‹ Un Tribut à la race acadienneChapitre 7 sur 158 · UN APPEL A LA COUR SUPREME DU NOUVEAU-BRUNSWICK · texte numérisé non relu

UN APPEL A LA COUR SUPREME DU NOUVEAU-BRUNSWICK

Immédiatement après la session de 1872, M. Renaud fit appel de la décision d’un magistrat du comté de Kent, à la Cour Suprême du Nouveau-Brunswick.

C’était un essai, un “test-case”, au point de vue constitutionnel. Ce fut une cause célèbre, j 'oserai dire la plus célèbre encore aujourd'hui depuis la Confédération.

L’argumentation à la Cour fut sérieuse des deux côtés et soutenue avec un respect mutuel de la part des contestants. Les juges du plus haut tribunal de la Province témoignèrent les plus grands égards envers les avocats des deux partis.

Mon cas à l’école supérieure de Beresford où j’avais obtenu une institutrice catholique de la part de l’inspecteur faisait partie du dossier de la partie catholique.

La plaidoyer dura plusieurs jours et le résultat était attendu de part et d’autre avec anxiété. La minorité catholique fut grandement désappointée, désolée. Le jugement fut rendu en février 1873.

Ce jugement ne reconnaissait aucun privilège à la minorité vu que l’Acte de 1858 tel que revue n’en reconnaissait aucun à aucun point de vue statutaire.

Cependant, la lecture de ce jugement donne encore aujourd’hui toute justice et tout honneur aux juges distingués de cette date et prouve réellement que toute leur ambition était de démontrer les points constitutionnels sous leur vrai jour, retenant même certains privilèges particuliers et certaines écoles dans différents districts de la Province qui se trouvaient séparément protégés par la lettre de la section 93 de de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord.

Il y avait une de ces écoles dans le village de Bathurst, une à New Castle et une à peu près dans chaque ville. L’argent nécessaire pour le soutien de ces quelques écoles était voté par la Législature chaque année , un montant séparé pour chacune d ’elles.

“Voilà tous les privilèges que l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord nous avait conservés”, disaient-ils. En essayant de faire un changement, nous exposons les minorités des autres provinces au même sort que la minorité du Nouveau-Brunswick,

Ce qui était bien vrai, mais ce qui aussi ne nous soulageait pas. Après les changements de gouvernement en 1873, M. Costigan continua à combattre pour la minorité du Nouveau-Brunswick, mais toujours en vain.

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