‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 4)Chapitre 111 sur 120 · SECOND MÉMOIRE · texte numérisé non relu

SECOND MÉMOIRE

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L'ATTRACTION HÛLËCILAIRË

RÉSUMÉ DE Là PRBMIÈHB PABTIB.

Après avoir rappelé les considérations élémentaires qui nous ont conduit à introduire le second terme

aF r3 dans la formule de Taction mutuelle de deux molécules , nous faisons remarquer que Tintroduclion de ce terme a été acceptée par quelques savants, et que personne n*a publié la moindre critique sur ce point important de notre premier mémoire. La croyance à une loi générale et unique de Tattraction moléculaire, et Tobservation des phénomènes variés qu'elle produit, nous ont porté à poser les bases d*une nouvelle méthode que nous appelons méthode des Intervalles. Cette méthode ne consiste pas seulement dans rénumération des régions où Taclion moléculaire présente un caractère spécial , car notre première énumération est sans doute bien imparfaite et bien incomplète; elle est surtout un puissant moyen

de recherches , un guide rationnel dans Inobservation et rétude des grandes manifestations de Taction de la matière sur la matière , et comme les savants n'ont rien dit sur ce dernier point, nou3 avons cru devoir reprendre Teiposition de notre méthode avec plus de développements.

Mais ici , nous ne craignons pas d'avouer que nos études incomplètes ne nous permettent pas de parler avec autorité sur ce sujet philosophique. Si nous livrons nos idées à nos sombMles , c'est qu'elles nous semblent de la plus haute importance, et que, saisies par une main habile , dirigées par la connaissance approfondie des travaux des philosophes et par la contemplation des phénomènes de la nature et de leurs rapports, elles imprimeront à la marche progressive de la science une vie toute nouvelle.

Notre méthode n'est qu'un complément de celle de Descartes ; elle consiste principalement dans la considération des intervalles et des régions neutres; d?ns chaque intervalle domine une loi connue ou pressentie; dans chaque région neutre, il y a lulte entre les deux lois relatives aux intervalles entre lesquels elle se trouve; notre méthode s'appuie entièrement sur l'expérience et l'observation; ses divers préceptes sont et seront dictés, modifiés et inspirés par les progrès de la science.

Nous proposons alors d'étudier et d'interroger la nature de distance en dislance, ou, pour parler plus exactement, d'intervalle en intervalle, afin d'y découvrir des lois partielles ou spéciales, de chercher les rapports qui existent entre ces lois, d'unir successivement ces Iws deux à deux à l'aide de formules plus générales , de vérifier dans chaque région intermédiaire ou neutre, s'il y a un accord satisfaisant entre les faits observés et les conséquences de la formule, de manière à tendre sans cesse Ters une loi unique.

RÉSUMÉ DE lA 8BG0NDB PARTIE.

Au commencement de cette seconde partie, nous croyons devoir dire quelques mots du rapport très favorable de H. Debacq, lu, le 10 avril 1860, à la séance du Congrès scientifique des sociétés savantes de province.

Nous n'avons eu connaissance de ce japport que peadant la rédaction de cette partie.

Nous énonçons ensuite les dififërenis principes qui nous servent de point d^appui dans nos recherches.

Dans Tétude des phénomènes de la nature, )*homme peut concevoir, mais non atteindre les limites de la puissance du Créateur.

Dans la série des phénomènes du monde matériel, nous voyons partout de la matière agissant sur de la matière suivant une certaine loi. Nous reconnaissons alors trois choses : matière, action à distance et loi de cette action; la formule de cette loi est le principal but des recherches du mathématicien.

Nous examinons ensuite la question de la divisibilité de la matière par degrés successifs, en nous plaçant au point de vue de la méthode des intervalles.

Tous les corps de la nature , que nous pouvons peser à Taide des instruments de physique, occupent un certain volume, et ont une certaine densité que nous appelons volume physique et densité physique.

