‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 4)Chapitre 69 sur 120 · MO · texte numérisé non relu

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pense oaméid par le haraaoheiBenl. rend prd>léa»tique pour le colon qui en est chargé , la question économique de ces attelages.

Du reste, jamais les boeufe ne sont employés à charroyer hors de la ferme , par conséquent le ferrage des bœuf^ est ici complètement ignoré. Les anciennes charrettes à boeufs et à timon sont délaissées et gisent sans utilité sous les hangars.

On achète généralement les veaux à 3 ou 6 semaines ; les bons màies d'élève se vendent 60 à 120 tv. et plus; les mauvais mftles et les femelles 30 à 50 fr. On fait téter les mâles 4 mois, les femelles 3, quelquefois on eyoute d*au^ tre lait au lait de la mère, soit que celle-ci en manque, soit qu'on veuille obtenir un meilleur animal. A 3 semaines on lui donne en outre quelques racines hachées mêlées de son et d'avoine , plus tard on lui met un peu de foin choisi; quand on ne-peut le laisser téter à volonté, on fait téter au moins 3 fois le jour.

Il résulta de Tamélioration de mon bétail que mes moindres veaux réussissent en général beaucoup mieux que les veaux achetés , même {dus forts , aussi mes colons préfèrent toigours élever les veaux de leurs vacjbes.

Nous arrêtons presque toigours nos croiseraenis au l«r ou S"»* degré ; poussés plus loin , nous avons reconnu qu'il en résultait une conformation plus parfaite peut-être, mais que le volume diminuait. Aussi mes bœufs quoiqu'ils aient plus ou moins de sang, restent assez vigoureux pour fournir quand on le veut le travail nécessaire aux labours, c'est-à-dire pour labourer 50 ares par jour en billons , et un peu moins en planches.

Si de temps en temps nous engraissons des bœufs annonçant une disposition particulière à la graisse , nous leur donnons chaque jour , en 3 ou 4 repas , 15 kilog. du meiUeur foin ; pondant les 4 mois que dure l'engraisse-

ment c'est 18Ô0 kilog. à 4drr 73f. »c.

On entremêle ces rations de foin , d*une ou deux rations de cboux de Poitou ou de l)etterayes (1), saupoudrées de son ou de farine d'orge; on commence par donner 3 kil. de farineux par jour, en augmentant chaque semaine jusqu'à 6 kil. Si Forge vaut' 13 fr. et le son 8 à 12 les 100 kil., c'est pour 4 mois 5 à 600 lui, au prix

moyen de 11 francs, soit 60 »

Mille kilog. de choux ou de betteraves à 10 fr. 10 » Au bout de 2 mois , on tgoute du tourteau de lin concassé, on commence par 1 kil. et o(^augmente successivement jusqu'à 2 kil. par jour,

soit pour 60 jours 100 kil. à 18 fr 18 »

5 kil. de sel suffisent pour en donner chaque jour une poignée mêlée à la farine, à 25 c. . . 1 25 Valeur d*un bœuf de 300 kil. avant l'engraissement 350 »

Total de la dépense 511t.25c.

Au bout des 4 mois ce bœuf peut peser 450 kil. viande nette, et valoir 580 »

Reste pour les soins , pertes , bénéfice. ... 68 »

Pendant l'engraissement il est rare que nos bœufs éprouvent d'autres maladies qu'un peu de pléthore; elle cède ordinairement à une petite saignée.

Nous faisons très-peu débourre^ celui produit par mes vaches après la nourriture des veaux, est abandonné au fermier.

Nous ne faisons pas non plus de firomage, le lait écrémé sert à la nourriture des porcs , et contribue beaucoup à leur qualité.

(t) Les choux engraissent mieux qne la betterave.

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Le produit du lait n'a donc pour nous d'intérêt qu'au point de vue de ralimentation du veau. Nous avons reconnu que les vaches demi-sang durbam avaient plus de lait que les manoelies pures.

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