‹ Un voyageur des pays d'en haut [microforme]Chapitre 10 sur 19 · EE ————————————]— · texte numérisé non relu

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passer les barils de sucre sur le comptoir, se promettant bien de rire quand arriverait le tour du baril de balles. Il y avait du monde dans le magasin, Un baril de sucre ne pesait pas au bras de José ; aussi les passait-il lestement au Coamis. Tout à coup il s’aperçoit du tour qu’on a voulu lui jouer: il vient de saisir les balles. Alors, comme Samson arrachant les portes de la ville de Gaza, il fait un effort suprême, lève cet énorme fardeau au bout de ses bras, puis le rabat de toutes ses forces sur le comptoir. Le commis ne riait plus : le comptoir écrasé sous un tel poids se brise en morceaux | le plancher même est enfoncé, et les balles roulent au fond de la cave. ‘Tiens, dit José, quand vous voudrez rire de moi, vous vous y prendrez autrement.”

ces insectes font leur apparition. Ceux qui n’ont jamais été dans les bois, et le long des lacs ou des rivières de ces contrées septentrionales, n’ont aucune idée des tourments que peut causer cette armée de petits ennemis ailés. Ils sont si nombreux quelquefois et si altérés de sang, qu’ils font périr les animaux sauvages, tels que le chevreuil et l’orignal, Il est même arrivé que des chevaux ont succombé sous les dards de ces milliers de cousins, qui leur couvraient littéralement tout le corps. À la veille de la pluie, quand le temps est sombre, on voit des nuages de moustiques tellement épais qu’il devient impossible de garder une lampe ou une chandelle allumée ; c’est à peine alors si on parvient à les éloigner un peu, au moyen d’une forte fumée.

Pendant le jour, les voyageurs novices, occupés à manier l’aviron, subissaient de copieuses saignées, et malheur à eux s'ils

osaient se plaindre, l’épithète de #anceur de

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