Voyage de Michel Fourmont et Sevin en Orient
âge * ? Le premier volume parut en 1787. Cette entreprise demandait des érudits de premier ordre, et c'est à peine si l'ancienne Académie avait été en mesure d'y suffire, surtout pour l'étude des manuscrits orientaux.
Elle donna son troisième volume en 1 790. Elle avait commencé, dès l'année suivante, l'impression du quatrième ; mais les travaux furent interrompus, les ressources manquèrent, et le volume était loin d'être achevé, quand l'Académie fut supprimée. L'Institut ne fut créé que deux ans après. La publication des extraits de manuscrits appartenant aux bibliothèques nationales fut une de ses premières préoccupations ; il s'obligea à la continuer, par l'article 25 de son règlement ; mais ce règlement même ne fut promulgué qu'en avril 1796. Il falhit d'abord procéder aux élections, mettre tout ce grand corps en mouvement, et le débarrasser des besognes inutiles dont l'accablaient les bureaux du ministère de l'intérieur. C'est seulement au bout de quatre ans que l'on put se mettre sérieusement à l'œuvre, pour achever le quatrième volume, commencé par l'ancienne Académie en 1791, et il parut en 1799.
1. Maury, Histoire de VAcadémiedes inscriptions y ip. 243 etsuiv.
Ce n'est pas la troisième classe de rinstitut, c'est l'Institut tout entier qui fut chargé de continuer celte publication. Il y avait lieu de le regretter. 11 se rencontrait sans doute, dans le nombre des manuscrits, des ouvrages de science et de philosophie pour le déchiffrement desquels le concours de la première et de la seconde classe était précieux; mais en général les travaux de pure érudition ne sont le fait ni des savants ni des philosophes.
On publia presque immédiatement un cinquième volume; mais le sixième ne parut qu'en 1801, le septième en 1804, c'est-à-dire après la suppression de la classe des sciences morales et politiques ^ La réorganisation de l'anXLrendità chaque classe de l'Institut h direction exclusive des travaux de sa com • pélence. La classe qui prit à partir de cette époque le nom de seconde classe, et qui correspondait à l'ancienne Académie française, ne fut plus chargée que de continuer le Dictionnaire, et d'examiner, sous le rapport de la langue, les ouvrages importants de littérature, d'histoire et de science. L'histoire elle-même, les langues vivantes, les antiquités et les monuments devinrent les attributions de la