‹ Un Tribut à la race acadienneChapitre 39 sur 158 · PERIODE DE 1908 A · texte numérisé non relu

PERIODE DE 1908 A

Le nouveau parlement encore sous la direction de Sir Wilfrid Laurier devait de toute nécessité élaborer de nouvelles et grandes mesures nationales et inter-impériales, mesures auxquelles personne ne semblait penser dans le moment mais qui soudainement s’imposèrent à la plus sérieuse considération du peuple.

C’était d’abord la question de Réciprocité commerciale avec les Etats-Unis, et ensuite la question d’une marine canadienne pour la protection du Canada, et une aide à l’Empire Britannique dans un cas de nécessité.

Cette dernière question n’était pas tout à fait nouvelle mais bien discutée entre le gouvernement d’Angleterre et des différents Dominions, avec le Canada surtout ; mais personne n’y pensait dans le cours de l’élection.

A deux conférences inter-impériales précédentes, Sir Wilfrid avait déclaré à Londres que c’était bien son désir et le Gésir du Canada d’entreprendre la protection de ses côtes et de son commerce sur les mers, mais que le Canada n’était pas encore en état de se soumettre à de telles dépenses, qu’il devait terminer la construction de beaucoup de chemins de fer, donner tous les soins possibles au grenier du Canada dans l’Ouest, qui serait bientôt le grenier de la Grande Bretagne elle-même, mais qu’il serait prêt à introduire une telle mesure aussitôt que les conditions financières du Canada le lui permettraient, et les choses en étaient restées là.

La première question, la Réciprocité avec les Etats-Unis avait été de tout temps l’ambition de Sir Wilfrid Laurier. Cette ambition avait aussi été la mienne depuis mon jeune âge, et c’est surtout pendant mon séjour dans les Etats-Unis que j 'avais pu étudier cette importante question et apprécier les avantages qu’elle devait assurer au Canada. Cette question de réciprocité avec les Etats-Unis comme je l’ai déjà dit fut le principal sujet de ma première adresse au peuple dans le comté de Gloucester à mon retour de New York, en 1896. Je reviendrai sur ces deux questions. J’ai dans le moment un sujet local bien important à relater.

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