SÉPARATION DES ÉGLISES ET DE L'ÉTAT
Je fis simplement répondre par le journal (1):
« Nous ferons remarquer que nous avons publié un compte rendu de ce qui s'est dit et de ce qui s'est fait à l'assemblée des évêques, mais que nous n'avons jamais songé à révéler les propos échangés entre un prélat et M. de Mun. Cette distinction est nécessaire, parce que l'auteur du compte rendu maintient qu'une observation a été faite au sujet de l'évolution qui s'est produite dans l'esprit de M. de Mun depuis le moment oii il avait écrit son fameux article sur «-la loi d'apostasie», et que cette observation a causé une profonde sensation sur les évêques, dont un certain nombre sont tentés de considérer l'éloquent député du Finistère un peu comme un Père de l'Eglise (2). »
Le 29 août, j'expédiai au pape un texte manuscrit de la Supplique. Dans une note publiée le lendemain par Le Siècle, j'annonçai au public l'expédition du document :
« Un groupe de catholiques vient d'adresser au pape une lettre relative à la situation créée par l'encyclique.
« Cette supplique, qui fera pendant à celle que les Vingt-trois (3) écrivirent aux évêques, montrera à Pie X