PAUL, AMBROISE
PAUL, remontant vers Ambroise.
Diles-moi, mon ami , êtes-vous allé au jardin depuis hier?
AMBUOISE, s’arrêtant devant la porte du fond.
Oui, m’sieu, je me suis levé ce malin, tout doucement, pour
\ UN VEKRE l)E CHAMPAGNE.
ne pis réveiller mon épouse ; et je suis, depuis six heures, à ratisser.. .
paol.
Vous n'avez rien trouvé, dans le jardin ?
AMBROISE, posant son râteau contre une chaise au fond et descendant.
Faites excuse, in'sieu...
PAUL
Ail !
AMBROISE
Faites excuse... j’ai trouvé des mulots.
PAUI..
Ce n’est pas cola que je vous demande...
J’ai trouvé aussi des colimaçons ; mon épouse me les fora cuire.
PAUL
Mais ensuite ?
AMBROISE
Ensuite?... nous les mangerons, moi et mon épouse.
paul.
Et voilà tout ce que vous avez trouvé?
AMBROISE
Il y avait bien aussi quelques taupes...
PAUL
Imbécile ! ■
AMBROISE
M’sieu a peut-être perdu quéque chose?
PAUL
Eh oui!... justement.
AMBROISE
C’est que j’ai trouvé aussi un éventoir. (u tire de sa poche un
éventail.)
PAUL, riant.
Tu veux direun éventail... Mais je n’en porte pas, mon ami ; c’est une bourse que je cherche, une petite bourse bleue... avec un chiffre brodé...
AMDROISB .
M’sieu, je n’ai trouvé ne le chiffre, ne la bourse... sans quoi...
PAUL
Allons, je Vais fouiller le jardin. (U sort par le fond. — Ambroise remet l’éventail dans sa poche.)