SÉANCE DU 7 DÉCEMBRE
Lecture est donnée du procès-verbal de la dernière séance.
Le secrétaire bibliothécaire après avoir indiqué les en-vois des Sociétés savantes, présente un Essai sur la Créa^ graphie botanique de VAube, par H. Antoine Legrand, qui en fait hommage en demandant à faire partie de la Société comme membre titulaire non résidant. Le Bur^eoitx
ayant admis cette candidature, H. lo président fait procé* céder au scrutin et proclame H. Legrand, membre titulaire non résidant.
M. Bouché fait hommage d*un exemplaire photographié de son tableau des logarithmes. La 'Société TOte des remerciements unanimes à cet honorable professeur.
M. le président adresse des remerciements à M. le commandant Martin pour Tbommage qvCil fait à la Société d*un certain nombre d'exemplaires du calendrier musulman et se rend Tinterprète de la Société en lui faisant connaître qu'elle se trouverait heureuse de comprendre, dans la partie scientifique de son Recueil, le travail qu'il élabore sur le calendrier judsdque.
Il est procédé au renouvellement du Bureau pour 1860. On vote par bulletins individuels pour le président, le directeur et le secrétaire général, et par bulletins collectifs pour le trésorier et l'archiviste. Sont élus : président, M. le comte de Las Cases, député, chambellan honoraire, membre du Conseil général; directeurvice^isident , H. le docteur Dumont, professeur à l'école de médecine d'Angers, président sortant; secrétaire générais H. Béraud, conseiller à la Cour impériale; archiviste, M. Herbel, propriétaire; trésorier, M. Janin, capitaine en retraite, chef de l'octroi d'Angers.
H. Boreau lit une notice sur la vie et les travaux botaniques du docteur Bodard de La Jacôpière, naturaliste angevin. Cette notice, outre son intérêt local, puisqu'elle met en relief un savant qui tient par sa naissance et sa famille à l'Aojou, en a un plus général en ce que toutes les biographies ont gardé un silence plus ou moins complet sur un homme qui, indépendamment de ses titres comme botauisle instruit et zélé, peut encore prendre place parmi les.bienfaiteurs de l'humanité, tant à raison de la direction spéciale qu'il donna à ses études , que par
ses efforts pour parvenir à trouver, dans les v^étaux de nos climats, des succédanées aux substances végétales que Ton va demander à d'autres climats , et dont une guerre maritime peut parfois priver TEurope. H. Boreau raconte avec beaucoup de charme les incidents de sa vie fort accidentée et dont plusieurs cannées s'écoulèrent dans les périls et les douleurs de Texil.
Cette notice donne à Fauteur Toccasion de faire connaître un autre savant médecin de ce temps que Bodard de la Jacopière rencontra à Pise, et dont Texistence est à peine indiquée dans le dictionnaire biographique de Michaud , qui seul d'ailleurs en a parlé , le docteur Bienville qui habita longtemps la Hollande.
M. Baron , médecin vétérinaire , demande si la Société voudrait entendre des observations qu'il a été à portée de faire, tant au point de vue de l'hygiène publique qu'au point de vue économique et industriel , relativement au champ d'équarrissage d'Angers. Le président répond que la Sodété ne peut rester indifférente à aucune communication qui a un intérêt quelconque pour la localité; seulement, tout en formulant son opinion dans les questions qui peuvent se rapporter à des objets qui , par leur nature, rentrent dans les attributions admiiiistratives, elle aura soin de ne pas oublier qu'elle n'est pas uu corps délibérant, et qu'elle ne peut même agir par voix consultative qu'autant que l'Administration elle-même la mettrait en mesure de prendre cette position exceptionnelle. Le président invite donc H. Baron , à exposer ses idées et ses observations à la prochaine séance.