SEANCE DD 1" AOUT
Présidence de M. Dumowt.
Le Secrétaire général donne lecture du procès-verbal de la séance de juillet : il est adopté.
Le Secrétaire-bibliothécaire présente les publications de diverses sortes, qu'ont adressées les correspondants et en fait connaître les titres. Elles seront déposées dans la bibliothèque.
A cette occasion, le Président annonce qu'une commission choisie dans le sein du conseil dadministralion, s'occupe de rédiger un catalogue de la bibliothèque, qui a déjà pris assez d'extension pour pouvoir offrir des moyens d'étude précieux en tenant au courant des travaux qui se poursuivent dans les principales sociétés de France et
de plusieurs sociétés étrangères. Ce catalogue sera inséré dans Tun des volumes des ménnoires de la présente année (^t aura des suppléments annuels. Le Bibliothécaire , à partir de la Saint*Martia prochaine où ce catalogue sera publié, pourra, sous sa responsabilité personnelle, délivrer aux sociétaires les ouvrages qu'ils désireront consulter, mais cela sur r^c^pîssé de leur part. Ils ne pourront toutefois les garder plus de 15 jours, sauf en cas de besoin à renouveler le récépissé expiré. Une amende pour les retardataires pourra être ultérieurement Qxée. Gr(^ce à ces mesures, auxquelles seront soumis indistinctement tous les sociétaires , la bibliothèque se développera dans des conditions qui assureront sa conservation et son intégrité, et permettront de tenir toujours au couiplel les publications périodiques ou censées telles.
Le Président annonce à l'assemblée que le bureau renouvellera cette année ses demandes et démarches, près du conseil général qui va incessamment s'assembler^ aSn d'obtenir une allocation comme les deux Sociétés industrielle et d'agriculture. Ses droits sont devenus d'autanl moins contestables qu'elle accomplit sa quatrième année d'existence; que Son Excellence le Ministre de l'instruction publique l'a classée au nombre des dix sociétés de province qui se recommandent le plus par leurs travaux ; que son personnel presque égal k celui de la Société industrielle, est double do celui de la Société d'agriculture; qu'enfin ses publications originales, l'emportent annuellement en nombre sur celles des autres Sociétés réunies.
Cette demande sera accompagnée d'une nouvelle observation sur l'emploi des 500 fr. volés pour des prix. On demandera qu'un ou deux prix au plus soient décernés , soit par une Commission mixte, soit par une ou deux des Sociétés alternativement.
Le Président annonce ensuite que M. Bineau, profes-
seur de chimie à la Faculté des sciences de Lyon, a envoyé trois mémoires récents sur la science qu'il professe et dont il a voulu faire hommage à la Société académique^ La Société, sensible à une marque de sympathie qui lui est donnée par un savant aussi distingué , et considérant en outre que M. Bineau appartient à T Anjou, ordonne le dépôt de ces trois ouvrages à la bibliothèque el décerne spontanément à leur auteur le titre de membre correspondant.
H. Ridard a adressé sous le titre de Réflexions sur le livre de 3f . Michelel, intitulé: la Femme, un examen médicophilosophique de quelques uns des points les plus importants traités dans cet ouvrage. Notre confrère ne voit pas d'ailleurs que ce livre, à raison de ses doctrines et de ses tendances, ait mérité ni tout le bien ni tout le mal qu'en a pu dire une critique qui n'a pas toujours été exemple de passion. La conclusion qui paraîtrait pouvoir s'en dégager le plus naturellement et vers laquelle les études du moraliste et physiologiste habituelles à notre confrèn», semblent aussi le conduire dans ses appréciations, c'est la nécessité chaque jour plus pressante, de réformer en la fortifiant l'éducation corporelle et inteflectuelle de la femme, de telle sorte qu'après avoir assuré ainsi un développement plus normal de la nature physique de Thomme auquel elle donne le jour, elle puisse préparer aussi dans son enfance celui Je Tesprit et des facultés de son cœur, et s'associer plus tard à tous les sentiments de l'homme fait, à toutes les douleurs, comme à toutes les jouissances de son âme.
Ce travail intéressant sous bien des aspects est renvoyé au comité de rédaction.
Le Secrétaire général lit ensuite une notice qui a pour objet la création d'un Square dans les terrains du jardin fruitier el de celui de Toussaint, oJBTrant pour le sud de la ville, une promenade qui aurait l'immense avantage de relier en-
— rassemble les musées et les autres éiablissements publics qui les accompagnoDt el leur servirait à la fois d'anoexe et d*entrée. 11 insiste sur Tulililé qu'il y aurait de rapprocher, pour en former ainsi un seul tout, les divers établissements consacrés aux sciences , aux arts et aux lettres , tant ceux qui coustitucnl des collections que ceux qui concourent à renseignement. Cette centralisation aussi vaste et complète que possible, donnerait par une appro priation économique des bâtiments de Toussaint, le moyen d'établir d*une manière définitive et convenable le Conservatoire municipal de musique et le Musée (Tantiquilés angevines, el de procurer en outre à la ville de vastes locaux pour des réunions scientifiques, artistiques et autres. Où pourrait-on alors rencontrer un pareil ensemble, un établissement aussi immense que celui qui rapproobérait aussi idlimement, tout en les établissant largement, une vaste bibliothèque, les musées de peinture, de sculpture, d'histoire naturelle, d'archéologie, l'enseignement supérieur des lettres et des sciences, l'école municipale des beaux arts, le Conservatoire municipal de musique, enfin <le vastes salles toujours prêtes pour toutes les solennités artistiques, scientifiques et autres?
M. Thouveuel prend alors la parole pour manifester, tant en son nom qu'en celui de plusieurs de ses collègues, son adhésion aux vues qui viennent d'être exposées. En les adoptant dans leur entier, il croit nécessaire d'insister plus particulièrement néanmoins sur une des conséquences qui ont été indiquées, par la facilité d'établir à Toussaint une ou plusieurs salles as^ez vastes pour recevoir de grandes réunions publiques ou privées, pour lesquelles non seulement il n'existe actuellement aucun local dans celle ville, mais ménie aucune possibilité d'en créer. C'est ainsi, par exemple, qu'une Société musicale d'amateurs et d'exécutants, se livrant à des études
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sérieuses, va se trouver arrêtée dans son développement par rat)sence d'un local convenable à raison de son siège et aussi de sa grandeur, et lorsqu(' dès cette année cette association peuf compter 200 adhérents. Ce serait donc une chose inappréciable que de pouvoir rencontrer une salle qui sous le haut patronage de l'autorité municipale, présentât à toutes les associations utiles un terrain libre et neutre.
H. Thouvenel termineen demandant que le mémoirequi vient d'être lu soit tiré à part à un certain nombre d'exemplaires, pour être adressé au nom de la Société académique à M. le Préfet et à MM. les Maire , adjoints et membres du conseil municipal d'Angers.
L'assemblée accueille ces propositions.
Le président aiyionce que l'année académique allant expirer, la séance de rentrée se tiendra le !«' mercredi de novembre prochain.
La séance est alors levée.
Le Secrétaire général, T.-C. Béraud.