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LE PORT DE QUEBEC

Un projet de loi, intitulé “Loi pourvoyant à de nouvelles avances au port de Québec’’.

Cette loi autorisait le prêt de $5,000,000 à la commission du port de Québec pour des améliorations pour l’accommodation des bâtiments à haut tonnage qui, seuls dorénavant pourront faire le service des passagers avec avantage.

C’était simplement permettre l’équipement du port de Québec afin de satisfaire à l’existence du commerce du jour et de l’avenir.

Quoique ce projet fût regardé d’un bon oeil, non seulement des membres de la province de Québec, mais aussi d’un grand nombre de représentants des autres provinces, d’autres s’étaient prononcés contre au point de vue d’économie nécessaire dans le moment.

La question de nos ports, les améliorations nécessaires à leur bon fonctionnement est toujours intéressante pour moi. Venant d’une province pour laquelle j ’avais demandé justice depuis quinze ans, je donnai mon assentiment bref, mais avec force en faveur de ce projet, non-seulement dans l’intérêt de Québec, mais dans l’intérêt même du Canada.

Je dis donc en Chambre que ce projet de loi cadrait bien avec les vues que j’avais exprimées toute ma vie. Ceux de mes collègues qui ont siégé avec moi dans le passé à la Chambre des Communes comprendront que je n’ai rien à ajouter à ce projet. J’avais toujours insisté sur la nécessité d’utiliser nos ports nationaux sur l’Atlantique et le Pacifique, de même que sur le St-Laurent, et je considérais que tout mouvement dans cette direction était un bienfait national.

J’affirmai qu’il était temps que l’on reconnaisse enfin tous les avantages que la nature avait donnés au port de Québec, surtout ce-

lui de la profondeur de ses eaux que rien probablement ne pourrait diminuer. A mesure que notre commerce se développera, nos ports doivent aussi augmenter leurs installations, dont un grand nombre sera requis comme disait l’ancien président du Grand-Tronc, M. Hayes, à propos du Transcontinental, qu’il faudra au Canada plus tard, nonseulement les ports de Québec, de St- Jean et d’Halifax, mais en plus une douzaine d’autres encore sur les côtes de l’Atlantique et du Pacifique. L’autre question de transport, dis-je, est une question vitale pour le Canada. J’appuierai cette mesure, parce que je sais que l’on reconnait mieux de jour en jour l’utilité du Transcontinental, de Winnipeg à Québec, non-seulement dans toutes les régions du Canada, mais également dans les pays étrangers.

Je définis plusieurs des avantages de cette voie au sujet du transport des grains et surtout au sujet du transport des bestiaux, vu que cette voie ferrée de Winnipeg à Québec est plane, et les bestiaux ne sont ni secoués, ni tourmentés comme ils le sont sur les voies qui ne sont pas aussi parfaites que celle-ci, et ils arrivent au port en aussi bon état qu’à leur départ. Pour ces différents motifs je votai pour la motion.

Inutile de dire que les Sénateurs de Québec me remercièrent cordialement, des deux côtés de la Chambre, et même plusieurs députés de la Chambre des Communes qui se trouvaient présents à ce débat.

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