I. Les Conlemporains, a® série, article sur Ferdinand Fabre
S'il m'a paru nécessaire de noter discrètement ces scandales (1), qui représentent une partie de l'expérience acquise dans mes neuf années de sacerdoce diocésain, il me semble d'autant moins utile d'y insister qu'ils ne m'impressionnaient pas. La foi des jeunes prêtres sans étude est souvent dissoute par l'incrédulité ou l'imperfection qu'ils constatent chez leurs aînés. Ma foi |tait de nature trop intellectuelle et trpp livresque pour être atteinte de cette façon. Il fallait, pour la ruiner, la ramener sur les distinctions artificieuses et sur les subtilités sentimentales de l'apoljogétique; il fallait appliquer mon attention sur les titres mêmes dont l'Eglise appuie ses prétentions.
I. Du célibat ecclésiastique, je neveux dire que quelques mots parce que je m'en suis expliqué dans mon livre Autour d^an Prêtre marié. C'est un grand idéal, tout comme le ^ mariage chrétien est un autre grand idéal. La pratique a pu faire de l'un et de l'autre, dans certains temps et dans certains lieux, une simple convention ou même une sorte d'imposture. L'Eglise n'en prêche pas moins deux grands idéals.