Cf. Gasté, p
ut ceci voyez Toriginale et curieuse étude de M Wilmotte,
« de Vélémejit comique dans le théâtre religieux, (Annales du
IISTOIRE COMPARÉE DE 4900. Extrait. Mûcon, Protat. 1900, in-8o.)
3S Mages de Narbonne, apud Gasté, p. 51
e Bilsen cité plus haut et Wilmotte, op cit., p. 9.
éjà cité. Cf. Gasté, p. 23.
l. — Lettres. d
ordres sévères durent tenter de réprimer ^. Hais comment réprimer aussi les sentiments violents de cette foule, également excessive dans le rire et dans les larmes, car lorsque le soldat, en tuant les Innocents, s*écrie :
Enfant, apprends à mourir *,
le public s'amuse de cette féroce plaisanterie, comme plus tard il s'amusera des hideuses farces des bourreaux et des « tyrans ». Mais aussitôt qu'il voit Kachel, la m^re ëplorée, se précipiter en sanglotant sur le corps de son enfant mort, alors tous les cœurs simples gémissent, et ce sang versé les trouble d'une impression physique. La douleur de cette mère, tombant sur les cadavres des innocentes victimes, agite de sanglots les mères qui sont dans l'assistance.
Dans ce passage rapide du rire aux larmes, nous entrevoyons toute l'âme du premier moyen âge. Comme des enfants, ils rient d'un long et gros rire épais, pour la moindre chose, pour un bâton levé, pour un âne qui parie, un juif qui remue la tête et frappe du pied ; et ils pleurent, se pâment avec la même facilité.
Il en était ainsi de ces rudes guerriers de l'épopée qui, si leur corps était bardé de fer, avaient une âme enfantine et faible, et s'évanouissaient comme des femmes.
Âmes mai faites pour les luttes morales, mais merveilleusement aptes à toutes les joies et à toutes les douleurs, que venaient éveiller en elles ces premiers drames, simples, naïfs et rudes.
* Gasté, p. 33 note.
* Ordo Rachelis de Freising, Du Mbru., p. 171.