‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 2)Chapitre 121 sur 129 · SÉANCE DU 3 AOUT · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 3 AOUT

Présidence de M. Dukoiit.

Le secrétaire général donne lecture dn procès-verbal de la dernière séance; il est adopté.

Le président donne communication d'une lettre do M. le Ministre de l'instruction publique annonçant que, sur le rapport de la Commission des sociétés savantes, Son Excellence a accordé à la Société une allocation de 300 francs pour 1869. Des remerciements seront adressés au Minisire par le secrétaire général, en exprimant combien la Société se trouve honorée et heureuse de cette marque d'approbation pour ses travaux et d'intérêt pour son avenir à laquelle elle est d'aulant plus sensible qu'elle a été toute spontanée de la part de Son Excellence, vu. *3

Le président présente comme membre titulaire H. Noirot, violon soliste honoraire de la chapelle de Sa Majesté, elM. Zylinsky, amateur des sciences physiques, dont les candidatures ont été admises préalablement par le Bureau. Il est procédé au scrutin , et le président prononce radmission de ces messieurs.

M. Quris, membre titulaire, poursuit la lecture de son travail sur le Réalisme dans la littérature. Cette partie qui ne le cède pag en intérêt ft celle qui Ta précédée est renvoyée à la commission de rédaction.

H. le conseiller Béraud, secrétaire général de la Société, lit une suite à son Voyage dans le midi de la France, dont le commencement parut dans le Recueil de la Société d* Agriculture d'Angers. Ce travail concerne spécialement Marseille «I son territoire. L*auteur recherche et retrace avec le plus de fidélité possible la physionomie pittoresque et morale de cette capitale de la Provence; étude qui ofifre un intérêt particulier par suite de l'isolement où cette ville est restée jusqu'au moment où les chemins de fer Tout mise en communication avec les autres grands centres intellectuels et industriels de la France, et surtout avec Paris. Aussi lorsque l'auteur la visita, en 1854, n'aVait-elle encore vécu en quelque sorte que d'une vie qui lui était propre, ou qui du moins, dans ce qu^elle pouvait avoir de complexe, présentait autant d'affinités avec celle des autres grandes villes maritimes de la Méditerranée, qu*avec la civilisation et l'esprit français. Il y avait donc là plus d'un siyet d'observation et un certain intérêt à constater les progrès qui, dans ces concB^ lions, avaient pu se faire dans la culture des sciences et des arts , ainsi que dans les établissements publics qui y sont consacrés.

Ce mémoire est renvoyé à la Commission de rédaction.

SÉANCE DD 9 NOVEMBRE l«li9.

Présidence de M. Dukoiit.

Le secrétaire général donne lecture du procès-Yerbal de la séance d'août qui est adopté.

L'archiviste présente la liste des publications adressées par les Sociétés savantes, on remarque celles de Tlnstitut smitbsonien , de TAcadémie des sciences naturelles de Philadelphie, et de l'Académie royale de Belgique. La Société philosophique et littéraire de Manchester denoande à échanger ses publications contre celles de la Société.

Le président annonce que le Comité impérial des Sociétés savantes, créé près du ministère de TinstructioD publique, s'étant occupé, sur la demande du Ministre, de dresser une liste spéciale des Sociétés les plus méritantes à raison de Timportance de leurs publications, en a indiqué vingt-sept parmi celles des départements, et les a distribuées en trois catégories. La Société de Maine-et-Loire figure dans la première de ces divisions > laquelle comprend seulement dix Sociétés.

Le Bureau présente comme candidats au titre de membres correspondants ^ l"" M. le docteur Gubler , agrégé de la Faculté de médecine de Paris et médecin de rhOpital Baujon , auteur de plusieurs ouvrages. Cet honorable. candidat est le gendre de David d'Angers; 2° M. Michaud, chevalier de la Légion d'honneur, capitaine adjudant-msûor en retraite , auteur d'ouvrages de malacologie et de paléontologie, demeurant à Lyon, 3« M. James Lloyd, auteur de la Flore de la Loire-lnfé^ rieure et d'autres travaux l)otauiques , demeurant à Nantes , qui tous trois ont demandé à faire partie do la So-

ciété comme correspondanis et lui ont bàl hommage à cet effet de diverses publicatioDs. Le scrutin a lieu et le président proclame leur admission.

M. Guittet, membre titulaire, expose diverses pièces d*ostéoIogie d'animaux domestiques, dont il fait hommage à la Société.

