MOUTONS
Dçpuis la suppression des genêts et des pâtures, le canton a conservé très-peu de moutons. Je n'en ai guère plus de 6 à 7 par métairie. Tantôt on les achète maigres au commencement de Thiver , pour en avoir la laine et les vendre un peu plus gras en juin; tantôt on vend les vieilles brebis pour garder les agnelles. Dans les deux cas c'est un bénéfice de 12 à 15 fr. par tête et la laine en sus.
Chaque toison pèse 2 kil. 50 à 3 kil. ei se vend en suint 2 fr. 50 le kil. : elle est toute employée dans le pays pour les besoins de la campagne.
A différentes époques j'ai acheté des béliers southdown et Niew-Leycester qui ont donné de bons produits; lorsque je manque de béliers, mes métayers s'arrangent entr'eux, ou avec un voisin pour en avoir un. La laine commune étant la plus recherchée , nous visons davantagfe à la viande qu'à la finesse des toisons.