‹ Un Tribut à la race acadienneChapitre 153 sur 158 · LA REFORME DU SENAT · texte numérisé non relu

LA REFORME DU SENAT

Tous les membres de la conférence, imbus 'des justes et riches déclarations des quatre Premiers Ministres des vieilles provinces, se déclarèrent opposés à toute réforme du Sénat, et la question fut réglée sans la moindre friction, comme le déclara le Premier Ministre du Canada. On refusa toute réforme du Sénat; non seulement on ne voulut pas restreindre ses pouvoirs de “Veto”, mais on refusa de le rendre électif, en tout ou en partie. On refusa d’établir une limite 'd’âge, considérant que son indépendance est la plus grande sauvegarde du Canada.

Les Pères de la Confédération n’ont-ils pas pourvu à l’incapacité possible d’un membre du Sénat en décrétant que pour tout sénateur qui n’a pas pris son siège pendant deux sessions consécutives, son siège devient vacant. Cela ne suffit-il pas pour démontrer la sagesse de nos fondateurs?

Que serait-il arrivé au Sénat durant les dix 'dernières années, s’il y avait eu une limite d’âge, disons 75 ans? Nous avons au Sénat depuis dix ans, les sénateurs David, Dessaules, Montplaisir, Béique,

Daniel, feir George E. Foster, Poirier, Lavergne et Watson, qui auraient tous dépasse depuis plusieurs années la limite d’âge, et nous aurions perdu durant plusieurs années les services de ces hommeslà? Pendant dix ans nous aurions perdu les services ‘du sénateur David, et nous aurions enlevé au Sénat et au pays les services de Sir George Foster, du sénateur Béique, du sénateur Poirier et des autres, et ces hommes-là auraient-ils été remplacés par des hommes plus capables ou 'd’une plus grande expérience?

Le Sénat ne sera pas dérangé, et, je l’espère, chacun de ses membres continuera à rendre les plus grands services possibles au Canada 'dans l’exercice honnête de ses talents, de son énergie et de sa compréhension des problèmes nationaux.

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