Los corps sont composés de molécules placées à distance; chacune d'elles occupe un certain volume et a une certaine densité, que nous appelons volume et densUé moléculaires.

La densité moléculaire d'un gaz est pins grande que sa densité physique.

Les molécules des corps sont composées selon nous de

— iSi —

parties beaucoup plus petites, placées à distance, que nous appelons particules; ce sont ces particules qui dans chaque molécule sont placées entre elles à un intervalle chimique , et il y a encore selon nous un volume et une denrilé particulaires, de même qu'il y a un volume et une densité moléculaires.

Cet ordre d'idées nous conduit à considérer successivement et indéfiniment des particules de particules ayant des volumes qui vont en décroissant, et des densités qui vont en croissant en raison des distances qui les séparent.

Entre les molécules des corps, il n'y a pas le vide absolu, il y a des particules qui jouent un rôle important dans la nature.

Une molécule est selon nous composée d*un premier noyau central de particules placées entre elles à un intervalle chimique. Chaque noyau est entouré d'atmosphères de particules placées entre elles à des intervalles solides , liquides ou gazeux; le noyau représente les particules enchaînées , les atmosphères représentent les particules à demi-enchatnées; au-delà de ces dernières, se trouvent des particules susceptibles de passer de la région d'une molécule à la région d'une molécule voisine ; ce sont ces dernières qui jouent le rôle de fluides impondérables et qui sont cependant, selon nous, des particules pesantes; quelque petite que soit une particule de matière, raction qu'elle éprouve de la part d'un corps, dont la distance à celte parlicule appartient à l'intervalle planétaire, est toujours représentée par la loi Newtonienne.

RÉSUMÉ DB LA TROISIÉKB PÂRTIB.

Nous énonçons les conséquences d'un des principes émis par H. Séguin aîné, relativement à l'impénétrabilité de la matière, et nous ne pouvons admettre un principe

qui conduit à considérer trois alomes confondus au même point géométrique.

Nous faisons ensuite un résumé des récentes et belles expériences de MM. Bunsen et Kircbkoff à Heidelberg, et nous remarquons que la présence de raies brillantes ou obscures, dans le spectre, indique dans la flamme qui le produit, Taccomplissement des phénomènes moléculaires appartenant à Tintervalle chimique. Quand il n*y a pas d(* métaux dans la flamme, le spectre est continu; lorsqu'elle renferme des substances métalliques , le spectre est discontinu.

Nous en concluons, par analogie, que le soleil se compose d'un noyau central , solide , sphérique , incandescent ; ce noyau est entouré d'une première atmosphère chargée de poussières métallifères.

Cette atmosphère est environnée d'une secondejitmosphère d'une épaisseur bien plus grande, et c'est à la surface de séparation de cette atmosphère que s'effectue constamment le grand phénomène chimique, cause de la chaleur et de la lumière envoyées par le soleil.

La Presse scientifique des Deux-Mondes a publié dans les numéros du 16 mai et du 1" juin de cette année deux articles sur ces expériences ; je n'en ai eu connaissance qu'après la lecture de cette troisième partie dans une séance de la Société académique, et je regrette de ne pouvoir intercaler ici toutes les réflexions que divers passages de ces deux articles m'ont suggérées, je ne dois pas oublier que je ne fais qu'un résumé , et je crois devoir me restreindre au passage suivant, pris dans le numéro du 16 mai, page 294 :

a Beaucoup de composés métalliques ne donnent pas

» de spectre particulier au métal , quand on les place

A dans une flamnie , parce qu'ils ne sont pas assez vola-

» tils , mais le donnent aussitôt qu'on les place sur des

» électrodes, entre lesquels éclate une étincelle électri- » que; on voit alors apparaître ces lignes en même temps » que celles des métaux de Télectrode et de Pair à traTers » lequel passe Tétincelle. »

Il me semble que ce passage prouve que le phénomène des raies est dû aux actions mutuelles des particules métallifères dans l'intervalle chimique

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