ÉTENDUE DU DOMAINE, CLOTURE
H m sera question ici que des quatorze fermes qui ont été l'objet parliculier de oies soins; mes autres métairies ayant presque toujours été à terme, ou oY'lant rentrées dans mes mains que depuis peu de tenips.
Lorsque j*ob tins ma retraite, uo !829je possédais près de Craoû les deux Carteries. .......*... 25 bcci
Le Haut'Menay .....*.....,..,.. 15 «
La même année ayant acheté la tenc de Saint- Hubert, je crus devoir la céder ou plutôt la confier à un de mes oncles, agronome distingué, ne gardant pour moi que la Borderie mise en deui
fermes ..,,.,....,,, sy «
En 18â5, j'achetai le Pineau , . . , 37 »
Enfin, en 1838 J'héritai de la Jacopiôre et de la
Parmère . . , , , , , , 56 «
De 1829 à 1852, J'étais donc eu possession de. . VM » En 1852, je rentrai en possession do la terre de Saint' Hubert en partie, savoir :
La mélairie de Saint- Hubert 40 i
A reporier ...... *2iy2 becî
Report 232heci.
Beauvent 30 «
2 Chenardières 63 »
Les Eslres 34 »
Malaunay 34 »
Total de I*étendue des 14 fermes 393heri.
Toules ces fermes selon Tusage du pays sont divisées en pièces de lêrre entourées de fossés d'égoultemenl et de haies vives garnies de tétards^dont la taille septennale appartient au colon /et d'arbres à haute tige de toute sorte ; dans les bons fonds domine Tormeau , dans les sols ordinaires le chêne et le châtaignier ; dans ceux plus médiocres, le hêtre.
Tout en donnant un chauffage «précieux et les bois de construction nécessaires, ces arbres forment un abri indispensable. M Rieffel, sur ses vastes landes du Grand Jouan , n*a pu obtenir de cultures passables qu'en se mettant à l'abri des vents d'ouest par des rideaux de sapins placés de distance en distance; dans des départements plus au midi (les environs de Blois), on éprouve 4 à 5 degrés de firoid de plus que nous, faute d'abri, et ici même quand ces abris font défaut, nous voyons nos pail- 1ers et nos arbres renversés.
EuSn ces clôtures nous économisent au moins deux bergers par ferme, car je le rappelle, nous sommes dans un pays d'élève et il est imposssible de mettre tout ensemble à pâturer, génisses, taureaux, jeunes veaux, vteux bœufs, vaches, poulains et juments.
Mais il faut avouer que d'une chose utile, indispensable, on avait fait un véritable abus; le terrain cultivable était envahi par les haies et les bois, et le morcellement des terres était descendu à des parcelles de 79 à 80 ares en moyenne.
Un de mes premiers soins a é\é de Jélruire les haios imililes, de telle sorte que les 3t4 parcelles donl se composajent mes 403 heclaros, dùdtictiou faite des parcelles jrréduclibles, telles que cours, jardins, marcs, ruelles, etc., ont été réduiles à 244; do plus, une grande quantité de haies lai-^es et lorliicuses ont été refaites ou redressées, ce qui rend mes ciiamps faciles à laliourer dans toutes leurs parties, les fait jouir du soleil du matin au soir, et kurs clôtures, jadis laryes de 4 6 6 métros, aujourd'luiî réduites k une ôpaîs&éur convenable, ue servetil [ilus de retraite aux lapins cl aux antres ennemis de nos cultures.