‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 4)Chapitre 40 sur 120 · EN · texte numérisé non relu

EN

« Bene colère neeessarium, optimè damnosum « (M. Cato, de Re rustiea).

• Bien cultiver est nécessaire . trop bien cultiver • est ruineux.

En d'autres termes :

• On s'enrichit en disant de l'argent avec de bonne » agriculture. — On se ruine en faisant de belle • agriculture avec de l'argent. >

Quand on réfléchit à rinsouciance de la plupart des propriétaires à Tendroil de leurs terres , on se demande malgré soi quel sera , par suite du morcellement indéfini delà propriété, l'avenir de leurs enfants. Sans doute l'épargne, des places lucratives, d'heureuses alliances, pourront contrebalancer Teffet nécessaire de la division et de la subdivision deThéritage; mais ces ressources sont éventuelles, tandis qu'il ne dépendrait que d'eux mêmes d'sjouter à ces expédients un remède plus efficace et plus sûr. Ce remède consisterait à s'occuper eux-mêmes de leurs propriétés. Ils trouveraient là le moyen de forcer en quelque sorte la terre à multiplier ses dons à mesure que les parts de l'héritage diminueront d'élendue, et une ocra. 10

in

ié h

.jj.îi*v/v:;^-:

cupation aussi utile qu'atlachante par Télude de toutes les sciences qui se rattachent à Tagriculture.

Hais non, au riant, au salubre séjour des champs, nous préférons Tair malsain des ruelles, des tripots et des antichambres, nous laissons les bâliments de nos fermes tomber en ruines , nos terres s'appauvrir par l'ignorance, ou par l'avidité d'un fermier, aussi quand vient le moment du partage — si toutefois ce partage n*est pas devancé par une vente forcée, — la part de chaque enfant se trouve presque réduite k rien par les droits écrasants du fisc, parle mauvais étal des terres, parles réparations, etc.

Hais, dit-on , le rendement de la terre ne peut progresser sans cesse , et d'ailleurs le sol ne paie pas les soins qu'on lui donne. ^ *

Je ne m'arrêterai pas à réfuter la première de ces objections qui tombe devant le simple examen des contrées dont la culture est en progrès , et qui sont encore loin de se croire à la limite des améliorations , quant à la seconde objection , c'est précisément à la combattre que ce mémoire est destiné.

Je dirai dans quelles conditions culturales je me suis trouvé — d'où je suis parti, — où j'ai pu arriver. Si chaque cultivateur faisait ainsi connedtro ce qu'il a exécuté lui-même avec quelque succès, peut-être serions-nous dispensés de subir tant de mauvais conseils cause de tant de naufrages , peut-être aurions-nous le plus sûr moyen de donner le goût de l'agriculture et de faire progresser un art dont les procédés sont variables comme les conditions dans lesquelles est placé chaque cultivateur. — Il ne s'agirait plus de discussions sans fin sur des théories, mais bien de faits; — à chacun alors de voir ce qu'il doit imiter, perfectionner ou rejeter.

Puiesent mes faibles travaux prouver aux propriétaires que la gestion de leurs biens leur donnera d'aussi grands

et do plus sfïTS MniJfices quo toiilc antre indiislric, ^'i la roDcHlion loulefoîs rt'améUorcr avec sagesse , de ne pas se lancer dans la voie ruineuse de Temprunt et par conséquent de faire payer loules leurs améliorations au senl revenu. Eu suivant celle lïit.rche elen s'appuyant loiijours sur nue aboodanle prodnclîon de fourrages, ils peuvent èlre assurés d'augmenter sans cesse el sans aucun risque la fertilité de leurs terres el leur fortune. Ils auront la douce satisfaction d'ôlre eux-mômes les artisans de leur bien être ; à la santé du corps , à la vigueur de respril , ils joindront celte véritable el noble indépendance, dont on jMïul Aire fier quand on ne la doit qu'à Dieu el à son inteMigence. "^

Ce mémoire avait d^abord été rédigé dans le but de con* courir à la prime d'honneur de là Mayenne pour 18fî2, Mais un journal agricole ayant fail enlendre que les fermas à colonie partiaire ne pouvaient, je ne sais par quel motif, se présenter à ce concours, je me suis décidé à publier mon travail dans Fespoir d'être utile h quelques agriculteurs : la forme primitive a donc dû être conservée, forme prescrite d*ailicurs par rinslruclion de M. le Minis- Iro de rAgriçulture adressée aux concurrenls de la prime dliotmeur régionale.

Dwision de ce îravail.

i* Configuration et composition du sol , climnlologu*;

*jp Débouchés , foires el marchés ;

3" Main-d'œuvre;

4' Produclions du pays;

5' Etendue du domaine, cjùlures;

G" Exploltaiiûn , colonie parliairc, iKimt;

7^ Capital d'exploitation;

S** OâUmeuls;

\l* Moyens de transport ;

10° Précis historique des améliorations; assolement adopté — calculs sur la fécondité qu'il donne aux terres;

11'' Engrais, amendements;

12"^ Dessèchement, drainage, irrigations;

IS^" Labour, appréciation du travail donné par les bœufe d'élève^ instruments aratoires ;

W" Semailles, sulfatage;

15® Entretien et culture des plantes ;

16" Récoltes, fenaison, moisson, moyettes;

17» Conservation des produits ;

IS^" Essais tentés, cultures nouvelles, améliorations;

19» Prairies;

20<> Maladie des plantes ;

21* Arbres à fruits , cidre ;

22° Bois , arboriculture ;

23* Chevaux;

24» Bétes à cornes ;

25<' Moutons;

26» Porcs;

27o Oiseaux de basse-cour;

28» Direction des exploitations, comptabilité, résultats.

Page 1