CHAPITRE XIV
SBMàaLBS. — SULFATAGE.
Tous les semoirs essayés jusquMci dans nos terres pesantes et facilement empoisonnées de mauvaises herbes, ne nous ont donné que de faibles produits diminués encore par les tirais de sarclage : ainsi disparaissait Téconomie de la semence,
Nos semailles se font à la volée à raison de deux hectolitres, ou un peu plus par hectare.
Les semences sont mises à tre^nper dans une dissolution de sulfate de soude, à raison de 750 gr. par hectolitre, vingt-quatre heures avant de les semer. Ce temps est nécessaire pour que Peau pénètre parfaitement la houppe de poils qui termine chaque grain et dans laquelle se conservent souvent les séminules de la carie. Si on a mis assez d'eau, les mauvais grains surnagent et on les écume : on verse ensuite le grain sur Taire et on le dessèche avec de la chaux vive qui achève en même temps de détruire les germes de carie. Ce remède contre une maladie qui causait les plus grands ravages dans nos récoltes et indiqué par Dombasle, a été vulgarisé en 1847, par les soins du comice. Cette année-là même, la vente du sulfate de soude, relégué jusqu'alors dans les bocaux des pharmacies, s*est élevé à f 500 kilog. et n'a fait que s'accroUre depuis. Aussi les ravages de la carie ont-ils diminué de moitié et disparaîtraient presque entièrement, si tous les cultivateurs avaient scinde tremper plus longtemps leurs semences dans le bain de sulfate. Cependant il faut bien dire que ce moyen ne peut détruire que les sporules apportées par la semence, aussi il y a des années où malgré tous les soins ce fléau exerce encore ses ravages, mais c'est fort rare.
Gaogle
Nos semailles se font du 15 octobre an IB novembre cl souvent plus tard.nolamnienl dans les bonnes terres.