‹ Un vieillard, doit-il se marier?Chapitre 2 sur 19 · AVANT-PROPOS VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS VII

duit en Français, c'est, pour ainsi dire, un ouvrage inédit que nous offrons aux lecteurs.

Ce morceau valait la peine d'être tiré de l'oubli, tant en faveur de la nouveauté de la thèse, un paradoxe finement traité, que pour sa valeur littéraire ; il est écrit avec cette bonne humeur, cet enjouement dont Pogge a marqué tous ses ouvrages, sans préjudice de ces qualités pittoresques qu'il recherchait parfois aux dépens de la pure Latinité. Son ordonnance rappelle, avec plus de laisser-aller (ce qui en double le charme), celle de ces beaux dialogues antiques qu'il arrachait aux catacombes des monastères, et dont il se nourrissait l'esprit en les recopiant avec amour. Il y a mis toute son ingéniosité, car c'était sa propre cause qu'il plaidait. Il s'agissait pour lui, non-seulement d'excuser le mariage d'un homme de cinquante-cinq ans, ce qui après

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