I. Logique, liv. III, chap. XXÏII
les faux sont la source des dogmes. J'avais découvert parmi les prêtres instruits (1) et même dans l'épisoopat (2) trop de sceptiques ou de gagistes pour que la permanence des gens intelligents dans l'Eglise pût désormais m'illusionner. Mes supérieurs et mes confrères m'avaient trop souvent répété que la vérité n'est pas bonne à dire. Je savais a quoi m'en"" tenir sur la foi de Ducbesne et de Lejay. Je n'étais pas très rassuré sur celle de Loisy. Je voyais comment se maintient l'autorité de l'Eglise et je savais comment elle s'est formée.
De la foi, de «l'habitude» de la foi, j'étais passé à la science qui est, comme le dit encore Bossuet (3), « une habitude de croire une chose par des principes clairs et certains ».