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5. Jusqu'en 1736, les professions sont inscrites aux registres capitulaires et les engagements sont sur des feuilles volantes réunies en liasse (L, 917). Il y a ensuite un registre coté et paraphé par le bailli de Brie. Les archives de Seine-et-Marne conservent un double de ce registre (H 139} et plusieurs actes d'état civil concernant un des profès (H 839).
petits marchand» et à peine, dans ce long espace de temps, ea compte-t-on trois ou quatre qui méritent quelque attention. Je relève par ordre de dates :
En 1722, un clerc du diocèse de Bourges, Louis de Maussabré de Yillablin, dont le nom disparait absolument des registres depuis sa profession.
En 1747, Charles-Robert Despilly, clerc tonsuré, âgé de 1 9 ans, fils et frère de libraires de Paris, qui finit sa carrière au couvent en 1770.
La même année, François- Michel Gervais de Gom beaux, âgé de 31 ans, novice clerc, qui mourut prêtre en 1778.
Enfin en 1753, un autre novice de bonne famille, Guy Sallier de la Roche, neveu, j3 crois, de l'abbé Sallier, garde de la bibliothèque du Roi et Tun des quarante. Guy Sallier ne tenait pas de sou oncle, car entré à l'abbaye à 20 ans, il y mourut 27 ans après, sans avoir pu arriver à la prêtrise.
C'est, on le voit, une assez maigre moisson, mais si les chanoines d'Hiverneau ne se sont jamais fait remarquer par l'éclat de leur naissance ou de leurs talents, ou peut dire au moins que ce furent des prêlres pieux et attachés à leurs devoirs et que, depuis la réformalion, ou n'eut à signaler aucun scandale dans leur modeste communauté. Je reviens à mon récit.
Dom Moulin, en 1713, était venu se fixer définitivement à Hiverneau, et il y remplit les fonctions de prieur ^ jusqu'en 1723, époque de sa mort. Bien peu de temps avant, en 1722, il avait reçu la visite du pieux diacre Paris, qui allait successivement se mettre en retraite dans les monastères ou il croyait trouver des sujets d'édification*. Il est permis de supposer qu'il fut attiré à Hiverneau par le renom de sainteté du vieux prieur. Dom Mouhn mourut à 80 ans. Ce vénérable religieux, dont le nom est à peine connu, avait pourtant accompli, non sans difficultés 3, une œuvre considérable, et sa réformation s'était étendue à 14 monastères. Hiverneau, qui semble avoir été son couvent de prédilection, eut le privilège de conserver sa dépouille mortelle.
1. Après René Chanlepie dont il a été parlé plus haut, on trouve comme prieurs claustraux : Gilles Taffignou en 1703; François Bourdeliète en 1705; Pierre Le Tellier en 1708 ; Charles Loquet en 1709 ; Guillaume Le Carpenlier en 1710. C'est à ce dernier que succéda Dom Moulin.