‹ Une abbaye au XVIIIe siècle: Notre Dame d'Hiverneau (d'après des documentsChapitre 6 sur 11 · Vie de Monsieur de Paris, 1731, in>12 (s. n. d · texte numérisé non relu

Vie de Monsieur de Paris, 1731, in>12 (s. n. d

3. V. Histoire des ordres monastiques ; Paris, 1714, II, 431.

II fut remplacé par un chanoine qui avait fait profession à l'abbaye en 1715; Philippe Ogier, qui était le fils d'un notaire au Châlelet, fut prieur pendant près de 40 ans. L'abbé qui avait succédé en 1702 au commandeur de Beaulieu, Augustin de Montvallat d'Ënlragues, grand vicaire d'Au« tun, eut une carrière plus longue encore, car il fut commendataire pendant 44 ans. Il ne marque guère, d'ailleurs, dans l'histoire d'Hiverneau.

Les abbés, en effet, n'avaient aucune part dans l'administration dés communautés ; sauf le cas de contestation avec les religieux, on n'entendait parler d'eux qu'à leur mort. On faisait alors une sorte d'état des lieux, et le nouveau titulaire, ou la communauté, exigeaient que la succession du défunt pourvût à la réparation des bâtiments à la charge de Tabbé. Cela donnait souvent lieu à des difficultés ; il y en avait eu à la mort du commandeur de Beaulieu, et c'était l'abbé d'Enlragues qui les avait soulevées* ; à la mort de celui-ci, ce furent les religieux qui réclamèrent. Il avait légué 6,000 L pour les réparations, mais la somme fut jugée insuffisante *. J'ignore quelle suite fut donnée à la réclamation, mais il est certain qu'en 1750 on procéda à une réparation totale à laquelle la communauté put prendre une part importante, grâce à deux rentrées de fonds considérables, d'abord une somme de 6,000 l. cédée en 1749, moyennant rente viagère, par un pensionnaire nommé Jean Mazer, ancien concierge d'un château voisin', puis de pareille somme de 6,000 1. qu'un autre pensionnaire, Pierre Guenon, donna en 1750 aux mômes conditions *.

L'abbaye, ou le voit, tirait des ressources importantes de ses pensionnaires. Le moment me parait venu de donner sur ceuxci les quelques renseignements qu'il m'a élé possible de recueillir.

Les archives locales sont une source inépuisable d'informations sur les familles et sur les fiefs et fournissent pour l'histoire particulière et générale des matériaux que souvent on ne saurait rencontrer ailleurs. Elles sont pourtant bien peu connues, et l'on a peine à croire combien de fois les plus

i. Arch. nat. L, 917.

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