk nous attendait; il nous avait devancés pour nous fournir les moyens de continuer notre route, et nous avons la satisfaction d’apercevoir, à la lueur des torches, sept charrettes attelées de bœufs et de buffles, qu’il vient de réquisitionner et qui nous attendent avec leurs conducteurs.
A peine sommes-nous installés dans nos véhicules, qu’un orage éclate et que la pluie se met à tomber par torrents ; aussi, comme les voitures siamoises sont découvertes, nous arrivons absolument trempés, vers neuf heures du soir, à la petite ville de Siem- réap, où nous devons passer la nuit. Le précieux Louk nous conduit à la maison des étrangers, qui, de même que toutes les autres habitations du pays, est construite sur de hauts pilotis. On y accède par une échelle d’un aspect peu rassurant. Heureusement cette case, entièrement construite en bambou, sans un clou ni une planche, est assez propre, ce qui tient probablement à l’absence de tout mobilier.
La première fois qu’on met le pied dans une maison cambodgienne ou siamoise, on éprouve une singulière sensation : on se figure que le plancher qui, comme les parois,
n’est composé que de légers bambous entrelacés, va céder sous votre poids. Il n’en est rien ; le bambou a le privilège d’être solide autant qu’élastique; il n’en faut pas moins un certain temps pour s’habituer à marcher avec confiance sur celte surface instable. Un autre inconvénient, ce sont les nterstices qui existent à chaque croisement des lattes : les objets peu volumineux qui vous échappent par mégarde, disparaissent aussitôt par l’un des innombrables trous qui criblent le plancher, et il est fort difficile de les retrouver sur un sol généralement boueux, où vaguent les animaux domestiques.
Le gouverneur de Siem-réap, ayant appris notre arrivée, nous envoie quatre chaises, autant de nattes et une table sur laquelle nous déballons nos provisions de bouche. Gomme les vivres et surtout les liquides ne nous manquent pas, nous passons une soirée fort gaie et. des plus pittoresques; après quoi, nous dressons nos moustiquaires pour consacrer au sommeil le reste de cette première nuit passée en pays siamois.
12 décembre . — Nous continuons notre voyage à travers la forêt. Les roues de nos chars font entendre une musique stridente; on dit que c’est avec intention qu’on ne les graisse pas, afin qu’elles produisent ce bruit, destiné à éloigner les tigres. Après trois heures d’une roule fatigante, à cause des profondes ornières qui font faire à nos voitures des soubresauts fantastiques, nous débouchons dans une clairière. Là, deux lions en granit se dressent à l’entrée d’une chaussée dallée qui conduit, par-dessus de larges fossés, à une galerie ornée de colonnes et surmontée de tours. Quand on a franchi la porte triomphale qui en occupe le centre, on voit se dérouler une seconde chaussée aboutissant à un incomparable monument que n’oublieront jamais ceux auxquels il a été donné de le contempler.
Je savais que j’allais me trouver en présence de l'une
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des merveilles du monde, et cependant j’éprouvai une secousse d’étonnement qui, à mesure que j’avançais, se changeait en une admiration et un plaisir plus profonds.
Il faudrait des volumes pour faire une description détaillée du temple d’Angkor-wat, et ces volumes existent déjà 1 . Je me bornerai à en rappeler le plan général, qui est d’une remarquable simplicité. L’édifice se compose de deux galeries reclangulaires, concentriques et étagées; la première est décorée de pavillons aux angles; la seconde est surmontée de quatre tours pyramidales, ayant la forme de tiares gigantesques. Sur une plate-forme, à l’intérieur de la seconde galerie, se dresse un massif également orné de quatre tours sur les côtés, et portant au centre une tour plus iiaute que les autres, mais de meme style et dominant le monument tout entier. On jugera de l’ensemble des proportions par ce fait, que la tour centrale s’élève à oG mètres au-dessus de la chaussée et que les galeries du premier étage ne mesurent pas moins d’un kilomètre de pourtour.
M. Thil nous conduit à la mission, campée plutôt que logée dans une case de bambou, louée aux bonzes qui occupent, à quelques pas de là, d’autres cases toutes pareilles. Elle est ouverte à tous les vents, ce qui, sous ce climat, ne constitue pas un grave inconvénient. On ne peut désirer une plus belle situation; elle est dans la cour de la façade principale, à vingt pas de l’un des grands escaliers.
M. Delaporte est à Angkor-tom, à 6 kilomètres dans la forêt; les autres membres actifs sont dispersés dans les environs, où ils déblayent, photographient, dessinent et moulent les ruines dont la contrée est couverte. Le docteur Ernaull seul est présent; il veut bien, ainsi que M. Thil, nous piloter à travers les galeries du célèbre édifice, que nous avons hâte de parcourir.