‹ Un vie de pretre [microform]; mon expérience, 1867-1912Chapitre 70 sur 106 · I. Numérodu a 6 août · texte numérisé non relu

I. Numérodu a 6 août

a.D'aprèsl'article publié parLe Correspondant du ao février 1 920, (p. 435), le comte de Mun aurait dit à l'arciievêque de Besançon, dans une conversation, « toutes explications présentées » ,. « en manière de conclusion » : « J'ai combattu pour la résistance, mais, si j'avais été l'un de vous, Monseigneur, sans doiite n'auraisje écouté, comme vous, que mes responsabilités pastorales. »

3. La supplique des « Yingt-trois » ou des « Cardinaux- Verts »,■ ainsi appelée du nombre de ses signataires, dont plu-

qu'il y a des catholiques qui ne veulent pas abdiquer leur liberté sur des points où il est impossible de leur montrer comment la soumission aux lois de leur pays est en contradiction avec les règles de la conscience.

« C'est la résistance^ dans un sens différent de celui où le pape la désire.

« On dit que les adhésions à* cette supplique, qui est, paraît-il, aussi ferme que respectueuse, sont très nombreuses. »

Mon intention était d© publier la pièce dans Le Temps, 'qui paraissait 1& soir, ^t de la reproduire intégralement dans Le Siècle du lendemain matin. L'évêque de Tarentaise, auquel je soumis cette idée, me répondit par télégramme : « Préférerais Matin. Tâchez 1000. Urgent. Moûtiers ». Cela voulait dire de remettre le document au Matin, le journal alors le plus lu, et d'en exiger mille francs. ~ Mgr Lacroix n'oubliait jamais la question pécuniairci.

Au reçu de cette dépêche, j'allai immédiatement, c'est-à-dire le -30, à cinq heures, proposer la supplique au Matin, Il l'aurait acceptée volontiers, si elle eût été signée de plusieurs noms. Je n'en pouvais donner aTicun. Le lendemain, je la portai au Temps. Il la publia;,

«leurs étaient membres de l'Institut, 'fut rédigée par Brunetière et publiée dans L& Figaro du 20 mars 1906. Elle avait été adressée confidentiellement aux évoques quelques semaines auparavant.

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