‹ Un Tribut à la race acadienneChapitre 64 sur 158 · VISITE DE SON ALTESSE ROYALE LE PRINCE DE GALLES · texte numérisé non relu

VISITE DE SON ALTESSE ROYALE LE PRINCE DE GALLES

C’est au moment où cette session particulière avait été convoquée que Son Altesse Royale, le Prince de Galles, était arrivé au Canada dans sa première visite. Il avait mis pied à terre dans le Canada, à St-Jean, au Nouveau-Brunswick, et c’est au cours de cette session qu’il visitait la capitale du Canada.

Comme les autres orateurs, et plus encore peut-être étant de la Province du Nouveau-Brunswick, et de la minorité française de cette province, je devais donner au pays l’expression des sentiments de notre province, et dans mon discours sur l’adresse au Gouverneur-Général, je trouve le passage suivant, au Hansard, le 5 septembre 1919 :

“Puisque je me fais en ce moment l’interprète du Nouveau- Brunswick et que je serai peut-être le dernier député de cette province à élever la voix durant ce débat, je ne saurais terminer ces observations sans dire un mot de la visite de Son Altesse Royale, le Prince de Galles, qui, pour la première fois, a foulé le sol canadien dans la Province que j’ai l’honneur de représenter.

“C’est dans la ville de St-Jean que Son Altesse Royale, notre futur roi, celui qui, plus tard, succédera non seulement au Trône de son père, mais à celui de ses ancêtres, de tous ceux qui depuis le règne de la Reine Victoria jusqu’à George V, ont ajouté de la gloire à l’Empire Britannique, a rencontré pour la première fois le peuple canadien. Qu’on me permette de dire à cette Chambre et au pays que les différents éléments de la population du Nouveau-Brunswick ont reçu Son Altesse Royale avec un enthousiasme aussi grand que celui qui s’est manifesté dans les grandes villes de Montréal, Québec et Toronto, et que des milliers de citoyens, comme aussi des milliers de vétérans de la guerre ont fait des centaines de milles à travers la Province pour assister à la réception offerte au Prince de Galles, notre futur roi. Ils s’en sont retournés chez eux enthousiasmés tant par son allure que par le développement chez lui de ce véritable esprit démocratique qui caractérise la conduite de Son Altesse Royale, non seulement à St-Jean, mais aussi à Toronto, Montréal et Ottawa”.

Comme député à la Chambre des Communes j ’ai eu le privilège de rencontrer Son Altesse Royale, de faire partie Gu Corps Législatif qui lui présenta une adresse au nom de la nation Canadienne, et lui serrer la main.

Il nous fut donné aussi, à ma femme et moi, d’assister au concert et bal donné par Son Excellence le Gouverneur-Général en son honneur.

Ma seconde épouse

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