LES PRINCES 1>E SAVOIE-CARIGNAN
ans, devint alors Tobjet de la sollicitude des cours de Versailles et de Turin.
La tutelle devait naturellement s'établir en France. Elle fut réglée de concert avec le roi de Sardaigne par plusieurs lettres patentes du roi de France enregistrées au Parlement de Paris.
Par celles du 12 décembre 1785, enregistrées le 12 janvier 1786, la tutelle est déférée à madame de Garignan , comtesse de Saint-Maurice, à l'exclusion de la mère, qui, étant encore mineure, se trouvait par cette seule raison incapable d'être tutrice.
Il parait toutefois qu'elle éprouvait une grande répugnance à se séparer de son fils, puisqu'il intervint dé nouvelles lettres patentes qui ordonnent que l'enfant sera remis par sa mère entre les mains de la comtesse de Saint-Maurice , sa tutrice honoraire. (Ces lettres, données à Versailles le 17 novembre 1787, ont été enregistrées le 7 décembre suivant.)
Enfin, le 17 mars 1788, Sa Majesté Louis XVI donna de nouvelles lettres patentes par lesquelles la tutelle est transférée à M. le baron de Breteuil, ministre et secrétaire d'Etat. (Ces lettres ont été enregistrées au Parlement, la grand'chambre assemblée, les pairs y séant, le même jour 17 mars 1788.)
Dans ces lettres, le roi de France dit que depuis la mort du comte de Villefranche , son cousin , il a tou^ jours veillé avec une attention particulière sur tout ce qui peut intéresser sonjih Joseph-Marie, Sa Majesté rappelle que tout à cet égard a été fait de concert avec le roi de Sardaigne; et en parlant de la nouvelle tutelle qu'il s'agit de déférer dans l'intérêt du jeune prince , le Roi dit : ull nous a paru convenable, ainsi quau roi de Sardaigne, de former, dès à présent, l'adminis-