SÉMINAIRE DE SAINT-SULPIGE. M
cessé de faire partie quofU au 9pirit^ de la Commu- Mtufé des Prêtres de Saint^alpice ; seulement, les
BOD Old Class
;day, 06 June 2006
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dre leurs biens , pourvu que ce fût à des sujets de rAnglelerre.
Le Séminaire de Sainl-Sulpice n'avait que deux partis à prendre , ou de vendre ses biens à des sujets de l'Angleterre , ou de rompre le lien temporel existant entre lui et le Séminaire de Montréal , et de laisser les Prêtres de cette dernière maison sujets du Roi de la Grande-Bretagne et propriétaires uniques des biens qui ai/aient appartenu jusque-là à la Communauté.
Avant de prendre une détermination , ils écrivirent à M. de Guerchy, alors ambassadeur de France en Angleterre , qui leur répondit que le Roi d'Angleterre Gcmsentait que le Séminaire de Montréal continuât de jouir des biens du Canada, mais sans dépendance du Séminaire de Paris.
En conséquence , le Séminaire de Saint-^Sulpice fi( avec celai de Montréal des conventions consignées dans un acte du 29 avril 1764.
11 est exposé dans cet acte que le Séminaire de Saint-Sulpice est propriétaire de File de Montréal et de la Corte de Saint-Sulpice , etc. , en vertu de donation et lettres patentes de Louis XIV; mais que le Canada ayant passé sous la domination anglaise , les sujets de cette puissance peuvent seuls y posséder des biens; qu'en conséquence, et pour ne pas recourir à une vente longue, difficile et douteuse, et s'exposer à la confiscation dans le cas où elle ne serait pas faite dans le temps convenable , il abandonne au Séminaire de Montréal les biens du Canada , à la charge d'entretenir les fondations et d'y continuer les bonnes œuvres qui y ont été faites par le passé.
Depuis ce temps , le Séminaire de Montréal n'a pas