I. Cf. ci-dessus, ch. XIII, p
3. Parmi les évêques étrangers sur les convictions desquels j'avais dès lors les plus sûrs renseignements, se trouvaient John Ireland, archevêque de Saint-Paul, et John Spalding, évêque de Péoria, aux Etats-Unis, prélats qu'on citait sans cesse en France aux jeunes laïques pour leur montrer qu'on peut être en même temps catholique et grand citoyen moderne . lis étaient de purs rationalistes. J'avais beaucoup parlé d'eux dans VAméricanisme^ mais sans pouvoir révéler tout le fond de leur pensée, parce que je la savais confidentiellement et qu'ils vivaient encore.
Le propos d'un archevêque que j'ai rapporté à la page Ii4 de mon Histoire du Modernisme est d'Ireland. C'est de Spalding qu'il est question dans ma Crise du clergé (3® édit., p. 370) : le prélat « découragé )>, qui s'est « embarqué sur le vaisseau romain parce qu'il lui semblait le plus capable d'atteindre tout l'idéal de l'humanité » .