‹ Un Tribut à la race acadienneChapitre 145 sur 158 · UN BANQUET A L’HON P. J. VENIOT · texte numérisé non relu

UN BANQUET A L’HON P. J. VENIOT

Lundi, le 3 octobre, le “Club Laurier” de Vancouver donnait un banquet en l’honneur du Ministre des Postes à l’hôtel “Vancouver”, à 12.30. Près de deux cents personnes étaient assises aux tables, attendant avec empressement l’adresse du Ministre. J’avais été assigné à un siège à la gauche du président, le Ministre était à sa droite.

Entendant le président, à la fin du repas, annoncer à l’assemblée qu’elle a dans le moment avec elle un hôte de grande distinction, j ’attendais son introduction. Mais, au contraire, il prie immédiatement le sénateur Turgeon 'de le présenter aux citoyens de Vancouver. Dans une telle impasse il ne me restait pas d’autre alternative que d’obéir à l’invitation du président. Ce fut alors pour moi une occasion de faire connaître à la province de la Colombie-Anglaise les qualités de M. Veniot comme homme public, qui avait été mon collaborateur dans le comté de Gloucester pendant plus de trente ans, qui m’avait toujours prêté la fidélité d’un fils à son père, et à qui j’avais en retour donné le dévouement d’un père à son fils. Je 'donnai un rapport aussi bref que possible de la carrière de leur hôte, et je leur déclarai que ceci était sa première visite, mais que mieux ils le connaîtront, plus ils l’aimeront. Je profitai de l’occasion pour donner mes vues sur la question des chemins de fer du district de la Rivière de la Paix, et exprimer mon désir de voir cette région reliée au chemin 'de fer Canadien-National aux ports de Vancouver et de Prince-Rupert. “Faites construire une ligne directe vers les ports

de mer d’abord; les embranchements se bâtiront d’eux-mêmes après”. Ces dernières paroles mettaient l’auditoire en bonne humeur pour écouter le Ministre des Postes.

L'hon. M. Yeniot parla pendant plus d’une heure soutenant l’attention constante de son auditoire. Il conseilla aux libéraux qui n’avaient pas un grand nombre de représentants à Ottawa, d’envoyer leurs 'délégués à Ottawa avant la session et faire connaître au gouvernement leurs vues et leurs désirs sur les besoins de leur province. Son discours, comme toujours, était solide, intéressant et son appel à l’union, l’unité d’aspirations dans notre Canada, le plus grand et le plus précieux Dominion dans le Commonwealth britannique, fut accueilli avec enthousiasme.

En reprenant son siège, il reçut des applaudissements prolongés et un chaleureux remerciement de la part du président.

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