L’HON. MACKENZIE KING
Je crois devoir citer une partie de l’adresse de l’hon. Premier Ministre du Canada à cette conférence, le 9 novembre :
“ . La conférence impériale, dit-il, de l’an dernier, a posé
en principe que l’Empire britannique doit être reconnu comme une communauté de nations autonomes, unies seulement par une commune allégeance. Quel est celui qui n’est pas fier 'd’un tel héritage?”
Belles paroles qui devaient plaire à tout Canadien. Au même moment, l’hon. James Gardiner, premier ministre de la Saskatchewan, loua les institutions britanniques comme étant les plus généreuses du monde, reconnaissant les droits et les privilèges des minorités de langue et de religion. Personne n’apprécie de telles paroles plus que moi.
L’hon. M. Taschereau prononça aussi ces belles paroles à l’égard des Pères de la Confédération:
“Les Pères de la Confédération, dit-il, regardaient l’avenir et prévoyaient ce qui approchait, et si le Canada doit avoir de l’admiration pour quelqu’un, c’est bien pour les gentilshommes d’il y a soixante ans.”
J’ai dit ces choses en maintes occasions, depuis bien des années.
M. Gardiner, en retournant à Régina, réitéra à peu près ces mêmes paroles dans une assemblée tenue à Toronto, pendant que nous étions à Saskatoon, et je demandai à l’instant à mon fils de lui présenter mes sincères félicitations.