LE RETOUR DES RESSOURCES NATURELLES
Sur cette question du retour des ressources naturelles aux Provinces des Prairies, l’hon. M. Taschereau dit: “La province de Québec ne s'objecte pas au retour des ressources naturelles à l’Ouest du Canada ni à l’octroi d’un traitement spécial pour les Provinces Maritimes, pourvu que la base de la Confédération ne soit pas touchée.”
Cette déclaration réglait à l’instant les <deux grandes questions financières devant la Conférence.
Puis l’hon. M. Ferguson dit: “La base financière, posée par l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, ne peut pas être regardée comme permanente, mais sujette à des rajustements. Si le principe du rapport de la commission Duncan est bon, on devrait étendre une semblable enquête dans tout le Dominion. Je suis d’avis que si d’ici à quelques mois, le gouvernement fédéral se 'déclarait disposé à nommer une commission de financiers en vue qui soumettraient un rapport en dedans d’un an, rapport qui serait ensuite soumis à une conférence provinciale de tout le Dominion, cela contribuerait à encourager ceux qui ont des griefs réels ou imaginaires. La position isolée de l’Ile du Prince-Edouard mérite que cette province soit traitée d’une manière spéciale et avec la plus grande générosité. Une dépense de quelques milliers 'de dollars n’est qu’une bagatelle si cela doit inspirer l’optimisme, l’harmonie et encourager l’industrie. En ce qui regarde ma province, je n’ai aucune réclamation spéciale à formuler.”
Ces paroles sont certainement conformes à l’esprit de la constitution.
L’hon. M. Robb, Ministre des Finances, crut devoir déclarer à la convention qu’il ne pouvait mettre la position du Canada en danger en faisant de grandes concessions financières. Le crédit du Canada à l’étranger est aujourd’hui plus grand que jamais et il ne voudrait pas voir la confiance internationale dans le Canada diminuée ou altérée d’aucune sorte, et il demande du temps pour considérer cette importante question.
En attendant la Commission Royale pour tout le Canada, le Ministre des Finances aura sans doute trouvé les moyens nécessaires pour faire face à toutes les demandes. Depuis 1921, M. Robb a toujours réussi à améliorer la position financière du Canada sous tous les aspects et je n’ai pas de doute qu’il réussira dans cette occasion comme dans toute autre.
UN TEIBUT A LA EACE ACADIENN.E