M. Boreau lit une troisième notice sur les plantes provenant des herborisations en Corse de M. E. Révelière^ de Saumur, membre correspondant, dont il vient de recevoir un nouvel envoi. Il a trouvé dans ce dernier fascicule des espèces fort rares , ou qui n'avaient été observées que sur des points beaucoup plus éloignés de la zone méditerranéenne, et ne faisaient pas jusqu'ici partie de la flore française. Elles sont Toccasion de descriptions originales ou de discussions critiques qui s'étendent aussi à quelques espèces litigieuses. Cette notice, qui augmente notablement le contingent des données authentiques que les recherches de H. Révelière apportent à la flore de Corse, prendra rang , comme celles qui l'ont précédée , dans le Recueil de la Société.

Cette lecture est suivie d'un résumé des principales herborisations faites en Maine-et-Loire en 1859, par les élèves du cours de botanique de l'école supérieure, sous la direction de leur savant professeur, M. Boreau. C'est une sorte de topographie botanique de quelques-unes des localités du centre de l'Âpjou les plus intéressantes en ce qu'elles soûl les mieux caractérisées par une végétation plus ou moins spéciale. Les particularités qui se rattachent à la constitution géologique et surtout minéralogique du sol dans ses rapports avec les productions végétales, ainsi qu'à l'aspect et à la configuration pittoresque des lieux, esquissées d'un crayon sûr et rapide ; un historique concis des épisodes et des incidents divers qui se sont produits dans chacune de ces excursions dans lesquelles.

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pour le plus grand nombre de ceux qui y prenaient part, c'était en quelque sorte marcher à la découverte de terres inconnues dans le monde de la science, donnent à ces récits un intérêt des pins vifs et aussi une utilité incontestable pour les botanistes qui voudraient entreprendre de semblables explorations. Ils trouveront là leur route jalonnée de telle sorte qu*ils éviteront des fatigues inutiles et des déceptions toujours décourageantes. De tels récits épisodiques ont d'ailleurs un charme particulier pour le botaniste qui, devenu sédentaire, aime encore à se rappeler ses premières recherches, et se plaît à les comparer à celles plus savantes que notre confirère a si agréablement racontées.

A la suite de ce travail vient celui de H. Lloyd, membre correspondant, sur une nouvelle espèce du genre Angelica, qui ne comprenait jusqu'ici, en France, que quatre espèces, dont trois habitent exclusivement les régions alpines. L'espèce nouvelle, nommée par H. Lloyd Heterocarpaj parait avoir une station spéciale circonscrite aux prairies basses arrosées par les fleuves de l'Ouest et dans les parties où se fait encore sentir le flux de la mer. Elle a été en effet retrouvée près de Bordeaux dans des conditions analogues à celles où l'auteur l'avait découverte au-dessous de Nantes. Elle fut confondue alors par les botanistes de la Société botanique de France, lors de leur session à Bordeaux, avec VAngelica Razouizii, espèce essentiellement pyrénéenne.

Cette notice est renvoyée au Comité de rédaction, conjointement avec celle de M. Boreau : elles formeront le commencement du huitième volume du Recueil consacré aux sciences.

Le secrétaire général donne lecture d'une revue artistique qui embrasse tout ce qui se rapporte à l'enseignenient et aux progrès des arts du dessin à Angers, depuis

1856 que parât son travail sur les établissements scientifiques et artistiques de la ville. Cette revue débote naturellemeat par une visite à Técole municipale des beaux- arts, où se donne un enseignement aussi élevé que complet de toutes les parties qui constituent les arts du dessin. Après avoir indiqué le mode et le caractère de cet enseignement, signalé son influence sur la perfection qa*ont, atteinte toutes les branches de Tindustrie angevine qui peuvent recevoir quelque secours du dessin , Fauteur fait connaître ceux des élèves qui se sont distingués. Puis ensuite il rend compte des études et des envois des élèves de Técole qui, en qualité de boursiers du département, poursuivent leur éducation artistique à Paris, Enfin , regardant les musées comme le complément nécessaire de ces études , il signale les tableaux et les statues dont les nôtres se sont enrichis, et rend hommage à la générosité de la famille de David d* Angers, de feu M. le comte de Turpin de Crissé, de M. Lenepvou, etc.

Cette revue est renvoyée au Comité de rédaction et deviendra le commencement du tome VU des mémoires consacré à la littérature et aux beaux-arts.

Après cette lecture, la séance est levée.

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